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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
Hautefort, Montpon-Ménestérol, Saint-Astier, Mussidan, Vergt,
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Découvertes
> Cités en Périgord >
Bastides > 18
bastides > St-Aulaye |
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18
bastides en Périgord
Saint-Aulaye
| Localisation |
| N°
INSEE Commune |
: |
376
|
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N° INSEE Canton |
: |
31
|
| Zone
touristique |
: |
Périgord
Vert
|
| Coordonnées
carte |
: |
B4
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| Toponymie |
| Cette
ancienne bastide portait sans doute le nom de Saint-Eulalie,
«Bastida de Sancta Eulalia», puis fut masculinisée
en Saint-Aulaye. |
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| Origine |
| Bastide
comtale. |
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| Date
de fondation |
| 1288 |
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| Fondateur |
| Edouard
Ier. |
|
| Réalisation |
| Pierre
Bermond, seigneur de Saint-Aulaye. |
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UN
BREF HISTORIQUE
Elle aurait
été fondée par Édouard II, sous le nom
de Sainte-Eulalie, avec l’aide des seigneurs locaux, Pierre
de Brémon et son fils. Le premier document qui mentionne la
bastide de Saint-Aulaye est une charte de franchises émanant
des chevaliers Brémond père et fils. Elle date du 12
décembre 1288, mais d'après ce texte, il semble évident
que sa fondation est antérieure à cette date. Cette
charte accorde certaines libertés encore restreintes aux habitants
de la bastide. Par exemple, ils devaient payer une taxe pour faire
cuire leur pain dans le four seigneurial. De telles restrictions furent
ensuite levées et par la suite on leur accorda de nouvelles
franchises.
LA
BASTIDE
Il semblerait
que seul le castrum ait bénéficié d'une enceinte.
L'importance des disparitions rend délicate la restitution
de son tracé, notamment au nord-est du château. Les canonnières
visibles sur la courtine sud sont datables au plus tôt du XVIe
siècle. Il est possible qu'un tronçon, au sud-ouest
de l'ensemble, où l'appareillage diffère, soit plus
ancien, peut-être du XVe siècle.
Les vestiges
les plus importants se situent au sud et parallèlement à
la rue Hippolyte Lacroix. Les autres s'observent le long de la rue
des Remparts, puis entre l'hôtel de ville et l'école
maternelle.
D'un point
de vue topographique, il est difficile d'appréhender le tracé
régulateur d'un éventuel lotissement par le biais de
moulons comme dans la plupart des bastides du modèle aquitain.
Le cadastre napoléonien montre que l'agglomération villageoise
s'est développée à l'ouest du castrum, vraisemblablement
autour de la halle autrefois située à l'emplacement
de l'actuelle place Pasteur et détruite en 1862, ainsi que
le long des principaux axes de communication.
À
DÉCOUVRIR
L’église
romane du XIIe (MH) possède une remarquable
façade de style saintongeais avec un porche à trois
rouleaux entre deux arcades aveugles. Un large fronton triangulaire
comporte de nombreuses arcades dignes d’intérêt.
Certains chapiteaux sont richement historiés et portent des
sculptures de personnages ou d’animaux.
Édifié
par les seigneurs de Saint-Aulaye, sur un promontoire dominant la
rive gauche de la Dronne, le château,
reconverti en mairie, a appartenu à Guy Chabot de Jarnac, célèbre
pour sa fameuse botte dite «coup de Jarnac», qui lui sauva
la vie dans un duel contre l’un des favoris d’Henri II.
Le château médiéval a été presque
entièrement détruit au cours du XVIIIe siècle.
Seul vestige visible, la tour ouest du début du XVe siècle,
intégrée, sous l’impulsion de François
Viault, dans une construction de la fin du XIXe siècle qui
voulait reprendre l'aspect et l'emplacement de l'ancien logis seigneurial,
situé au centre du castrum. Au nord, le château est cantonné
de deux tours cylindriques coiffées de toits coniques reposant
sur des modillons ou de faux mâchicoulis. Les tours sont reliées
par une terrasse qui surmonte l'étage de soubassement. La façade
sud est rythmée par cinq travées de largeurs inégales,
séparées de contreforts à ressauts et abritant
pour chaque niveau, une paire de fenêtres (sauf pour la partie
orientale de l'étage de comble). La travée centrale,
abritant l'accès principal, est surmontée d'un pignon,
dispositif qui se retrouve également sur la façade nord.
Quelques pans
de remparts encore très
apparents ceinturent une partie du parc du château.
LES
18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez
les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes
:
MÉDIAS
La
carte des bastides en Périgord
Le
plan de la bastide de Monpazier
La
charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont
Sources
:
- Connaître
les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions Sud
Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest,
Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions
Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions
Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud,
Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie,
Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet
et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux,
2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions des
Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère de
la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et
du Patrimoine.
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