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  Histoire, Culture, Traditions > Histoire > L'internement des "Indésirables Français” au Sablou
  L’internement
des “Indésirables Français”
au château du Sablou

Visite de la commission Kundt

Sablou

 
  .: Au Sommaire
  A Introduction
A Le camp du Sablou
A Le commandement
A La population pénitentiaire
A Gros plan sur 18 Périgordins
A L’état d’esprit des internés
A La solidarité s'organise
A Relations avec l'extérieur
A Visite de la commission allemande Kundt
A Mise en place progressive de “mesures de bienveillance”
A Fermeture du camp et transfert des internés
A Devenir du Sablou et de ses "indésirables"
A Polémique autour d'une plaque commémorative
A Situation du Parti communiste français en septembre 1939

 

 

L’équipe des cuistots internés au centre de séjour surveillé du château du Sablou
Le 31 juillet 1940, le directeur général de la Sûreté nationale, Didkowski, informe les préfets que: « les autorités militaires ont reçu l’ordre de remettre aux autorités allemandes les Alsaciens qui en ont formulé la demande ». Début août, un commissaire de la Sûreté allemande est envoyé en mission en Dordogne. Celui-ci, du nom de Steiner, rencontre le préfet et lui demande de: « libérer sans retard tous les Alsaciens-Lorrains en vue de leur rapatriement dans leur pays d’origine ». Le 5 août, le préfet signale la présence: « d’une vingtaine d’Alsaciens et Lorrains internés au camp du Sablou et qui ont demandé à recouvrer immédiatement la nationalité allemande ». Il cite également : « une trentaine d’autres (…) anciens Allemands, qui veulent être rapatriés dans leur pays d’origine ».
Le 25 août 1940, de 16 à 17 heures, une commission allemande de contrôle inspecte le camp du Sablou. Elle porte le nom de “commission Kundt”, du nom du docteur Ernst Kundt, haut fonctionnaire au ministère allemand des Affaires étrangères, membre de la commission d’armistice de Wiesbaden (Waffenstillstandskommission). Sa mission consiste à vérifier les conditions d’internement dans les prisons et les camps français, à identifier tous les internés allemands et alsaciens-lorrains, à faciliter le rapatriement de ceux d’entre eux qui en feraient la demande et, enfin, à s’assurer que les dispositions de l’article 19 de la convention d’armistice sont respectées : « Tous les prisonniers de guerre et prisonniers civils allemands, y compris les prévenus et condamnés qui ont été arrêtés et condamnés pour des actes commis en faveur du Reich allemand, doivent être remis aux troupes allemandes ». Les membres de la commission allemande qui se rendent au Sablou ont pour noms: Éric Finmann (secrétaire de légation); Heinrich Kistner (Oberscharf-fuehrer) et Karl-Heins Muller (Scharffuehrer), représentant la Gestapo, ainsi que Ludwig Jubitz. La délégation française est représentée par le capitaine de Bruce; la 12e région militaire, par le commandant Gaigneron.
L
e rapport de la délégation française est très laconique: « Le camp a été aménagé dans un ancien château; les internés paraissent assez bien installés et les arbres ombragent les bâtiments et les cours du Sablou (…) 300 internés de nationalité française, pour la plupart communistes; parmi eux 52 Alsaciens-Lorrains avaient demandé à voir la Commission allemande, 47 optent pour le Reich et demandent leur rapatriement en Alsace » (22). Le contrôleur général à la Sûreté nationale Ducloux, dans son rapport du 31 août 1940, précise les objectifs que poursuit la commission Kundt: « La recherche sur le territoire non occupé de tous les internés ou prestataires de nationalité ou de race allemande, en vue de leur faciliter le retour dans le Reich, sous la condition toutefois qu’ils satisfassent aux exigences des lois raciales hitlériennes (…) La Commission allemande ne s’est préoccupé que des prestataires aryens; l’installation et l’organisation des camps de prestataires n’ont pas retenu son attention. Au cours de chacune de ces visites, la Commission Kundt s’adressait d’abord aux ressortissants de nationalité allemande (Reichsdeutsche) en particulier à ceux de nationalité polonaise ou tchèque. En ce qui concerne les Allemands Lorrains, la thèse allemande est que ceux-ci appartiennent à la communauté germanique (Volksdeutsche), et à ce titre ils ont été interrogés dans les mêmes conditions que les autres étrangers de race allemande (…) Les Allemands paraissaient avoir une liste d’individus qu’ils soupçonnaient d’avoir travaillé contre eux et qu’ils ont sans doute l’intention de se faire livrer conformément aux clauses de l’Armistice. La Gestapo recherchait visiblement certains hommes politiques des partis social-démocrate et communiste, qu’elle paraissait très désappointée de n’avoir pas trouvé dans les camps de prestataires. On peut penser enfin que la Commission a cherché à établir les premières bases d’une organisation allemande de renseignements en France, comme le régime nazi a su en créer dans presque tous les pays du monde. Cette organisation, sous des apparences inoffensives au début, deviendrait ultérieurement un vaste réseau d’agents de renseignements chargés d’informer le Gouvernement de Berlin sur tous les événements de France tant au point de vue politique que militaire ». (23)
Le 14 octobre 1940, le capitaine Daguet annonce : « qu’il n’existe plus actuellement aucun Alsacien-Lorrain dans le Centre de séjour surveillé du Château du Sablou », et précise: « 4 se sont évadés, entre le 5 et le 22 août, soit avant le passage de la commission Kundt; 1 a été libéré par la commission et autorisé à rentrer en Lorraine avec sa famille; 8 ont quitté Le Sablou, le 7 septembre, pour être remis aux autorités allemandes; 17 ne sont pas rentrés au camp à l’expiration de leur permission accordée en accord avec la commission Kundt; 1 s’est évadé de l’hôpital de Périgueux où il était en traitement ; 20 ont été remis aux autorités allemandes, le 14 octobre, dont un venait de l’hôpital de Lanmary ».

Sources :
22 Archives nationales, AJ/41/507.
23 Ibidem.


 
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