Les
13 appellations
du vignoble bergeracois
L’AOC
Monbazillac
Découvrez
les producteurs de MonbazillacIl est
issu d'un terroir aux sols argilo-calcaires de 3 600 hectares établi
sur cinq communes.
Connu depuis
le XIVe siècle, le Monbazillac est l'un des plus célèbres vins
liquoreux de France. Les Hollandais
le découvrirent dès le XVIIème siècle,
lorsque de nombreux huguenots bergeracois, chassés
par la révocation de l'Edit de Nantes (16 octobre 1685),
s'expatrièrent vers ce pays. L'engouement des Hollandais pour
ce vin fit la fortune des vignerons périgourdins.
Issus
de l’assemblage de trois cépages,
Sémillon, Sauvignon et Muscadelle, l’AOC Monbazillac
est sans aucun doute la figure de proue du vignoble Bergeracois
mais aussi l’un des plus célèbres liquoreux
de France. Il doit titrer au moins 14,5%vol (pour atteindre 18%vol
les bonnes années), et contenir de 30 à 100 grammes
de sucre résiduel. Il est vendangé manuellement,
par tries successives, en prenant bien soin de ne ramasser, à chaque « trie »,
que les grains parvenus à l’état de surmaturation,
lorsque des champignons commencent à les envelopper. Cette « pourriture
noble » (Botrytis Cinerea) est à l’origine
du goût unique de ce nectar et de sa fabuleuse couleur or
qui qui fonce avec le temps. Ces vins liquoreux
et gras possèdent une suavité toute
particulière, dominée par des arômes incomparables
de miel, d'acacia et de pêche, agrémentée par
des nuances d'agrumes et de mirabelles confits. On peut déguster
le Monbazillac jeune, mais il gagne toujours à vieillir
en cave. Le Monbazillac atteint sa maturité au bout de 3
ans, mais il peut se conserver un demi-siècle dans de bonnes
conditions de stockage. Un Monbazillac de 15 à 20 ans d’âge
révèle de subtils nuances de fruits et d’épices. C’est l’accompagnateur
habituel du foie gras et de l’apéritif, mais il fait également
merveille sur le melon, les poissons en sauce, les viandes blanches
et les
fromages à pâtes persillées, ou au dessert
(avec une crème à la rhubarbe et aux framboises par
exemple).
L'abus
d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer
avec modération.
Sources
: – Bergerac
et ses Vins, Marc-Henry Lemay, Éditions Féret, Bordeaux,
1994.
– Les vins de Bergerac, Le Périgord Pourpre, Michel Delpon, Éditions
Féret, Mérignac, 2002.
– Institut National des Appellelations d’Origines (INAO)
– Documentation de la Maison des Vins de Bergerac (CIVRB).