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  Une réalisation Création Lambert
   
  La Noix du Périgord
  La Route de la Noix,
à la découverte d’un terroir

Communication de Titia Carrizey-Jasick publiée dans le n°181 du Journal du Périgord. Photos : T.C.-J. et D.R.

Fruit historique et emblématique d’un triangle dont les sommets s’enracinent aux confins de trois départements et de trois régions, la Noix du Périgord parle de l’histoire des hommes et de la terre qui la font vivre. Suivez la route...

Serait-il présomptueux d’affirmer que le Périgord est à la noix ce que la vallée du Grand Rift de l’Est africain est à l’humanité ? Peut-être pas… Si aujourd’hui le noyer est bel et bien devenu l’un des arbres les plus emblématiques de la région, il semble que sa ramure majestueuse comme les bienfaits nutritionnels de ses fruits n’étaient pas inconnus de nos lointains ancêtres du Paléolithique supérieur. C’est du moins ce que tendent à prouver les vestiges de noix découverts sur le gisement du Peyrat, près de Terrasson-Lavilledieu, au coeur d’une habitation azilienne remontant à - 17 000 ans avant Jésus-Christ.
On peut donc supposer que le Périgord est au moins avec humilité l’un des berceaux des précieuses coques, devenues ici au fil des siècles un symbole économique fort. Une très longue histoire reprise depuis quelques années par la création de la “Route de la Noix”. Entre Lot, Corrèze et Dordogne, aux confins des régions Midi-Pyrénées, Limousin et Aquitaine, au long de la Rivière Espérance enfin, dont elle approche ou longe le cours, la route dévoile tous les secrets d’un terroir recomposé autour d’une même harmonie nucicole.

 
  .: Au Sommaire
  Présentation
De moulins en distilleries
4 variétés
Les producteurs jouent le jeu
L'Ecomusée de la noix

Noix du Périgord
Pour 100 g de cerneaux: 93 mg de calcium, 159 mg de magnésium, vitamines (E, B1, B2), zinc, cuivre et fer. La noix et en outre riche en acides gras poly insaturés. 12 % d’Oméga 3 et 60 % d’Oméga 6, soit l’apport idéal préconisé par les nutritionnsites.
  Noix du Périgord  
Cerneaux de noix du Périgord
 

Il était une fois…
Mais avant de partir flâner à l’ombre des noiseraies, laissons nous conter par le Syndicat professionnel de défense de la Noix et du Cerneau du Périgord comment la noix a gagné ses lettres de noblesses. « Sa valeur était telle que, déjà au Xe siècle, les paysans acquittaient leurs dettes en setiers de noix », affirment les historiens. « Au XIIIe siècle en Périgord, les baux étaient versés en huile de noix (alors considérée comme un bien aussi précieux que l’or) à l’abbaye cistercienne de Dalon. C’est d’ailleurs l’huile qui contribua en premier lieu à la fortune du pays, au travers d’utilisations multiples. Elle permettait d’éclairer les humbles masures et les cathédrales, faisait le bonheur des peintres et celui des belles qui s’en savonnaient le corps et, en 1730, la grande majorité des paysans n’utilisait que celleci pour la cuisine. »
« Dès le XVIIe siècle, le commerce de l’huile de noix se développe à l’export, via Bordeaux, vers la Hollande, la Grande- Bretagne et l’Allemagne. Sur la Dordogne, le trafic est intense : les gabares transportent l’huile, mais aussi les grumes de noyers et les noix, du port fluvial de Souillac jusqu’à Libourne, où l’un des quais a gardé le nom de « Port des Noyers ». Si le noyer connaît alors une forte expansion dans toute la France, la noix fait surtout l’objet d’un vrai commerce dans le Sud-Ouest. Les grands froids de 1830 portent cependant un coup sérieux aux vergers. Puis l’avènement de nouvelles oléagineuses, à l’image du colza, et l’arrivée des huiles tropicales annoncent le déclin du commerce de l’huile de noix, en pleine disgrâce à la fin du XIXe siècle.
Le négoce se diversifie alors et le Sarladais se spécialise dans le cerneau avec une variété à coque tendre, la grandjean, pour des exportations à destination de l’Angleterre et des États-Unis. En 1950, la filière se mobilise et crée de nouvelles noiseraies, en introduisant la franquette dans le bassin de production. Ici et là près du cantou, une pierre sur les genoux et la “tricotte” en main, on réitère encore de nos jours les gestes d’autrefois de l’énoisage pour extraire les délicats cerneaux de leur coquille ingrate et conférer à ces derniers une qualité irréprochable.

Noix du Périgord

Plus de 7 000 hectares
Comme celle de Grenoble, la noix du Périgord peut s’enorgueillir depuis 2002 de l’obtention d’une appellation d’origine contrôlée (AOC) et de son équivalence à l’échelle européenne, pour les noix coques comme pour leurs cerneaux. Et en à la matière, le “Périgord” prend quelques libertés avec les frontières administratives pour laisser s’exprimer la nature en constituant un terroir unique et authentique.
« Le noyer prospère essentiellement sur des sols argilo-calcaires du secondaire : terrains du Jurassique et du Crétacé à 90 %. Il se développe également sur des schistes fissurés ou gneiss plus compacts, au niveau des premiers contreforts du Massif central », expliquent les géologues et les techniciens. « Sensible au gel, le noyer est soit abrité dans les vallées, soit exposé sur des coteaux à moins de 500 mètres d’altitude, dans des sols bien drainés, suffisamment profonds. Dans l’idéal, il doit jouir d’un climat à la température moyenne annuelle supérieure à 10,5 °C et bénéficier d’une pluviométrie moyenne annuelle supérieure à 750 mm. »
Des conditions remplies par le bassin de production retenu en AOC, à savoir 297 communes en Dordogne, 181 dans le Lot, 80 en Corrèze et 20 en Charente, soit un peu plus de 7000 hectares.
Pour exemple, ce terroir qui aura commercialisé en AOC pour la campagne 2008-2009, 2775 tonnes (équivalent sec), avec une forte demande émanant d’Espagne.

Un outil de communication
Fortune de passé, enjeu pour demain, la noix fait partie intégrante du paysage patrimonial, économique et humain du pays. Il s’agissait de mettre ses atouts sur le devant de la scène au travers d’un schéma de communication et de valorisation digne de l’AOC. C’est ainsi que naissait, en 2003, la « Route de la Noix du Périgord », un outil capable d’assurer sur cette thématique la promotion touristique du territoire, à l’intention des visiteurs comme des autochtones.
« Un projet qui s’est avéré complexe à mettre en place en raison de ses spécificités géographiques », reconnaît Carmen Castro, animatrice de la Route au Syndicat de défense de la noix. « Nous sommes cependant parvenus à établir une charte de qualité à laquelle ont adhéré une cinquantaine de partenaires : producteurs, moulins à huile, distilleries, restaurants, fermes auberges, musées et artisans d’art jalonnent aujourd’hui les différents itinéraires reliant les trois départements de la route. » Un réseau qu’il s’agit de faire vivre au quotidien, notamment en s’appuyant sur le partenariat des offices de tourisme et en créant des animations.
« Des relais tout à fait appropriés en ce qui concerne la dynamique de la démarche », poursuit C. Castro. « L’office de Beaulieu en Corrèze organise une randonnée de la noix fin septembre et celui de Martel dans le Lot collabore avec la station expérimentale de Creysse pour des visites des vergers et la découverte des programmes de recherche durant l’été. Efficacité également du côté du Comité départemental du tourisme de la Dordogne pour une promotion internationale du circuit au travers des différents salons de l’année. La pérennité de la Route de la Noix représente un travail permanent avec la mise en relation constante des différents acteurs. »
Tout au long de la route et au fil des saisons, il sera ainsi agréable de mesurer les bienfaits diététiques de la noix du Périgord auprès des restaurateurs avec des menus spécifiques, juger de son omniprésence dans la région au travers de circuits pédestres l’associant à d’autres emblèmes locaux comme le patrimoine, la pomme du limousin ou encore la truffe. Par ailleurs, et au même titre que le pruneau d’Agen, les melons du Quercy, le chasselas de Moissac ou l’ail blanc de Lomagne, en partenariat avec la région Midi-Pyrénées, un camion marqué aux couleurs de la noix du Périgord sillonne les routes de France et de Navarre.
Enfin, le Syndicat prépare depuis plusieurs mois un grand événement: les 21 et 22 août 2010 à Terrasson-Lavilledieu en Dordogne, la noix tiendra un grand forum à l’intention du public comme des professionnels de la filière. Au programme, des conférences, un village expo (matériel, produits dérivés), des rendez-vous gourmands, une soirée spectacle. La mobilisation est générale pour faire de ce nouveau projet une étape marquante de la route.


 
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