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Edition
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
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Découvertes
> Sites > Châteaux
en Périgord > Le château féodal |
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Les
Châteaux :
Le château féodal
Au
XIIe siècle, l'emploi de la pierre va se généraliser
avec l'augmentation de l'insécurité et la montée
de petits potentats locaux, même si le bois continue d'être
utilisé pour certaines parties. On peut dès lors parler
d'architecture castrale, comportant des éléments architecturaux
caractéristiques. De puissants murs crénelés
et talutés seront épaulés par des tours coiffées
de galeries de bois nommés hourds et, plus tard, de mâchicoulis
et de bretèches (guérites). Entre le XIIe et le XIIIe,
les tours carrées seront remplacées par des tours circulaires
ou polygonales qui faciliteront la défense du château.
Les murs seront percées d'archères en raison de l'emploi
de l'arbalète. Contre les travaux de sape, la base des murailles
sera élargie permettant du même coup aux traits de ricocher.
Des fossés profonds, seront mis en eau chaque fois que cela
sera possible (on parlera alors de douves). La défense des
portes, points faibles des remparts, fera l'objet d'un soin particulier.
Elles seront équipées de herses, de grilles de bois
ou de fer, coulissant de haut en bas. Le pont-levis permettra de filtrer
les entrées indésirables et d'isoler totalement la courtine
de l'extérieur. Il sera souvent flanqué de deux tours
et parfois même d'un châtelet d'entrée sophistiqué.
Les architectes multiplieront les enceintes (deux, parfois trois),
et renforceront chacun des éléments : les courtines
et les tours seront de plus en plus hautes et épaisses. L'épaisseur
permettra de se protéger contre les sapes et l'artillerie (catapultes,
et à partir du XVe siècle, bombardes), la hauteur permettra
d'empêcher l'assaut par des échelles. |
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Forteresse
féodale de Beynac |
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Il
est évident que l'architecture castrale a évolué
parallèlement aux techniques de siège, l'artillerie
venant bouleverser les règles guerrières et défensives.
De ce fait, il devient nécessaire d'opter pour une stratégie
offensive. Et pour cela, on se mit à construire des édifices
plus massifs caractérisés par la réduction
des angles, l'apparition de tours circulaires et de barbacanes,
le percement d'archères. Certaines tours s'armeront même
de canonnières, comme au château de Castelnaud. La
défense se concentrera alors dans les parties hautes de l'enceinte,
reliées par un chemin de ronde.
Mais, à
la fin du Moyen Âge, le château fort touche à
ses limites techniques : le coût de ces constructions devient
prohibitif et, seuls les plus grands princes peuvent encore en financer.
De toute façon, les progrès de l'artillerie à
poudre rendent obsolètes les hautes murailles. Au XIVe siècle,
le château va donc s'humaniser peu à peu, tout d'abord
à l'intérieur de ses murailles (la disposition des
salles témoigne d'une recherche nouvelle du confort et de
la lumière), puis au XVe siècle, à l'extérieur,
avec l'abandon des défenses médiévales
Sources
:
- Dictionnaire des châteaux du Périgord,
Guy Penaud, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie,
Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
-
Connaître les châteaux du Périgord, Dominique
Audrerie, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1997.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions
des Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère
de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture
et du Patrimoine.
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