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Découvertes > Cités en Périgord > Bastides > 18 bastides > Monpazier

18 bastides en Périgord
Monpazier
Localisation
N° INSEE Commune :
280
N° INSEE Canton :
20
Zone touristique :
Périgord Pourpre
Coordonnées carte :
F8

Toponymie
Apparaît au XIIIe sous une forme latinisée dans Castrum Montis Pazerii. Il est donc possible que Monpazier vienne de montipasseri ou de mont paciarus, «mont de la paix».
De forme occitane, il se compose de mont, issu du latin mons, montis et de Pazier, un dérivé de patz qui provient, comme le français paix, du latin pax.

Origine
Bastide anglaise.

Date de fondation
1284

Fondateur
Edouard Ier. Paréage avec Pierre de Gontaut, seigneur de Biron.

Réalisation
Jean de Grailly.

UN BREF HISTORIQUE
La bastide de Monpazier fut fondée, en 1284, au nom d'Edouard Ier d’Angleterre, par son sénéchal Jean de Grailly qui, en 1285, passa un contrat de paréage avec Pierre de Gontaut, seigneur de Biron. Ce dernier apporta les terrains, en l’occurence le mont Pazerii, recouvert d’une forêt dense. Ce site offrait bien des avantages stratégiques : il contrôlait la route reliant l’Agenais au sud du Périgord et complétait ainsi la zone de défense déjà entreprise avec la création successive de Lalinde, Beaumont et Roquepine. Aux termes de cet acte, l’administration et l’exercice de la justice furent partagés entre le duc d’Aquitaine et le seigneur. Une moitié des impôts revenait à chaque partie.
Le premier bayle fut Bertrand de Panissols qui se révéla un administrateur avisé et respecté de tous. Les marchés du jeudi et les foires annuelles des Ier mai, 6 août et 18 novembre attirèrent les foules. Le calme régna et la bastide devint prospère.
 
  .: Au Sommaire
  Présentation
Objectifs
Caractéristiques
Prémices à la construction
18 bastides en Périgord
Carte des bastides
Plan de Monpazier
Charte de coutumes


Carreyrou
Cornières

Au cours de la Guerre de Cent Ans, Monpazier passa et repassa de la domination des Capétiens à celle des Plantagenêts. Ce n'est que sous le règne de Charles V, roi de France de 1366 à 1380, qu'elle devient définitivement française, et ce, en 1369. Entre temps, elle fut reprise par les Français pas moins de quatre fois entre 1303 et 1369. C’est ainsi qu’en 1303, Philippe le Bel confisque l’Aquitaine au traité de Paris et place Monpazier sous son autorité en 1312. En 1316, Edouard, le second, reprend la bastide jusqu’en 1327, où elle redevient française pour une période de vingt ans. Après quoi elle repasse aux mains du comte de Derby pour une courte période de quatre ans. Puis à nouveau française jusqu’en 1360, date à laquelle elle redevient une dernière fois anglaise, par le traité de Brétigny, jusqu’en 1369.
En plus des affres provoquées par la guerre, la bastide connut les années de disette, puis ce fut l’année de la fièvre typhoïde et enfin en 1350, la peste noire qui ravageait le Midi de la France.
Dès 1557, la Réforme, encouragée par les seigneurs de Biron, inaugura une nouvelle ère de violence. En 1574, la bastide est livrée par trahison au chef huguenot Geoffroy de Vivans qui s’illustrera plus tard dans la prise de Domme.
À la fin du siècle (1594), Monpazier joua un rôle majeur dans la révolte des Croquants du Périgord. 8000 croquants s’y rassemblèrent en 1637 sous les ordres de Buffarot, un tisserand des environs, qui fut fait prisonnier et roué vif sur la grande place, un jour de foire…

LA BASTIDE
C’est la bastide la mieux conservée du Périgord avec ses 32 monuments classés. C’est aussi la plus harmonieuse. Elle est d’ailleurs considérée comme la bastide «modèle» parmi les 350 à 400 bastides du Grand Sud-Ouest. Retenu par Viollet le Duc, le plan de Monpazier est devenu au XIXe Siècle, le plan théorisé des bastides. On y retrouve la conception de la ville idéale selon Eiximentis au XIVe siècle, ville au plan orthogonal.
La bastide de Monpazier fut créée a novo, c’est-à-dire qu’elle a surgi de terre dans une zone dépourvue de constructions antérieures.
Inscrite dans un quadrilatère parfait de 400 m sur 220 m, dont le grand axe est orienté Nord-Sud, des rues droites de 8 mètres de large courent d'une extrémité à l'autre parallèlement aux grands côtés, entrelacées de rues transversales secondaires.
À l'origine, toutes les habitations de Monpazier étaient de dimensions identiques, à savoir 8 mètres de façade pour 20 mètres de profondeur. À Monpazier, les «andrones» sont encore bien visibles.

À DÉCOUVRIR
La place des Cornières (MH et IMH) : elle présente un carré parfait de 45 m de côté bordé de maisons du XIIIe. Un puits se trouve à l’un de ses angles.
La halle centrale du XIIIe (MH), charpente en châtaignier du XVIe, qui a conservé ses mesures à grains.
Léglise Saint-Dominique (MH), construite au XIIIe, s’ouvre sur un portail à voussure en plein cintre remanié au XVIe. Elle présente une nef unique à quatre travées voûtée d'ogives, flanquée de deux chapelles latérales qui servent de transept, un clocher carré, des contreforts surmontés de sculptures animales. L’abside a cinq pans a été ajoutée au XVe.
Maison dite «Du Chapitre» (IMH) : Située derrière l’église, rue Notre-Dame, cette maison de trois étages est la plus haute de Monpazier et la plus ancienne aussi (1292). Elle servait autrefois de grange aux Dîmes, dans laquelle étaient entreposées les parts des récoltes réquisitionnées pour l'impôt.  Elle présente une façade éclairée de baies géminées sur trois niveaux.
Les remparts (IMH) subsistent ainsi que trois portes fortifiées (IMH), dont deux au nord et une au sud. À l’ouest se trouve la poterne.

LES 18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes :

Beaumont-du-Périgord
bastide anglaise
1272
E7
Beauregard-et-Bassac
bastide anglaise
1286
D6
Bénévent
bastide comtale
1280
B5
Domme
bastide française
1281
G7
Eymet
bastide française
1270
C8
Fonroque
bastide anglaise
1284
C8
Lalinde
bastide anglaise
1267
E7
Molières
bastide anglaise
1284
E7
Monestier
bastide anglaise
1284
C7
Monpazier
bastide anglaise
1284
F8
Puyguilhem
bastide anglaise
1265
C7
Roquepine
bastide anglaise
1283
D8
Saint-Aulaye
bastide comtale
1288
B4
Saint-Barthélémy-de-Bellegarde
bastide anglaise
1316
B5
Saint-Louis-en-l’Isle
bastide française
1308
C5
Vergt
bastide comtale
1287
E5
Villefranche-de-Lonchat
bastide anglaise
1287
A6
Villefranche-du-Périgord
bastide française
1261
F8

Utilisez les coordonnées de droite pour localiser les bastides sur la carte des bastides.

MÉDIAS
La carte des bastides en Périgord
Le plan de la bastide de Monpazier
La charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont

Sources :
- Connaître les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest, Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud, Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie, Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux, 2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions des Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine.

 
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