Dordogne Périgord : Hébergements de vacances en Dordogne Périgord (hotel, camping, gite, chambre d'hotes)
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  Une réalisation Création Lambert
   
  Découvertes > Cités en Périgord > Villes et villages > Thonac
  Thonac,
Et au-delà coule une rivière…
Communication de Titia Carrizey-Jasick
publiée dans le n°128 du Journal du Périgord.


Un peu d'histoire

La Préhistoire en immersion
Depuis 1983, la Semitour a fait du parc du Thot un complément ludique de la visite de Lascaux II. Le site développe ainsi, pour répondre à la curiosité des visiteurs, toutes les facettes de la vie quotidienne de l’Homo sapiens et son lien vital avec le monde animal. Avec les nouveaux aménagements inaugurés en 2005 et un parc animalier étonnant, les lieux forment un centre d’interprétation de la Préhistoire où sont mises en scène, à destination de tous les publics, les découvertes et les connaissances scientifiques avérées à ce jour.
Propriété du département de la Dordogne, le Thot apporte donc lui aussi une certaine aura au village avec par exemple quatre fac-similés majeurs de Lascaux (non reproduits à Montignac), la reconstitution d’un campement paléolithique et des animaux vivants qui descendent directement des espèces représentées sur les parois des grands sites ornés: rennes, bisons d’Europe, aurochs, chevaux de Przewalski et tarpans, bouquetins, cerfs, daims, etc. Enfin, si le musée offre un large panorama sur les techniques de l’art franco cantabrique ainsi qu’une approche du monde souterrain et de son exploitation par l’homme, deux espaces pédagogiques sont accessibles sur réservation. Le module d’art pariétal et celui de fouilles qui permettent respectivement d’initier aux subtilités de la peinture rupestre et à la recherche archéologique ont reçu depuis leur mise en place un grand nombre de groupes prêts pour une grande aventure au travers des âges.

 
  .: Au Sommaire
  Présentation
Un peu d'histoire
Une halte accueillante
Une identité retrouvée
Des projets à encadrer

Le parc du Thot est ouvert toute l’année sauf en janvier, tous les jours sauf le lundi en février, mars, novembre et décembre.

Renseignements : 0553507044
(0553056560 pour les groupes)
Courriel: contact@semitour.com – Internet: www.semitour.com.

Château de Losse

Le Château de Losse
   
  Château de Losse
 
Le Château de Losse
 

Entre Moyen âge et Renaissance
B
elcayre, Vermondie et Losse: des trois châteaux qui ont marqué l’histoire de la paroisse et traversé les siècles, le dernier est assurément le plus connu et le seul à être ouvert à la visite. Comme Belcayre à la frontière de Saint-Léon-sur-Vézère, il surplombe plus en amont la rive droite de la Vézère et la construction qui a conservé toute sa splendeur au troisième millénaire avait, à son origine, pris place dans une forteresse médiévale dont la fondation remonte probablement au XIVe siècle.
Classé monument historique depuis 1934, le château de Losse est l’une des places majeures de la vallée et doit son panache à Jean II de Losse (1504-1580), homme de guerre qui se distingua entre autres auprès de François 1er, de François II, du jeune prince de Béarn futur Henri IV dont il fût chargé de l’éducation, de Charles IX lors des guerres de Religions et lorsqu’il rendit Montignac aux catholiques. C’est lui, fort de son expérience en terme de fortifications, qui apporta de profondes modifications aux lieux pour les adapter aux moyens de défense de l’époque tout en lui conférant les élégants caractères architecturaux de la Renaissance. Défendu par le châtelet à la toiture de lauze, plus grand ouvrage de ce genre en Périgord, l’accès au château est également surveillé de l’échauguette en encorbellement sur la muraille, au-dessus de la douve. Les systèmes défensifs du pourtour contrastent dès l’entrée dans la cour d’honneur avec la simplicité d’une demeure aux pierres de calcaire blond: un joyau Renaissance serti dans un écrin médiéval. Les jardins intra muros, scandés par des cyprès aux allures de Toscane, les chambres de verdure en terrasse ornées de plantes parfumées apporte une grande sérénité et le grand logis abrite un remarquable mobilier des XVIe et XVIIe siècles.
Un décor idéal pour le cinéma. D’ailleurs, le site a déjà reçu de nombreuses équipes de tournage, notamment pour Cinderella, Les Dames Galantes et la première version de Jacquou le Croquant. Le château de Losse reçoit 30000 visiteurs par an et sa notoriété rejaillit sur Thonac.
Il est ouvert au public tous les jours du 15 avril au 30 septembre; en avril, mai et septembre de 11 à18 heures; en juin, juillet et août de 10 à 19 heures. Renseignements: 0553508008 – Courriel: chateaudelosse24@yahoo.fr – Internet: www.chateaudelosse.com.

   
 

La tour penchée des amoureux
Située sur les hauteurs du village, la “Tour penchée de la Vermondie” faisait probablement partie intégrante du système des points de guet mis en place pour la surveillance de la Vézère et est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques. Ici dite démantelée en 732 par les Sarrazins mais ailleurs se réclamant d’une construction au XIIIe siècle, elle fait aujourd’hui partie d’un superbe domaine privé qui longe la route reliant Plazac mais son inclinaison rappelle qu’elle abrita antan une bien jolie histoire d’amour dont les récits diffèrent selon les époques. En voici deux versions…
«
Autrefois, le seigneur de la Vermondie voulait marier sa fille Ermandine (ou Armandine) au riche seigneur de Losse mais la belle aimait un jeune troubadour et ne voulait pas du mariage décidé par son père. Furieux, ce dernier enferma l’amoureuse rebelle au sommet de la tour. Chaque jour, le troubadour venait jouer du luth au pied de la prison de la belle, jusqu’à ce que la grosse tour se penche jusqu’au sol pour permettre aux amoureux d’échanger le baiser des épousailles. » « Il y a longtemps, bien longtemps, languissait dans la tour du vieux Castel un prince infortuné. Or, chaque matin, sa jeune fiancée passait comme par aventure et levait ses beaux yeux vers la plus haute fenêtre. Tant implora la douce enfant qu’un jour la tour, émue, s’inclina si bas, si bas, que les deux jeunes amoureux purent échanger le baiser des épousailles. »

 

VermondieQuelle que soit l’identité des fiancés, une chose demeure certaine de nos jours: la tour de la Vermondie n’a jamais retrouvé depuis lors sa verticalité initiale…


Crédit photos : Journal du Périgord.


 
    © 2004 Création Lambert