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Gauthier de Costes
de La Calprenède
Communication de Guy Penaud
publiée dans le n°134 du Journal du Périgord.


Seigneur d’Eyrignac

L’on doit à Antoine de Costes de La Calprenède (1605-1689), conseiller au Présidial de Sarlat, l’édification en 1653 du manoir d’Eyrignac, situé aujourd’hui commune de Salignac-Eyvigues.
eyrignac


 
   
 
Gentilhomme adulé quand il n’était pas à la cour, il résidait soit dans son château du Toulgou, soit dans sa maison sarladaise.
   
 

Gauthier de Costes

   
 
son premier roman, Cassandre, ne compte pas moins de 10 volumes, écrits entre 1642 et 1645.
essai

C’est son petit-fils, nommé Contrôleur général des Comptoirs et Monnaies de France par Louis XV, qui créa autour du manoir un premier jardin. Il a été conçu à la française au XVIIIe siècle, puis totalement bouleversé et modifié en jardin romantique anglais au XIXe pour suivre la mode de l’époque, avant d’être plus ou moins négligé et mal entretenu au début du XXe. Ce fut seulement dans les années 1960 que Gilles Sermadiras de Pouzols de Lile recréa à Eyrignac, selon son inspiration, de nouveaux jardins que son fils Patrick n’a cessé d’entretenir et d’embellir. Ils ont recherché et retrouvé certaines traces primitives et les ont recomposés avec talent dans l’esprit du XVIIIe siècle influencé, alors, par l’Italie. Les jardins que l’on peut admirer aujourd’hui sont inscrits, depuis 1986, à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques et ouverts au public en 1987. Reconnus parmi les beaux jardins de France, ils ont obtenu trois étoiles au Guide Michelin.
Dans les salons du beau manoir d’Eyrignac, où Patrick Sermadiras de Pouzols de Lile reçoit ses amis, on peut admirer le portrait d’un des membres le plus célèbre de la famille propriétaire des lieux depuis plusieurs siècles: Gauthier de Costes de La Calprenède.
Celui-ci est né, vers 1610, tout à côté, au château de Toulgou, qui se dressait sur le territoire de la commune de Saint-Crépin-et-Carlucet (on ne peut maintenant découvrir, au bout d’une allée de charmes séculaires, que les ruines de ce qui fut mi-manoir, mi-métairie), de Pierre de Costes et de Catherine du Verrier-Genouillac. S’étant fait remarquer par son bel esprit et de réelles dispositions pour les études, il fut envoyé à l’Université de Toulouse pour y recevoir une formation de juriste.
Toutefois, poussé par la passion de l’écriture, il y rédigea une première tragédie, La mort de Mithridate, dont la première représentation eut lieu en 1636. Il se dirigea ensuite vers la carrière des armes et entra en qualité de cadet dans le Régiment des Gardes du Roi. Il fut nommé officier avec le titre de gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi. Assez rapidement, à la cour, il sut amuser les dames d’honneur de la Reine par les histoires merveilleuses qu’il leur racontait. Il s’y fit une réputation de charmant causeur et de conteur intarissable, puis se décida de retranscrire par écrit les histoires qu’il contait, « en s’excusant, disait-il, de manier la plume d’une main qui ne devait porter que l’épée ». Seigneur d’Eyrignac et de Maurival, il devint, dès lors, auteur à succès et publia pas moins d’une dizaine de pièces de théâtre dans l’air du temps: la mort de Mithridate, Bradamante, Jeanne d’Angleterre, Clarionte ou le sacrifice sanglant, Le Comte d’Essex ou Herménegilde. À Richelieu, qui trouvait ses vers un peu lâches, il répondit, en fier Périgordin qu’il était: « Comment? Lâches! Cadédis! il n’y a rien de lâche dans la maison de La Calprenède! ».
G
entilhomme adulé – en 1648, il épousa Madeleine de Lice – quand il n’était pas à la cour, il résidait soit dans son château du Toulgou, soit dans sa maison sarladaise (dans la rue qui porte aujourd’hui son nom). Après les pièces de théâtre, il se tourna vers le roman. S’il ne fut pas un grand styliste, il passionna les foules et le cercle des fins lettrés en inventant le "roman historique" qui fera plus tard la gloire d’Alexandre Dumas. Son premier roman, Cassandre, ne compte pas moins de 10 volumes, écrits entre 1642 et 1645. Le second, Cléopâtre, qui en comportait 12, parut en 1647. Le dernier, Pharamond, qui aurait sans doute dépassé en nombre de volumes ses précédentes productions, resta inachevé. Ces romans fleuves, lus le soir à la veillée, avaient le don d’émouvoir les dames de la cour d’Anne d’Autriche, dont il fut le protégé, et étaient appréciés aussi bien par Condé et Fouquet, que par Molière ou Mlle de Scudéry. Madame de Sévigné, de son côté, à propos de ses œuvres, a pu dire : « Le style de La Calprenède est maudit en mille endroits, de grandes périodes de roman, de méchants mots, je sens tout cela… Je trouve donc qu’il est détestable et je ne laisse pas de m’y prendre comme à de la glu. La beauté des sentiments, la violence des passions, la grandeur des événements et le succès miraculeux de leur redoutable épée, tout cela m’entraîne comme une petite fille ». En effet, les ouvrages de La Calprenède, par la peinture de beaux sentiments et de scènes héroïques, flattaient les goûts de l’époque.


Auteur : Guy Penaud, historien ayant publié depuis une trentaine d'années de nombreux ouvrages sur l'histoire du Périgord et sur la vie des Périgordins. — Contact : penaud.guy@wanadoo.fr
Crédit photos : Journal du Périgord.



 
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