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  Histoire, Culture, Traditions > Périgourdins célèbres > Jacques Beaudenom de Lamaze
 

Jacques Beaudenom de Lamaze
Communication de Guy Penaud
publiée dans le n°51 du Journal du Périgord.


En avant la légion !

Parmi les huit Périgourdins compagnons de la Libération, Jacques Beaudenom de Lamaze participa à la bataille de Bir-Hakeim avant d’être inhumé au cimetière de Tobrouk.

Beaudenom de Lamaze

La sortie en force de la garnison de Bir-Hakeim sera une réussite.
La première brigade française libre parviendra à atteindre les véhicules prêts à la transporter en Égypte. Peu de temps après elle reprendra sa place au combat.

En octobre 1940, à Douala, au Cameroun, le général Charles de Gaulle, après avoir fait part au capitaine de vaisseau Thierry d’Argenlieu de ses intentions politiques pour organiser les territoires de l’Empire ralliés, ajouta : « Notre entreprise est hérissée de difficultés. Les Français seront lents à nous rallier. Je suis décidé à créer un insigne nouveau face à l’imprévisible conjoncture. Il récompensera ceux des nôtres qui se seront signalés dans cette haute et âpre campagne, pour la libération de la France ».
Comme il se refusait, par respect pour les institutions françaises qu’il considérait comme vacantes, à décerner la Légion d’Honneur, il fallut créer une décoration spéciale et originale afin de récompenser les mérites exceptionnels manifestés dans une conjoncture elle aussi exceptionnelle. Ce désir du Chef des Français Libres se réalisa très rapidement. Le 17 novembre 1940, il signa à Brazzaville, capitale de la France Libre naissante, l’Ordonnance créant l’Ordre de la Libération. Si, dans un premier temps, il avait été envisagé d’appeler les membres de l’Ordre les "Croisés de la Libération", très vite le terme de "Compagnon" fut agréé par le général de Gaulle et figura sur l’ordonnance définitive de création de l’ordre publiée au Journal Officiel de la France Libre.

 

Beaudenom de Lamaze


 
 

ET POURQUOI PAS UNE RUE A SON NOM ?

 
Lorsque l’évacuation de la place de Bir Hakeim a été décidée, pour la nuit du 10 au 11 juin 1942, il a été chargé avec sa compagnie de percer à travers les lignes ennemies afin de permettre aux colonnes de blessés de passer. Étant parti à la tête de ses hommes au cri d’ "en avant la Légion !", et après avoir franchi plusieurs barrages de tirs, il finit par s’effondrer, atteint d’une balle (avec trois citations) a été fait Compagnon de la Libération par décret du 11 mai 1943. On peut simplement regretter que rien à Périgueux ne rappelle le souvenir de ce Périgourdin qui perdit la vie dans les sables chauds du désert, pour la Libération de la France.

DES CROISÉS AUX COMPAGNONS
D
ès le 29 janvier 1941, les premiers Compagnons de la Libération furent nommés. Seulement huit Périgourdins (c’est-à-dire nés dans le département de la Dordogne) furent nommés dans cet Ordre prestigieux : Jean Ballarin, Jean Marie Justin Coupigny, Pierre Charles Cournarie, Noël Georges Palaud, Jean Rey, Jacques Rouleau, Maurice Sarazac et Jacques Marie Paul Beaudenom de Lamaze.
Ce dernier est né le 12 mars 1912 à Périgueux de Louis Marie Joseph Beaudenom de Lamaze, officier au 50e Régiment d’Infanterie, et de Claire Marie Joséphine Lacarrière. Il a fait ses études à l’institution privée Saint-Joseph de Périgueux puis en corniche au lycée de Bordeaux avant d’entrer à Saint-Cyr, en 1930, dans la promotion "Joffre". A sa sortie, il a choisi un régiment de forteresse (Metz et ligne Maginot), puis a rejoint la Légion étrangère en mai 1939 en Algérie et au Sahara. En février 1940, il a intégré la 13e Demi-brigade de la Légion étrangère à sa formation à Sidi-Bel-Abbès.

CAMPAGNE DE NORVÈGE
C
omme lieutenant, il a ensuite pris part à la campagne de Norvège (mai-juin 1940), participant en particulier aux combats de Bjevik et Narvik.
De retour à Brest, le 16 juin, il s’est embarqué avec une dizaine d’officiers de son unité et est arrivé à Jersey le 20 juin. C’est alors qu’il a appris qu’un général français continuerait la lutte en Angleterre. Dès son arrivée à Londres, Jacques Beaudenom de Lamaze s’est engagé dans les Forces françaises libres malgré les conséquences qu’il savait difficile pour sa famille demeurée en France.
Toujours avec la 13e Demi-brigade de la Légion étrangère, il a participé aux opérations à Dakar et du Gabon (février 1941) ainsi qu’en Erythrée où il s’est distingué dans les combats de Keren et Massaoua. Ainsi, le 3 avril 1941, il a enlevé à l’ennemi deux canons, un fanion de batterie et fait prisonniers un officier italien ainsi que 25 hommes. En Libye, en avril et mai 1942, capitaine et adjudant-major du 3e Bataillon de la Légion étrangère, il a mené plusieurs actions avec des colonnes mobiles pour harceler l’adversaire.


Auteur : Guy Penaud, historien ayant publié depuis une trentaine d'années de nombreux ouvrages sur l'histoire du Périgord et sur la vie des Périgordins. — Contact : penaud.guy@wanadoo.fr
Crédit photos : Photos ECPA Droits réservés.



 
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