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Le Vignoble Bergeracois > Une brève histoire du vignoble Bergeracois

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du vignoble Bergeracois

Les origines de la viticulture en Périgord

Bien que le vin fut introduit en France par les Étrusques, vers le VIIe siècle avant notre ère, c’est bien sous la conquête romaine que la vigne connut son expansion en Gaule. Avant cette époque, le vin était généralement importé d’Italie, comme le prouvent les abondantes traces d’amphores vinaires que l’on a retrouvées dans toute la vallée de la Dordogne.
Mais dès le 1er siècle, les notables de Burdigalla (Bordeaux) appartenant à la peuplade celtique des Bituriges vivisques, décident de planter leur propre vignoble dans le Bordelais. Pour cela, ils firent appel à un cépage importé des Balkans, plus résistant au froid et donc mieux adapté aux terroirs et au climat océanique de la région. Ce cépage baptisé Biturica, du nom d’une tribu gauloise, se révéla être le lointain ancêtre du cabernet-sauvignon qui fait encore la réputation du vignoble Bordelais.
Très rapidement, ces vignerons surdoués développèrent une culture prospère qui s’étendra à l’ensemble de la Gaule, et même bien au-delà. Toutefois, après la chute de l'Empire romain, les différentes invasions de Barbares et autres Sarrazins (qui n'étaient pas consommateurs de vin) ne favorisèrent pas le développement de la vigne. Mais c’est en partie grâce aux moines que la viticulture perdura, le vin de messe étant indispensable aux sacrements de l'Église chrétienne. C’est donc aux alentours des monastères et des abbayes que les vignes se cantonnèrent durant des siècles et que la viticulture continua de prospérer et de s'enrichir d'un savoir-faire dont nos actuels vignerons sont les dignes héritiers.

 
  .: Au Sommaire
 

Présentation du vignoble
Histoire de la viticulture
Les 5 AOC Bergerac
Les 4 AOC Montravel
L’AOC Pécharmant
L’AOC Rosette
L’AOC Monbazillac
L’AOC Saussignac
Principe de vinification
Circuits-Découverte


  C’est ainsi qu’en 1080, les moines bénédictins installent leur prieuré et entreprirent dès le XIIe de cultiver la vigne à Bergerac et sur les coteaux de Monbazillac. La légende leur attribue la découverte fortuite de la «pourriture noble» : trop occupés ailleurs, les moines auraient délaissé leurs vignes laissant le Botrytis Cinerea s’y développer. Refusant ensuite de perdre la récolte, ils auraient involontairement découvert les vertus de la surmaturation qui est à l’origine du Monbazillac.
 
XIIe siècle : L'Angleterre et la naissance d'un grand vignoble commercial

  En 1152, lors de son mariage avec Henri II Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, Aliénor d’Aquitaine arracha ses possessions au roi de France en faisant de l’Aquitaine une terre anglaise. C’est alors que commença le commerce des vins vers l’Angleterre. En 1254, Henri III, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, cherchant à s’assurer la fidélité des bergeracois, accorda à ses habitants le privilège d’expédier leurs vins au port de Libourne sans avoir à supporter la moindre entrave de la part des concurrents bordelais. Ils furent également exempté de la «prise des vins», l’une des taxes levées à l’importation en Angleterre, encouragement royal à approvisionner de leurs vins le marché anglais. Les vins de Bergerac profitèrent pendant trois siècles de ce commerce maritime très actif que favorisait l'occupation anglaise. La cité devient alors un important centre de rassemblement et de commercialisation pour les vins de la région.
Après le départ des Anglais, les bourgeois de la ville voulurent conserver leurs prérogatives. Mais pendant des siècles, les consuls ont ferraillé devant les cours de justice pour que leurs tonneaux puissent descendre la Dordogne sans être inquiétés par les gabelous bordelais rétifs aux lois de la concurrence. Il fallut attendre François Ier pour que les droits de péage perçus par les Girondins soient abolis.
 
Une nouvelle ère commerciale

  Après la période troublée de la Guerre de Cent Ans, le Périgord connaît enfin une nouvelle période de prospérité favorable aux commerces du vin. Le protestantisme s'implante alors en Sud Dordogne. Pour négocier avec la royauté, Henri de Navarre (futur roi Henri IV) installe son état-major à Bergerac tout en s'appuyant sur les personnages influents du Périgord dont Montaigne, La Boëtie, Jacques Nompar de Caumont. La ville devient alors un foyer intellectuel de toute première importance.
Suite à la révocation de l’Édit de Nantes, à la fin du XVIIe siècle, une nouvelle ère commerciale débute avec l'apparition de nouveaux clients : les Hollandais, ou plutôt les expatriés huguenots réfugiés en Flandres. C’est à cette époque que bon nombre de vins, notamment blancs, sont commercialisés : ce sont les fameuses Marques Hollandaises.
 
Crise et prospérité

  La culture de la vigne étant la plus rémunératrice pour les gens de la terre, le vignoble occupait au début du XIXe tout le département de la Dordogne. Il y avait beaucoup de mauvaises piquettes ; mais on trouvait également de bons vins, et pas seulement dans le Bergeracois. On a gardé le souvenir des vins de Domme, de Brantôme, de Sorges, de Saint-Léon-de-Vézère, de Savignac-les-Églises, Excideuil, Saint-Pantaly-d’Excideuil, Verteillac, Rossignol, Vanxains, Saint-Martin-le-Pins ou Montignac.
À la fin du XIXe, le vignoble bergeracois n’est pas passé au travers de la terrible épidémie de phylloxéra qui dévaste les vignes européennes. Ici comme ailleurs, le puceron venu d’Amérique a transformé ceps et sarments en fagots. Seul le greffage des cépages européens sur des pieds «porte-greffes» américains (vitis riparia, vitis rupestris) résistant au parasite permet, dans la première moitié du XXe siècle, le sauvetage et la restauration des vignobles d'Europe.
Si la vigne a fini par renaître, jamais elle n’a reconquis les arpents perdus. Actuellement, elle couvre à peine vingt mille hectares, soit six fois moins qu’il y a un siècle.
La seconde moitié du XXe siècle est caractérisée par de nombreux progrès techniques et l'essor de l'œnologie moderne. Les moyens ainsi mis en place permettent à l'économie viticole, notamment en France, de surmonter la crise de la première moitié du siècle, née du durcissement de la concurrence, des fraudes et de la surproduction. Instauré dans les années trente, le système français d'appellation d'origine contrôlée (AOC) constitue une réponse satisfaisante et largement imitée.
 
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.



Sources :
– Bergerac et ses Vins, Marc-Henry Lemay, Éditions Féret, Bordeaux, 1994.
– Les vins de Bergerac, Le Périgord Pourpre, Michel Delpon, Éditions Féret, Mérignac, 2002.
– Institut National des Appellelations d’Origines (INAO)
– Documentation de la Maison des Vins de Bergerac (CIVRB).

 
 
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