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  Histoire, Culture, Traditions > Périgourdins célèbres > Mademoiselle d’Hautefort
 

Mademoiselle d’Hautefort
Communication de Guy Penaud
publiée dans le n°136 du Journal du Périgord.


Son étonnant destin

Dès le IXe siècle, une forteresse des vicomtes de Limoges est mentionnée sur cette butte. Des documents du XIIIe siècle parlent de tours, de maisons comprises dans l’enceinte et même d’une église dédiée à saint Éloi. Les Lastours auraient été les premiers seigneurs du lieu. Plusieurs châteaux se succédèrent à cet endroit durant le Moyen Âge; il en subsiste quelques rares traces (par exemple, la tour d’angle ouest de la cour). La capacité défensive du château fut renforcée au XVIe siècle, avec la construction d’un châtelet d’entrée flanqué de deux échauguettes crénelées et précédé d’un pontlevis.

De Nicolas Rambour à Jacques Maigret
En effet, la reconstruction complète du château fut décidée, vers 1600, par Jacques-François d’Hautefort. Elle dura une quarantaine d’années et ses plans sont attribués à l’architecte Nicolas Rambourg. Ce dernier étant mort avant la fin des travaux, ceux-ci furent achevés par son confrère parisien Jacques Maigret. Sans renier les dispositions anciennes du corps de logis, on procéda à des transformations considérables, les pavillons situés aux extrémités n’étant achevés qu’au XVIIIe siècle. L’ensemble est une réussite très harmonieuse qui confère à cet édifice une élégance originale. Un haut corps de logis est encadré, en équerre, par deux ailes plus basses qui se terminent par de grosses tours circulaires coiffées de dômes. La cour d’honneur s’inscrit entre ces trois éléments, le quatrième côté étant laissé libre pour donner des vues sur le parc à l’anglaise et les terrasses fleuries à la française. Le grand logis est constitué par un bâtiment à trois niveaux encadré de pavillons. Tous les fenestrages sont à meneaux. Les pavillons, à quatre niveaux, sont soudés, côté cour, à des contre-pavillons faisant une saillie par rapport au logis central. Les ailes sont traitées avec le même souci architectural que la façade noble du logis. Pour faire un contrepoint à la galerie, elles dessinent les mêmes travées rythmiques. Deux grosses tours, aux charpentes étonnantes, achèvent les ailes; l’une servait de corps de garde, l’autre de chapelle.

 
Maine de Biran
 

Demoiselle d’honneur de Marie de Médicis dès 1628, le roi Louis XIII la remarqua aussitôt. Sa joliesse et ses charmes, tout autant que sa modestie, sa piété ou sa vertu, inspirèrent au roi une véritable passion.

essai
 
Maine de Biran
 

Le turbulent troubadour Bertran de Born
L’un des premiers seigneurs du "Castrum d’Autafort" ne fut autre que le turbulent troubadour Bertran de Born. Quand on évoque ce fameux personnage, on songe aussitôt aux célèbres vers de Dante Alighieri (1265-1321) (La Divine comédie, Inferno, XXVIII, 112-142) qui évoquent son ombre terrible qui erre dans l’enfer, tenant dans une main sa tête, en guise de lanterne, afin d’expier le crime d’avoir soulevé, dans les années 1170, le fils (Henri, dit le Jeune roi, ou son frère Richard, Coeur de Lion) contre leur père, Henri II Plantagenêt.
La guerre de Cent Ans vit le château occupé par les Anglais, en 1335. Changeant plusieurs fois de mains, il redevint français en 1406. Au cours des guerres de Religion, le château resta fermement catholique. En 1614, Louis XIII érigea en marquisat la terre d’Hautefort. Ce roi avait quelques raisons d’honorer ce château: l’une des Hautefort, connue sous le surnom de Mademoiselle d’Hautefort, avait fait battre le coeur de ce souverain pourtant réputé pour son austérité et sa froideur. Jean-Luc Aubarbier, le romancier libraire de Sarlat s’est dernièrement longuement penché sur le destin hors du commun de notre belle.
Marie d’Hautefort, puisqu’il s’agit d’elle, est en effet née le 5 février 1616 au château d’Hautefort de Charles François d’Hautefort, comte de Montignac, vicomte de Ségur, baron de Thenon, et de Renée du Bellay de l’ancienne maison de La Flotte Hauterive. Son frère n’était autre de Jacques-François de Hautefort le constructeur du château actuel.

Demoiselle d’honneur de Marie de Médicis
T
rès jeune, Marie manifesta le désir de découvrir Paris et la vie à la cour. Son voeu fut exaucé. Demoiselle d’honneur de Marie de Médicis dès 1628, le roi Louis XIII la remarqua aussitôt. Sa joliesse et ses charmes, tout autant que sa modestie, sa piété ou sa vertu, inspirèrent au roi une véritable passion. Cette jeune et blonde périgordine, surnommée Aurore pour sa beauté, n’allait-elle pas, enfin, éveiller les sens du royal amoureux. Il n’en fut rien, la liaison de Louis et de Marie restant, semble-t-il, platonique. À la suite de La Journée des Dupes et de l’exil de la reine, Marie s’attacha au service d’Anne d’Autriche dont elle devint la confidente et l’amie dévouée.
Richelieu tenta alors d’en faire une espionne auprès de la reine, mais elle refusa devenant de fait l’ennemie du Cardinal duc. Celui-ci réussit à détacher le roi de sa favorite en lui livrant une nouvelle maîtresse, mademoiselle de La Fayette. Marie sut attendre la fin de cette idylle pour reconquérir le coeur du roi. Elle y réussit un temps, mais pressé par le cardinal et lassé sans doute des reproches hautains de Marie, le souverain l’exila. Elle ne revint à la cour, en 1643, qu’après le décès du Roi et du Cardinal.
Redevenue coqueluche de la cour, elle se permit de rejeter les demandes en mariage les plus avantageuses. Toutefois, ses intrigues incessantes finirent par lui aliéner les bonnes grâces de la reine. Congédiée une nouvelle fois, elle se retira dans un couvent, en 1644, pour en sortir, deux ans plus tard, et épouser à 30 ans (le 24 septembre 1646), le maréchal Charles de Schomberg, marquis d’Espinay, duc d’Halluin, pair et maréchal de France, veuf d’Anne d’Hallwin. Veuve à 40 ans (son mari étant mort, à Paris, le 6 juin 1656), elle se consacra dès lors à des oeuvres de charité.
Elle est morte en odeur de sainteté en 1691. Quelques années auparavant, en avril 1682, elle avait acheté la terre de l’Herm (aujourd’hui commune de Rouffignac-Saint-Cerninde-Reillac), ancienne seigneurie des Calvimont.
Ainsi, bien avant le romancier Eugène Le Roy (né à Hautefort et dont le principal épisode de son plus célèbre roman, Jacquou le Croquant, a pour cadre le château de L’Herm), elle avait uni dans un même destin ces deux sites marquants de l’histoire du Périgord.


Auteur : Guy Penaud, historien ayant publié depuis une trentaine d'années de nombreux ouvrages sur l'histoire du Périgord et sur la vie des Périgordins. — Contact : penaud.guy@wanadoo.fr
Crédit photos : Journal du Périgord.



 
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