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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
Hautefort, Montpon-Ménestérol, Saint-Astier, Mussidan, Vergt,
Terrasson, Thenon, Montignac, Le Bugue, Issigeac, Beaumont du Périgord,
Sigoulès, Eymet,
Monpazier, Lalinde, Les Eyzies, Le Buisson de Cadouin, Monbazillac,
Montignac, Beynac, La Roque Gageac, Domme, Saint-Cyprien, Belvès,
Villefranche du Périgord... |
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Le
Vignoble Bergeracois > Une
brève histoire du vignoble Bergeracois |
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Une
brève histoire
du vignoble Bergeracois
Les
origines de la viticulture en Périgord
Bien
que le vin fut introduit en France par les Étrusques, vers
le VIIe siècle avant notre ère, c’est bien sous
la conquête romaine que la vigne connut son expansion en Gaule.
Avant cette époque, le vin était généralement
importé d’Italie, comme le prouvent les abondantes traces
d’amphores vinaires que l’on a retrouvées dans
toute la vallée de la Dordogne.
Mais dès le
1er siècle, les notables de Burdigalla (Bordeaux) appartenant à la
peuplade celtique des Bituriges vivisques, décident de planter
leur propre vignoble dans le Bordelais. Pour cela, ils firent
appel à un
cépage importé des Balkans, plus résistant
au froid et donc mieux adapté aux terroirs et au climat
océanique de la région. Ce cépage baptisé Biturica,
du nom d’une tribu gauloise, se révéla être
le lointain ancêtre du cabernet-sauvignon qui fait encore
la réputation du vignoble Bordelais.
Très rapidement, ces vignerons
surdoués développèrent une culture prospère qui s’étendra à l’ensemble
de la Gaule, et même bien au-delà. Toutefois, après la chute
de
l'Empire romain, les différentes invasions de Barbares et autres Sarrazins
(qui
n'étaient pas consommateurs de vin) ne favorisèrent pas le développement
de la vigne.
Mais
c’est
en partie grâce aux moines que la viticulture perdura, le vin de messe étant
indispensable aux sacrements de l'Église chrétienne. C’est
donc aux alentours des monastères et des abbayes que les vignes se cantonnèrent
durant des siècles et que la viticulture continua de prospérer
et de s'enrichir d'un savoir-faire dont nos actuels vignerons sont les dignes
héritiers.
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C’est
ainsi qu’en 1080, les moines bénédictins
installent leur prieuré et entreprirent dès le
XIIe de cultiver la vigne à Bergerac et sur les coteaux
de Monbazillac. La légende leur attribue la découverte
fortuite de la «pourriture noble» : trop occupés ailleurs,
les moines auraient délaissé leurs vignes laissant
le Botrytis Cinerea s’y développer. Refusant ensuite
de perdre la récolte, ils auraient involontairement
découvert les vertus de la surmaturation qui est à l’origine
du Monbazillac. |
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XIIe
siècle : L'Angleterre et la naissance d'un grand vignoble
commercial
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En
1152, lors de son mariage avec Henri II Plantagenêt, futur
roi d’Angleterre, Aliénor d’Aquitaine arracha
ses possessions au roi de France en faisant de l’Aquitaine
une terre anglaise. C’est alors que commença le commerce
des vins vers l’Angleterre. En 1254, Henri III, roi d’Angleterre
et duc d’Aquitaine, cherchant à s’assurer la
fidélité des bergeracois, accorda à ses habitants
le privilège d’expédier leurs vins au port
de Libourne sans avoir à supporter la moindre entrave de
la part des concurrents bordelais. Ils furent également
exempté de la «prise des vins», l’une
des taxes levées à l’importation en Angleterre,
encouragement royal à approvisionner de leurs vins le marché anglais.
Les vins de Bergerac
profitèrent pendant trois siècles de ce commerce
maritime très actif que favorisait l'occupation anglaise.
La cité devient alors un important centre de rassemblement
et de commercialisation pour les vins de la région.
Après le départ
des Anglais, les bourgeois de la ville voulurent conserver leurs
prérogatives. Mais pendant des siècles, les consuls
ont ferraillé devant les cours de justice pour que leurs
tonneaux puissent descendre la Dordogne sans être inquiétés
par les gabelous bordelais rétifs aux lois de la concurrence.
Il fallut attendre François Ier pour que les droits de péage
perçus par les Girondins soient abolis. |
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Une
nouvelle ère commerciale
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Après
la période troublée de la Guerre de Cent Ans, le
Périgord
connaît enfin une nouvelle période de prospérité favorable
aux commerces du vin. Le protestantisme s'implante alors en Sud
Dordogne. Pour négocier avec la royauté, Henri de
Navarre (futur roi Henri IV) installe son état-major à Bergerac
tout en s'appuyant sur les personnages influents du Périgord
dont Montaigne, La Boëtie, Jacques Nompar de Caumont. La ville
devient alors un foyer intellectuel de toute première importance.
Suite à la
révocation de l’Édit de Nantes, à la
fin du XVIIe siècle, une nouvelle ère commerciale
débute avec l'apparition de nouveaux clients : les Hollandais,
ou plutôt les expatriés huguenots réfugiés
en Flandres. C’est à cette époque que bon nombre
de vins, notamment blancs, sont commercialisés : ce sont
les fameuses Marques Hollandaises. |
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Crise
et prospérité
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La
culture de la vigne étant la plus rémunératrice
pour les gens de la terre, le vignoble occupait au début
du XIXe tout le département de la Dordogne. Il y avait beaucoup
de mauvaises piquettes ; mais on trouvait également de bons
vins, et pas seulement dans le Bergeracois. On a gardé le
souvenir des vins de Domme, de Brantôme, de Sorges, de Saint-Léon-de-Vézère,
de Savignac-les-Églises, Excideuil, Saint-Pantaly-d’Excideuil,
Verteillac, Rossignol, Vanxains, Saint-Martin-le-Pins ou Montignac.
À la fin du XIXe, le vignoble
bergeracois n’est pas passé au
travers de la terrible épidémie de phylloxéra qui dévaste
les vignes européennes. Ici comme ailleurs, le puceron venu d’Amérique
a transformé ceps et sarments en fagots. Seul le greffage des cépages
européens sur des pieds «porte-greffes» américains
(vitis riparia, vitis rupestris) résistant au parasite permet, dans la
première moitié du XXe siècle, le sauvetage et la restauration
des vignobles d'Europe.
Si la vigne a fini par renaître,
jamais elle n’a reconquis les arpents
perdus. Actuellement, elle couvre à peine vingt mille hectares, soit six
fois moins qu’il y a un siècle.
La seconde moitié du XXe
siècle est caractérisée
par de nombreux progrès techniques et l'essor de l'œnologie moderne.
Les moyens ainsi mis en place permettent à l'économie viticole,
notamment en France, de surmonter la crise de la première moitié du
siècle, née du durcissement de la concurrence, des fraudes et de
la surproduction. Instauré dans les années trente, le système
français d'appellation d'origine contrôlée (AOC) constitue
une réponse satisfaisante et largement imitée.
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L'abus
d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer
avec modération.
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Sources
:
– Bergerac
et ses Vins, Marc-Henry Lemay, Éditions Féret, Bordeaux,
1994.
– Les vins de Bergerac, Le Périgord Pourpre, Michel Delpon, Éditions
Féret, Mérignac, 2002.
– Institut National des Appellelations d’Origines (INAO)
– Documentation de la Maison des Vins de Bergerac (CIVRB). |
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