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  Histoire, Culture, Traditions > Histoire > L'internement des "Indésirables Français” au Sablou
  L’internement
des “Indésirables Français”
au château du Sablou

Mise en place progressive
de “mesures de bienveillance”

Sablou

 
  .: Au Sommaire
  A Introduction
A Le camp du Sablou
A Le commandement
A La population pénitentiaire
A Gros plan sur 18 Périgordins
A L’état d’esprit des internés
A La solidarité s'organise
A Relations avec l'extérieur
A Visite de la commission allemande Kundt
A Mise en place progressive de “mesures de bienveillance”
A Fermeture du camp et transfert des internés
A Devenir du Sablou et de ses "indésirables"
A Polémique autour d'une plaque commémorative
A Situation du Parti communiste français en septembre 1939

 

Prisonniers dans la cour du château du Sablou

Le 24 août 1940, un rapport du commissaire spécial de la surveillance du territoire de la 12e région classe les internés du Sablou en quatre catégories: les internés atteints de maladie; les internés âgés de 50 ans et plus; les internés n’ayant jamais appartenu au Parti communiste et les internés membres du Parti communiste. Seuls les “internés âgés de 50 ans et plus”, ou “n’ayant jamais appartenu au Parti communiste”, sont susceptibles de bénéficier d’une mesure de clémence après vérification de leur situation, à la seule condition que les préfets ayant prescrit l’internement estiment une telle décision opportune.

Concernant la “révision de certains dossiers d’indésirables Français”, des instructions plus précises émanant du ministre de la Guerre parviennent aux préfets, par courrier daté du 4 octobre 1940. L’autorité de ces derniers se trouve confirmée, voire même amplifiée : « Vous aurez donc désormais tout pouvoir pour maintenir les internements prononcés, ou lever, après un examen sévère et scrupuleux des dossiers, de concert avec l’autorité militaire, la mesure prise à l’encontre des internés (…) Il importe en raison des circonstances actuelles de poursuivre l’application du décret-loi du 18 novembre [1939] et de maintenir la majorité des internements prononcés. Pourront néanmoins faire l’objet d’une mesure de libération: les individus qui ne présentent pas un réel danger pour la défense nationale ou la sécurité publique; les individus victimes d’erreurs ou de dénonciations calomnieuses; les individus qui sont particulièrement dignes d’intérêt de par leur mauvaise santé ou leur situation de famille. J’ajoute que, dans certains cas complexes (par exemple: libération d’un député communiste), vous pourrez me consulter sur la mesure à adopter, en m’adressant vos propositions. Il conviendra d’examiner, en premier lieu, les situations les plus dignes d’intérêt, étant entendu que les mesures de libération devront présenter un caractère rigoureusement exceptionnel [souligné dans le texte] ».
L’autorité militaire semble faire preuve de quelque humanité, quand, s’adressant au préfet, elle lui demande d’examiner sans tarder la liste des “indésirables Français” internés au Sablou, susceptibles de bénéficier d’une mesure de libération. Le 31 octobre 1940, le général de division Jeannel, commandant la 12e région, interpelle le préfet de la Dordogne en ces termes: « Étant donné les conditions défavorables de la température, il y aurait le plus grand intérêt à appliquer au plus tôt les prescriptions de la D.M. [directive ministérielle] en question, d’autant plus que la libération de quelques internés permettrait d’améliorer l’installation matérielle de ceux qui seraient maintenus au Camp. En conséquence, je vous serais obligé de bien vouloir provoquer, de la part des Préfets intéressés, une décision rapide pour les indésirables qui vous semblent mériter une mesure de bienveillance ».
Le nombre de bénéficiaires de ces mesures de bienveillance semble compris entre 25 et 50, soit de 9 à 18 % de l’effectif total. C’est le rapport n° 663 du 4 novembre 1940 qu’adresse le commissaire spécial Antz à Vichy qui permet de tirer cette conclusion: « Le centre du Sablou héberge actuellement près de 275 surveillés. Un certain nombre d’entre eux sera proposé ce jour, par le chef actuel du centre, le capitaine Daguet, à la commission de criblage, pour le renvoi dans leur foyer, les uns en raison de leur bonne conduite depuis leur arrivée ici ou de leur âge, d’autres pour des raisons de santé ou de famille. Le nombre des surveillés après le départ de ceux qui auront obtenu leur libération variera donc vraisemblablement entre 225 et 250 ».

 


 
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