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  Une réalisation Création Lambert
   
  La batellerie sur la Dordogne
  Typologie des embarcations
et leur évolution

La flotte batelière de Dordogne est assez diversifiée. Si les formes varient autant, c’est avant tout pour mieux s’adapter aux différents faciès de la rivière. C’est ainsi que le fond plat des argentats de Haute-Dordogne, étudié pour passer les «maigres», est remplacé par les coques ventrues établies sur quille des gabares de Basse-Dordogne, mieux adaptées aux conditions de navigation fluvio-maritime. Mais les bateaux se distinguent également les uns des autres par leurs tailles et leurs proportions.

Les embarcations de Haute-Dordogne
Les courpets de Haute-Dordogne formaient un groupe à part. Construits à Argentat et Spontour, ils étaient appelés «argentats». La majorité d’entre eux était de construction sommaire, fait de "bois pauvre" (hêtre, tremble ou bouleau) parce que destinés à accomplir un unique voyage. Une fois arrivés à destination, ils étaient donc “déchirés” (désassemblés) et vendus avec la marchandise, comme bois de chauffage. En effet, il aurait été très difficile de les remonter contre le courant et les rapides du “haut-pays”, surtout en l’absence de chemin de halage. On parlait alors de navigation à bateau perdu.
Ces courpets mesuraient environ 16 m de long, 3,85 m de large, 1 m de haut pour un tonnage moyen de 10 tonnes. Ne possédant pas de mât (le courant étant suffisant pour la descente), ils étaient proportionnellement un peu plus larges que les autres embarcations de Dordogne, afin d'avoir une stabilité suffisante pour accueillir un haut chargement de carrassonnnes. Les courpets du "haut-pays" (construits à Spontour) étaient plus courts afin de faciliter les manœuvres dans les gorges et les méandres.
Dans la famille des argentats on distingue également :
– les couajadours (de «couajar» : godiller à l'aide du «gouver»), mesuraient 15 à 18 m de long, 3,5 de large, d’un tonnage moyen de 10 tonnes. De construction soignée, ils pouvaient être réutilisés comme allèges, à l’issue de leur descente.
– les gabarots, avec le gabarot de charge de 8,75 à 12,25 m de long et le gabarot de pêche de 5,50 à 7 m de long, étaient de type semblable aux couraux et aux courpets. Il étaient construits pour durer.
– les naus, mesuraient 20 m de long, 4,50 m de large, pour une capacité de 30 tonnes. Ils étaient surtout utilisés pour le transport d’une rive à l’autre.
– les batelets mesuraient 5 à 6 m de long et servaient pour la pêche ou les petits transports.
La morphologie des argentats n’évolua pratiquement pas au XIXe siècle, alors que celle du courau de Moyenne-Dordogne subit de profondes mutations.
Ils furent les premiers à disparaître après la Première Guerre mondiale, annonçant la fin prochaine et définitive de la batellerie sur l’ensemble de la Dordogne.

Les embarcations de Moyenne-Dordogne
En moyenne vallée, on utilisait des «couraux» (tonnage supérieur à 15 tonnes), et des  «couralins» ou «courpets» (tonnage inférieur à 15 tonnes).
De Castillon à Domme, s’étend le domaine des «couraux» (corals). Ces embarcations strictement fluviales à fond plat et relevé aux extrémités, longues de 15 à 20 mètres et larges de 4 à 5 mètres, d’un tonnage de 25 à 50 tonnes, aux formes allongées, pointues et étroites, disposaient d’une cale ouverte et d’une poupe pontée formant un abri pour l’équipage, d’une corde pour le halage de montée (cordelle), de deux à trois paires d’avirons, d’une ou deux bergades (longues perches ferrées servant à prendre appui sur le fond pour impulser de l’élan au bateau, ou pour l’éloigner d’un obstacle), d’un long aviron de gouverne traînant loin derrière le bateau, et parfois, d’un mât porteur d’une voilure carrée, implanté à mi-longueur de la coque ou à la hauteur du tiers avant.
À leur côté, naviguaient des “ couralins ” de type similaire mais au tonnage inférieur à 15 tonnes. Ils pouvaient servir d’allèges, mais étaient principalement destinés à la remonte au-dessus de Bergerac jusqu'à Souillac, en période de basses eaux.
De Bergerac à Bordeaux, on utilisait des couraux longs de 20 à 22 mètres, larges de 5,5 à 5,8 mètres, d’une capacité de 60 à 100 tonnes pour un enfoncement de 1,8 mètre en pleine charge.
Après 1850, le Service de la Navigation encouragea la modernisation de la flotte fluviale, ce qui entraîna de profondes transformations dans la morphologie des embarcations de Moyenne-Dordogne. Qu’il soit petit ou grand, ce type de courau «moderne», souvent dénommé «chaland», a donc subit les évolutions suivantes : la poupe a été modifiée — par l’adjonction d’un tableau triangulaire — pour recevoir un gouvernail vertical à ferrures, moins encombrant que l’archaïque aviron de gouverne. Les bordées ont été rehaussées pour augmenter le tonnage de l’embarcation, ce qui entraîna l’apparition d’une entrave à la proue et le développement plus ou moins marqué de celle-ci.


Les embarcations de Basse-Dordogne
De Libourne à Bourg et au-delà, la navigation était quasiment permanente. C’est là que circulaient les fameuses «gabares», aux formes ramassées, à coque ventrue établie sur quille, adaptée aux conditions fluvio-maritimes de la Basse-Dordogne et de l’estuaire de Gironde. Dotée d’une cale fermée de 20 à 30 tonneaux, d’un bon gréement et d’une véritable cabine pour l’équipage, la gabare pouvait évoluer sans encombre dans la basse vallée.
Comparables aux gabarots ou petits couralins de Haute et Moyenne-Dordogne, mais se distinguant néanmoins par leurs formes marines, étaient également utilisées des barques fuselées et maniables, destinées à la pêche et au transport d’une rive à l’autre : les filadières.

 


Reconstitution d'une gabare
à Saint-Capraise-de-Lalinde


LES COÛTS DE CONSTRUCTION

La construction d’un grand courau demandait au moins 5 mois de travail pour une équipe de 5 à 6 charpentiers. Vers 1910, il coûtait environ 2600 à 2750 euros, payables au chantier par quart : à la commande, à l’achèvement de la coque, à la livraison, et enfin, après 6 mois d’utilisation.

Les principaux chantiers de constructions de couraux se situaient entre Castillon et Saint-Capraise de Lalinde. Les chantiers de Libourne étaient spécialisés dans la construction de couraux-sloop, mieux adaptés aux conditions de la navigation fluvio-maritime.


Sources :
- Les gabares de Dordogne, Félix Chioca, Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2004.

- Le Canal de Lalinde, Frédéric Gontier, Éditions "Les Pesqueyroux", 2004.
- Dordogne Périgord, Yan Laborie, Éditions Bonneton, Paris, 2004.


 
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