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  Histoire, Culture, Traditions > Histoire > L'internement des "Indésirables Français” au Sablou
  L’internement
des “Indésirables Français”
au château du Sablou

Le camp du Château du Sablou

Le château du Sablou a été bâti au XVIIIe siècle, sur une terrasse rocheuse émergeant de la forêt, face au village de Fanlac, village rendu célèbre par Jacquou le Croquant, héros du célèbre roman d’Eugène Le Roy. À la fin du xixe siècle, le château est la propriété d’Edmond de Floirac et de son épouse, Marthe de La Sablière. En 1940, le château du Sablou appartient à Henri-René Bardin, négociant parisien. La réquisition du lieu par le préfet s’explique par l’isolement de cette propriété de 130 hectares : « Cachée dans la forêt Barade, c’est un endroit sûr pour parquer des détenus sans éveiller curiosité et soupçons ».(2)

Le Sablou


 
  .: Au Sommaire
  A Introduction
A Le camp du Sablou
A Le commandement
A La population pénitentiaire
A Gros plan sur 18 Périgordins
A L’état d’esprit des internés
A La solidarité s'organise
A Relations avec l'extérieur
A Visite de la commission allemande Kundt
A Mise en place progressive de “mesures de bienveillance”
A Fermeture du camp et transfert des internés
A Devenir du Sablou et de ses "indésirables"
A Polémique autour d'une plaque commémorative
A Situation du Parti communiste français en septembre 1939

Sous le pseudonyme de Paul d’Hérama, l’instituteur Paul Caillaud relate son arrivée au Sablou (3). Au début du mois de juin 1940, lui et ses compagnons d’infortune arrivent en gare de Montignac, en provenance de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré : « Après la traversée de la ville, ce fut l’ascension sur les hauteurs dominant le paysage, par une route en lacet (…) Au bout de quelques kilomètres, au sein d’un massif imposant de hauts arbres, le château du Sablou nous apparut, spacieux bâtiment rectangulaire de deux étages, couvert d’ardoises. Un large espace, transformé en jardin, bordait sa façade, donnant à l’est ; à l’ouest, c’était la cour des internés, avec une citerne au centre, et une aile de dépendances, jadis granges ou écuries, aujourd’hui logements pour surveillés politiques. À l’angle nord des constructions, se dressait une modeste tour reliée à une aile courte de bâtisses, dont les fondations descendaient très bas, formant trois étages en bordure du promontoire où se perchait Le Sablou. Des fils de fer barbelés, cette fois, et non des remparts, nous séparaient du reste du monde. (…) Épaisses, hautes, les rangées de barbelés étaient longées par un chemin de ronde où, jour et nuit, cinq sentinelles veillaient, fusil chargé et baïonnette au canon, sans compter le fonctionnaire de garde dans la guérite de l’entrée. Tout proche se tenait le poste de police [poste de garde], occupé par de jeunes militaires de l’active ».(4)
La capacité du Sablou est de 225 à 250 internés. « Ce dernier chiffre ne semble pas devoir être dépassé, en raison de l’exiguïté des locaux utiles – explique le commissaire spécial Antz – surtout si l’on tient compte du fait qu’il y a également à loger une trentaine de personnes appartenant aux effectifs d’administration et de surveillance et que certains locaux utilisés pendant l’été ne pourront pas l’être pendant la mauvaise saison ».

Sources :
2 Jacques Lagrange, “Des internés politiques en Périgord en 1940”, Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, Tome CXVII, 1990, p. 69.
3 Paul d’Hérama, Tournant dangereux – Mémoires d’un déporté politique en Afrique du Nord (1940-1945), imprimerie Jean Foucher & Cie, La Rochelle, 1957. Paul Caillaud, alias Paul d’Hérama, est arrêté au mois de mai 1940, en tant que “Président du Comité cantonal de Surgères contre le fascisme et la guerre”. Interné politique au Sablou, il est transféré dans l’un des camps français d’Afrique du Nord où il reste détenu jusqu’en mars 1945. Exclu du parti communiste peu après, il conclut ainsi son récit : “Aussi, la conscience en paix – et sans haine – je fus soulagé de sentir mon esprit vraiment libéré et de retrouver, enfin, mon libre arbitre…”
4 Archives départementales de la Dordogne (AD 24), 1 W 1837. Sauf indication contraire, les sources citées sont toutes issues de cette cote d’archive.



 
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