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Eugène Le Roy


Fidèle au service public
et à ses convictions

Eugène Le Roy est né, en 1836, au château de Hautefort où ses parents, d’origine bretonne, étaient employés, imposante bâtisse avec tours, créneaux, mâchicoulis, douves et pontlevis, visible, sur son promontoire, à des kilomètres à la ronde, et dont la seule vue donne une idée de la distance séparant la noblesse du monde environnant.

Il a eu la chance, sept ans après, de bénéficier d’un enseignement primaire à l’école des frères de Hautefort, puis d’entreprendre des études secondaires, en 1848, au collège des Frères de Périgueux, aux frais du châtelain de Hautefort, le baron de Damas, en vue de la prêtrise considérée, alors, comme une position enviable. L’avènement de la République, en 1848, faisait naître ses sentiments républicains auxquels il devait rester fidèle tout au long de sa vie, sentiments qui participaient sans doute de l’enthousiasme que l’avènement de la République avait soulevé dans une grande partie de la population, comme il est dit dans Le Moulin du Frau : « Un monsieur… vint sur la porte et lut une dépêche. Peu l’entendaient, mais tous comprirent. Un grandissime et long cri de : vive la République! monta de cette foule immense, se prolongeant, se répétant et finissant par un roulement de milliers de voix, pour reprendre un instant après. Les chapeaux, les casquettes, les bonnets, volaient en l’air; tout le monde se complimentait, se serrait la main, s’embrassait… ». Le récit se poursuit ainsi : « Et ce n’était pas un parti, une classe, une catégorie de citoyens qui se réjouissait ainsi ; c’était tous, légitimistes, républicains, libéraux, prêtres, riches, pauvres, tous acclamaient la République… ».

 
  .: Au Sommaire
 

Présentation

Fidèle au service et à ses convictions

Un témoin de son temps, une référence pour le nôtre

Conclusion

 

eugene_le_roy

Eugène Le Roy (1836-1907).

L’ordre moral
I
l faut rappeler que la vie politique a été particulièrement mouvementée au cours de la majeure partie de la décennie 1870. Alors que le pays apparaît partagé entre "républicains" et "réactionnaires", on assiste à un mouvement de restauration de "l’ordre moral" sous l’influence du duc de Broglie, c’est-à-dire à une action tendant à favoriser l’influence de l’église catholique sur la société civile en vue de rétablir sa cohésion. Au lieu d’ordre moral, il serait plus juste de dire "ordre social". Or les Républicains considèrent alors généralement que l’influence de l’église catholique est inconciliable avec les progrès de l’humanité et l’avènement d’une véritable démocratie. Ils estiment donc que son influence sur la société doit être très limitée et, en tout cas, qu’elle ne doit pas s’exercer sur le pouvoir politique. Tel est le sens de l’anticléricalisme des Républicains dont Gambetta devait faire une arme de guerre. « Le cléricalisme, voilà l’ennemi », déclarait-il dans le cadre des événements politiques qui ont marqué les années 1876-1877. C’était le début d’un long combat pour la laïcité de l’État.

L'engagement dans l’armée
À l’âge de dix-sept ans, en 1854, il s’engage dans le régiment des chasseurs à cheval d’Afrique et rejoint l’Algérie où il gagne les galons de brigadier. Par la suite, il participe à plusieurs campagnes, dont celle d’Italie où il est privé de son grade pour indiscipline.
Rendu à la vie civile, en 1860, il prépare le concours d’accès à l’administration des contributions indirectes. Ayant été reçu au concours, il a accompli dans cette administration une carrière qui lui a apporté peu de satisfactions car faite d’une suite de mutations aux quatre coins du département et de privations d’avancement sans raison tenant à ses qualités professionnelles. Ces pérégrinations ont eu, cependant, un mérite, celui de lui permettre de vivre au contact de la population, de prendre ainsi conscience de ses conditions de vie et de ses problèmes, des particularités de chaque secteur géographique.
Aux alentours de 1863, sa vie a été perturbée par une déception sentimentale. En effet, s’étant épris d’une jeune fille de la "haute société", il avait été amené, pour la rencontrer, à fréquenter le salon de ses parents. C’est là qu’il aurait tenu des propos jugés "révolutionnaires" qui lui valurent une disgrâce humiliante, source d’amertume, d’un fort ressentiment contre ladite "société" qui l’avait rejeté et d’un affermissement de ses sentiments républicains.
Les craintes que les événements de 1870 lui avaient inspirée pour l’avenir de la jeune République l’ont conduit à interrompre sa carrière administrative pour rejoindre les francs-tireurs de la Dordogne et participer à des combats désespérés.

Désordre dans la vie privée
R
edevenu percepteur après sa démobilisation, en mars 1871, il noue une liaison avec une employée des postes de sa nouvelle résidence administrative (Jumilhac-Le-Grand), liaison discrète en raison de leur commune qualité de fonctionnaire qui imposait, alors, un certain conformisme social… En 1873, il obtient enfin une première promotion à la troisième classe de son grade. Mais, l’année suivante éclate le scandale de sa relation avec la jeune postière, celle-ci étant devenue enceinte de ses œuvres. Ce n’est pourtant qu’en juin 1877 qu’il décide de l’épouser civilement et de reconnaître l’enfant alors âgé de trois ans.
Ce "désordre" dans la vie privée, sur laquelle les supérieurs hiérarchiques estiment avoir un droit de regard, joint à son engagement aux côtés des républicains devait être à l’origine de sa révocation par Eugène Caillaux, ministre des Finances dans le gouvernement de Broglie constitué le 17 mai 1877.

Les élections législatives de février-mars 1876
E
lles confirment la progression régulière du Parti républicain depuis le début de la décennie. Il obtient, en effet, 55 % des suffrages exprimés et gagne 360 sièges contre 180 à ses adversaires (légitimistes, orléanistes, bonapartistes). Mais la République est alors présidée par un monarchiste, le maréchal de Marc-Mahon. Celui-ci, après Dufaure, centriste, désigne Jules Simon, représentant de la gauche républicaine modérée, à la tête du gouvernement, nomination qui provoque une vive réaction des forces cléricales. Jules Simon ayant dénoncé cette réaction, Mac-Mahon riposte le 16 mai 1877 en le contraignant à démissionner. Le duc de Broglie, nommé à sa place le 17 mai n’obtient pas la confiance de la majorité républicaine ce qui entraîne la dissolution de la Chambre, le 25 juin. Au cours de la campagne électorale, le duc de Broglie attaque violemment les Républicains et, dans le but de reprendre en main l’administration n’hésite pas à prononcer 1385 révocations et 4778 déplacements de fonctionnaires dont la plupart des préfets. Le cas d’Eugène Le Roy n’a donc pas été isolé… Malgré tout, le Parti républicain l’a emporté aux élections des 14-28 octobre 1877, obtenant 54 % des voix et 323 sièges contre 208 à leurs adversaires monarchistes et bonapartistes(5).

Républicain
D
ans une lettre ouverte de protestation contre sa révocation, Eugène Le Roy avouait être républicain (fait rare dans l’administration) et libre-penseur. Il déclarait qu’il n’était pas sorti de la réserve imposée aux fonctionnaires en faisant de la politique "républicaine" mais s’était seulement refusé à faire de la politique "réactionnaire".
Le climat politique ayant changé, il est réintégré en 1878 et obtient la deuxième classe de son grade. Il poursuit de plus belle son action militante, n’hésitant pas, dans une série d’articles, à affirmer sa libre-pensée et son anticléricalisme. Promu à la première classe et affecté à Hautefort, à sa grande satisfaction, il n’en n’a plus bougé jusqu’à sa retraite, en 1902. Il avait alors soixante-six ans et comptait quarante années de services civils.
Ce rapide aperçu de la vie et de la carrière d’Eugène Le Roy invite à une réflexion sur la fonction publique d’hier et d’aujourd'hui en tant qu' "ascenseur social" exemplaire et expression de l’État républicain.

Le métier des armes: ascenseur social
A
yant fait peu d’études et d’origine modeste, Eugène Le Roy a pensé que l’armée pouvait lui permettre d’accéder, par lui-même, à une position sociale élevée et rendre ainsi les plus grands services à la patrie. On trouve l’expression de tels sentiments dans Le Moulin du Frau à propos du choix des métiers des armes fait par le petit-neveu du meunier Nogaret.
« On lui fait fête à cause de ses galons (sergent-major), lui, cependant, nous explique qu’il allait se préparer pour une école où vont les sous-officiers afin de passer officier… officier! avec une épaulette d’or! Cette idée faisait grande joie… le fils d’un paysan, d’un meunier, officier et en passe de monter plus haut (commandant ou colonel)… Sous la grande République, il ne manquait pas de fils de paysans montés jusque-là et plus haut. »
Le succès de cette entreprise a comblé Nogaret de satisfaction: « À la fin de 1883, B… fut nommé officier… ce fut une grande affaire chez nous et bien des gens m’en firent compliment… Lorsqu’il vint en permission, il y eut une grande fête à la maison… et nous étions tous glorieux du cadet. » Le vieux républicain estimait, en effet, qu' «il y a d’autres devoirs essentiels à remplir, qui sont ceux du patriote et du bon citoyen… l'intérêt privé disparaît devant l’intérêt général: avant lui, sa famille, avant sa famille, la Patrie! ».
On voit, au travers de cet exemple que, malgré son échec et signe, peut-être, d’une certaine nostalgie, Eugène Le Roy avait gardé ses sentiments à l’égard de la fonction militaire dont il est juste de dire qu’elle constitue toujours, alors même que sa mission a fondamentalement changé, un modèle d’intégration social, de promotion interne, de formation à différents métiers pouvant être exercés en dehors d’elle.

La fonction publique civile: être gratte-papier
S
es sentiments à l’égard de la fonction publique civile sont tout autres, même si, en y accédant par la voie du concours, c’est-à-dire par son seul mérite selon le principe de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789(6), il pensait aussi, par ce moyen, assurer sa promotion sociale. Il résulte, cependant, de ses écrits qu’il ne se faisait pas tellement d’illusion sur les vertus de l’administration. Celle-ci y est présentée comme peu attrayante et n’offrant que des perspectives de carrière aléatoires. Apprenant que son neveu, grâce à la recommandation d’un ami en place M. Masfringeas et pour faire plaisir à sa mère, envisageait d’entrer à la préfecture de Périgueux, le même Nogaret s’exclamait: « Comment? Tu veux te faire gratte-papier? Bâti comme ça? Et bien, mon garçon, je te conseille plutôt mille fois de te faire meunier… » d'autant qu’il considérait la préfecture comme « une sale boîte où il n’y avait rien à espérer pour un jeune homme » ou peut-être, avec de la chance, un emploi de chef de bureau, comme M. Masfringeas, « après avoir gratté du papier pendant vingt-cinq ou trente ans, et avoir supporté les ennuis du métier, les caprices des chefs, les injustices des supérieurs… ». De fait, lorsque M. Masfringeas, prit sa retraite: « Il y avait quarante ans qu’il était entré à la Préfecture et il y en avait plus de vingt-cinq qu’il était chef de bureau. Il avait espéré un moment devenir chef de division et il en avait la promesse, mais d’autres plus heureux et bien protégés, lui avaient passé sur le ventre, comme c’est l’habitude. Pourtant c’était un homme travailleur, consciencieux, d’un jugement sûr, qui maniait bien les affaires et les expédiait vite. Mais voilà, il n’était pas flatteur, ni intrigant, il n’avait pas l’échine souple et ne savait pas se faire valoir; toutes choses sans lesquelles on n’avance guère dans les administrations ».

L’allégeance
I
l est vrai que la carrière dépendait plus de l’allégeance manifestée à l’égard des autorités en place que des qualités professionnelles et pouvait être interrompue à la suite d’un changement de régime, comme il est dit dans Le Moulin du Frau à propos des manifestations déjà évoquées de liesse générale lors de la proclamation de la République en 1848 : «… tous acclamaient la République. Il n’y avait guère de fâchés que les employés du Gouvernement qui s’attendaient à être remplacés et encore, parmi ceux-là, il y en avait qui criaient plus fort que les autres Vive la République! Pour conserver leur place ».
Point n’était besoin même d’un changement de régime pour perdre son emploi. Un changement de Gouvernement suffisait comme Eugène Le Roy en a fait l’expérience ainsi que beaucoup d’autres en 1877, son recrutement par concours ne lui ayant apporté à cet égard aucune garantie.

La garantie du statut
L
e temps de l’arbitraire est désormais révolu, les fonctionnaires bénéficiant des garanties de leur statut et du juge administratif(7). Ils demeurent cependant soumis à l’obligation de réserve qu’il s’agisse de l’expression de leurs opinions politiques, philisophiques et religieuses, ou de leur comportement privé et, sous le contrôle du juge, peuvent faire l’objet de sanctions disciplinaires en cas de manquement à cette obligation.
En ce qui concerne les opinions, si celles-ci sont entièrement libres, les fonctionnaires ne peuvent les exprimer en aucune manière dans l’exercice de leurs fonctions compte tenu du principe de neutralité du service public. En dehors du service, ils disposent de la liberté d’expression mais doivent faire preuve d’une certaine retenue de façon à ne pas faire douter de leur capacité à observer la règle de neutralité du service public. Ce n’est que dans la mesure où ils sont candidats à un mandat électif qu’ils sont entièrement libres de s’exprimer. Il en est de même lorsqu’ils ont été investis d’un mandat électif.
En ce qui concerne la vie privée, celle-ci n’est pas indifférente à l’autorité hiérarchique, qui peut sanctionner des comportements considérés comme susceptibles de porter atteinte à la considération dont le service doit jouir auprès des citoyens. Ainsi, par exemple, un fonctionnaire de police a pu être légalement sanctionné pour avoir cohabité avec une personne dont il savait qu’elle se livrait à la prostitution.
Il va de soi que le comportement d’Eugène Le Roy ne serait pas considéré, aujourd’hui, comme scandaleux et condamnable. Le comportement privé d’un fonctionnaire est apprécié par référence aux règles communément admises par la société, des règles qui évoluent avec la société. On comprend donc qu’Eugène Le Roy, connaissant l’opinion de la société de son temps, ait cherché à cacher sa liaison et sa paternité afin de ne pas la braver. Il n’était pas un provocateur à moins que l’on considère comme tel un homme de conviction en avance sur son temps.
À cet égard, sa conviction du mariage, quoi qu’on en pense, mérite une attention particulière. On la trouve exposée par le docteur Charbonnière dans l’Ennemi de la mort: « Les lois conjugales attachent les époux plutôt qu’elles ne les unissent… L'union libre de l’homme et de la femme, sans contrat, sans acte civil, sans sacrement, en dehors de toute question d’argent, d’intérêts mondains, de convenances sociales, c’est peut-être là, dans une humanité meilleure, le mariage de l’avenir ». En écho, sa compagne Sylvia déclare: « Ce qui me rend fière, c’est que tu m’as aimée librement sans maire ni curé, par ton seul vouloir, et que moi, je t’ai aimé, non point par intérêt, mais pour toi-même, et davantage dans le malheur que dans le bonheur ». Voici un beau sujet de méditation qui ne doit pas conduire à penser qu’Eugène Le Roy prêche pour le libertinage. Pour lui en effet, l’union libre implique aussi un engagement et la fidélité à celui-ci(8). Il ne peut y avoir de relations amoureuses sans perspective de continuité. Ainsi, Jacqou, pourtant attiré par la Galiote, fille du comte de Nansac, refuse ses avances car une union durable n’est pas envisageable. Le docteur Charbonnière a fait de même avec Minna de Légé.
La vie et la carrière d’Eugène Le Roy sont donc riches d’enseignements dont certains incitent à la vigilance face aux risques de banalisation de la fonction publique que comporte l’intégration européenne et certains courants de pensée insistants. Il s’agit, en particulier, de la remise en cause de la règle du concours et de la contractualisation des rapports internes ainsi que de la menace qui pèse sur le service public, image et expression de l’État républicain dont il rêvait. Mais l’intérêt de ces écrits ne se limite pas aux problèmes liés à l’administration. Plusieurs d’entre eux, en effet, rejoignent et éclairent des problèmes auxquels la société contemporaine se trouve confrontée.


Sources :
4 Pauline Newman, précit.; Joëlle Chevé, Eugène Le Roy, Icare au pays des Croquants, édit. Sud-Ouest.
5 La France entre en République 1870-1893, par Jérôme Grondeux, dans la série "La France contemporaine" sous la direction de Jean-François Sirinelli, Le livre de poche; La France au XIXe siècle (1814-1914), par Jean Garrigues et Philippe
Lacombrade
; La France au XIXe siècle (1814-1914) par Francis Démier, édit. du Seuil; Les théories de la République, par Serge Audier, La découverte.
(6) "La loi est l'expression de la volonté générale... tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents."
(7) Administrations et fonctions publiques en France, par S. Salon et J.-C. Savignac, Sirey.
(8) Selon les conceptions de l'époque, la fidélié était l'honneur d'une femme et l'infidélité, quelles qu'en soient les circonstances, était déshonorante. Ainsi, "la belle coutelière" (Au pays des pierres), mariée à un individu particulièrement odieux, a préféré mourir plutôt que vivre avec le remords de l'avoir trahi une fois à cause d'un grand amour partagé: « ... le remords torturait cette nature droite et loyale. Elle se reprochait d'avoir falli à son honneur de femme, à sa parole d'épouse, et c'était pour elle une horrible souffrance que de se sentir coupable envers un homme qu'elle haïssait... Une sorte de dégoût, ou plutôt d'impossibilité de vivre l'envahissait, elle de sentait frappé au cœur. Sa conscience conjugale sans reproche l'avait soutenue jusqu'alors; maintenant, sa faute l'écrasait ».
Auteur : Serge Salon,
président de l’Institut de préparation à l’administration générale de Paris.
Jean-Charles Savignac,
maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris.
Crédit photos :
Journal du Périgord.



 
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