Dordogne Périgord : Hébergements de vacances en Dordogne Périgord (hotel, camping, gite, chambre d'hotes)
RECHERCHE :  
Site internet professionnel à moindre frais
  .: La Dordogne
    Infos générales
Les 557 communes
Situation générale
Carte touristique
Découpage administratif
  .: Nos Rubriques
    Hébergements de vacances
Sites touristiques
Activités et loisirs
Vignobles
Gastronomie
Artisanat
  .: Nos Dossiers
    Etapes Gourmandes
 La Dordogne en vidéo
 Visites virtuelles (360°)
 La Dordogne en ballon
La Dordogne vue du ciel
Châteaux en Dordogne
Bastides en Périgord
Périgourdins célèbres
Villes et villages
Vignoble Bergeracois
Les Eyzies et la Préhistoire
Truffe du Périgord
Noix du Périgord
Batellerie sur la Dordogne
Faune du Périgord
Le Camp du Sablou
Eugène Le Roy
  .: Notre Sélection
    Hébergements
Tourisme
Loisirs
Gastronomie
Divers
  CDT
  Club hotelier du Pays de Sarlat
  .: Outils
    Météo
Devenir adhérent
Quelques liens
Qui sommes-nous ?
Nous contacter
Crédits
Droits d'auteur
Responsabilité
Accueil
Découvrez notre partenaire : Pays des Bastides

ACCÈS ADHÉRENTS
Identifiant :
Mot de passe :

 
Dordogne-Perigord.com :
Périgueux, Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac, Hautefort, Montpon-Ménestérol, Saint-Astier, Mussidan, Vergt, Terrasson, Thenon, Montignac, Le Bugue, Issigeac, Beaumont du Périgord, Sigoulès, Eymet, Monpazier, Lalinde, Les Eyzies, Le Buisson de Cadouin, Monbazillac, Montignac, Beynac, La Roque Gageac, Domme, Saint-Cyprien, Belvès, Villefranche du Périgord...
   
  Une réalisation Création Lambert
   
  Histoire, Culture, Traditions > Histoire > L'internement des "Indésirables Français” au Sablou
  L’internement
des “Indésirables Français”
au château du Sablou

Devenir du Sablou
et de ses "indésirables"

L’aventure des “indésirables” du Sablou ne se termine pas en Haute-Vienne. Saint-Paul d’Eyjeaux n’est qu’une étape, la dernière sur le sol français. Le 1er mars 1941, à 5 heures du matin, 155 d’entre eux quittent le camp de Saint-Paul, montent dans des cars qui les conduisent à Pierre-Buffière, situé à 20 kilomètres de Limoges. Là, un train spécial les attend. Aux 155 de Saint-Paul, se joignent 90 internés du camp de Nexon, puis 21 détenus du camp de Saint-Germain-les-Belles, « soit au total un départ, de la Haute-Vienne, de 266 internés politiques » (25).
Arrivés à Port-Vendres, ces hommes sont embarqués dans les cales d’un cargo ayant du nom de Djebel-Nador. Ce dernier lève l’ancre de nuit et met le cap sur l’Afrique du Nord. Son étrange cargaison est débarquée sur les quais du port d’Alger. De là, en train, à raison de vingt-deux hommes et deux gardes par wagon, les “indésirables” voyagent jusqu’à Djelfa. Le Fort Cafarelli constitue le terme de leur exode pénitentiaire. Dans leur ouvrage Le siècle des camps, Joël Kotek et Pierre Rigoulot décrivent les conditions d’internement : « Les camps nord-africains, sous le contrôle de l’armée française, dans les conditions climatiques qu’on imagine, dans le grand sud algérien ou marocain, sont certainement parmi les plus durs que la France ait mis sur pied. Les conditions d’hygiène sont lamentables (mouches, poux, puces). Le typhus fait des ravages. Les détenus travaillent (travaux agricoles, forge, menuiserie, fabrique de tuiles et de briques). La discipline est sévère. Les peines de prison dans le fort de Cafarelli (quinze jours dans une cellule de 2,5 m sur 1,25 avec trois quarts de litre d’eau par jour et deux rations de soupe) font peur » (26).
Au lendemain de la Libération, l’ampleur de l’Épuration rend nécessaire l’ouverture de nouveaux camps et prisons. Le 24 octobre 1944, l’inspecteur Gaston Monteil répond à une demande du commissaire divisionnaire de la Dordogne l’interrogeant sur les possibilités de création de camps d’internement en Dordogne. Deux camps sont cités, Mauzac et Le Sablou. À propos du second, l’inspecteur déclare: « Le camp de Sablou est désaffecté depuis septembre 1940 [en réalité depuis fin décembre] et son état actuel ne permet pas de l’utiliser immédiatement. Il ne possède aucun système de fermeture. Sa capacité totale est d’environ 4 à 500 personnes [?] ». Le 3 novembre 1944, le préfet demande au commissaire spécial, chef du service des RG, d’envoyer au Sablou un inspecteur: « qui se rendra compte de l’état des lieux et qui sera chargé de faire un relevé des travaux qu’il y aurait lieu d’effectuer, en vue de sa réaffectation » (27). En fait, le projet ne verra jamais le jour. Le château du Sablou est transformé en centre pour colonies de vacances, propriété de la commune d’Alfortville (Val-de-Marne). Il fonctionne ainsi pendant vingt-cinq ans, jusqu’au début des années quatre-vingt-dix. Aujourd’hui propriété privée, il a vocation de centre d’hébergement et de gîte d’étape pour touristes.

 
  .: Au Sommaire
  A Introduction
A Le camp du Sablou
A Le commandement
A La population pénitentiaire
A Gros plan sur 18 Périgordins
A L’état d’esprit des internés
A La solidarité s'organise
A Relations avec l'extérieur
A Visite de la commission allemande Kundt
A Mise en place progressive de “mesures de bienveillance”
A Fermeture du camp et transfert des internés
A Devenir du Sablou et de ses "indésirables"
A Polémique autour d'une plaque commémorative
A Situation du Parti communiste français en septembre 1939

Sources :
25 Centre d’archives contemporaines de Fontainebleau,
19890151/6.
26 Joël Kotek et Pierre Rigoulot, Le siècle des camps, JC Lattès, Paris, 2000, p. 284.
10 Archives départementales de la Dordogne,
6 W 3.
27 Le statut de déporté et interné politique a été institué par la loi n° 48-1404 du 9 septembre 1948 et le décret n° 50-325 du 1er mars 1950.

Sablou

La chapelle
du château du Sablou, coll. MNR.



 
    © 2006 Création Lambert