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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
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Villefranche du Périgord... |
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Découvertes
> Cités en Périgord >
Bastides > Prémices
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Les
prémices
de la construction
des Bastides
Avant même
de commencer la construction d’une bastide, il fallait planifier
de nombreuses opérations qui se déroulaient selon un
processus précis. Parfois, cette phase préparatoire
durait plusieurs années.
Une enquête
préalable permettait de rechercher l’avis de personnages
compétents capables d’apprécier la faisabilité
et la pertinence d’un projet de construction. Parfois, il était
nécessaire de s’assurer de la validité des titres
de propriétés. Un compte rendu d’enquête
était rédigé et des réunions plénières
étaient organisées avant d’arrêter une décision.
Lorsque l’enquête était favorable ou que les difficultés
rencontrées avaient été aplanies, la fondation
débutait rapidement.
PREMIÈRE
ÉTAPE : LE CHOIX DU SITE
Le choix était
dicté par les considérations d’ordre économique,
politique et stratégique que nous avons évoquées
précédemment. Toutefois, dans certains cas, et lorsqu’il
s’agissait de terrains cédés, le lieu était
imposé. Le choix pouvait également être restreint
lorsque la bastide venait renforcer un centre de peuplement déjà
établi, comme ce fut le cas à Beaumont-du-Périgord.
Mais la plupart du temps, le choix exact du lieu s’effectuait
librement.
Quand l’aspect
militaire primait, les caractéristiques topographiques devenaient
importantes. Souvent, le choix se portait alors sur des hauteurs.
Lorsque l’aspect économique l’emportait, on choisissait
de préférence des sites placés sur de grands
axes de circulation terrestre ou fluviale, parfois les deux comme
à Lalinde
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DEUXIÈME
ÉTAPE : L’ACQUISITION DES TERRAINS
Parfois, le fondateur
était propriétaire des lieux, ce qui facilitait
les choses. Mais on avait le plus souvent recours à des
contrats d’association dits de «paréage»
ou pariage. Dans ces cas là, un contrat officiel, généralement
signé devant notaire, était conclu entre le propriétaire
du terrain — généralement un seigneur ou une
abbaye — et le fondateur de la future bastide. L’exploitation
du domaine devait se faire en commun, les charges et les bénéfices
étant partagés équitablement.
TROISIÈME
ÉTAPE : LE CÉRÉMONIAL
Une cérémonie
officielle appelé fixatio pali donnait le coup d’envoi
au rituel de construction. À cette occasion, un mât
appelé “pal” était planté au
centre de la bastide le jour de la proclamation d’un nouveau
peuplement. Il portait les armoiries du fondateur et marquait
ostensiblement la prise de possession de la nouvelle fondation.
Il est vraisemblable que le clergé bénissait l’emplacement.
À ce propos, l’acte de paréage de Trie (Hautes-Pyrénées)
précisait que «la communauté entre le roi
et les pariers existerait à partir du jour où le
pieu serait planté en signe de la nouvelle bastide, comme
il est d’usage constant dans toutes les nouvelles bastides
de la sénéchaussée de Toulouse».
Suivait alors la preconisatio ou proclamation des avantages au
cours de laquelle on lisait à haute voix la charte de communes.
Les crieurs publics parcouraient ensuite la campagne munis d’un
document sur lequel figuraient les franchises et autres avantages
promis.
QUATRIÈME ÉTAPE :
LE MARQUAGE DU TRACÉ AU SOL
Les “arpentins”
dessinaient le contour de la bastide sous la surveillance d’officiers
royaux. Cette opération est ainsi décrite dans un
document se rapportant à la fondation de Villefranche-d’Astrac
: «…à un jour fixé, la bastide est dessinée
sur le sol, au cordeau, dans tous ses détails : ses rues
droites, parallèles et perpendiculaires les unes aux autres,
aboutissent les unes aux autres et laissent au milieu de la place
un vaste quadrilatère…». Pour matérialiser
le tracé, on plaçait des bornes, on creusait des
fossés, et parfois, on dressait une palissade en bois pour
délimiter le contour.
Généralement, un procès-verbal d’arpentage
officialisait le partage.
CINQUIÈME
ÉTAPE : LA DIVISION DU TERROIR
Il s’agissait
de diviser le terroir en lots égaux affectés à
des vocations différentes.
Près du centre, il y avait tout d’abord les terrains
à bâtir d’environ 8 mètres sur 20 (8
m sur 24 à Beaumont) destinés aux habitations. Ils
étaient le plus souvent désignés sous le
terme de localium. Leur superficie était suffisante pour
aménager une cour et des dépendances. Suivant leur
importance, les bastides en comptaient entre 200 et 1000.
Un peu plus en retrait, mais toujours à l’intérieur
de l’enceinte, il y avait ensuite les jardins, généralement
appelés «cazals» ou «cazalères»
ou bien «courtils» lorsqu’il s’agissait
d’un potager. Bien souvent, il y en a autant que de maisons.
Leur superficie variait de cinq à sept ares.
À l’extérieur de l’enceinte, ils y avaient
les terres agricoles, d’une superficie d’environ cinq
à six hectares.
LES
18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez
les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes
:
MÉDIAS
La
carte des bastides en Périgord
Le
plan de la bastide de Monpazier
La
charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont
Sources
:
-
Connaître les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions
Sud Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest,
Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions
Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions
Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud,
Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie,
Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet
et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux,
2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions
des Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère
de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture
et du Patrimoine.
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