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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux, Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers,
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Découvertes
> Cités en Périgord >
Bastides > 18
bastides > Molières |
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18
bastides en Périgord
Molières
| Localisation |
| N°
INSEE Commune |
: |
273
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N° INSEE Canton |
: |
07
|
| Zone
touristique |
: |
Périgord
Noir
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| Coordonnées
carte |
: |
E7
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| Toponymie |
Molerii
est mentionné en 1115 dans une donation faite à
Cadouin (abbaye, canton du Buisson de Cadouin). En 1202, la
paroisse de Molières est citée dans une tractation
entre l' abbé de Cadouin et le prieur de Saint-Avit-Sénieur.
Apparaissent ensuite les graphies suivantes : Molieras
et Moliers (1315) et plus tard Moulieres (1482).
Molières vient de l’occitan molièra
«terre humide, molle». |
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| Origine |
| Bastide
anglaise inachevée. |
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| Date
de fondation |
| 1284 |
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| Fondateur |
| Edouard
Ier, fondation entreprise par Jean de Grailly. |
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| Réalisation |
| Bertrand
de Panissols. |
UN
BREF HISTORIQUE
La fondation
de la bastide de Molières par Jean de Grally, sénéchal
du roi d' Angleterre, se situe entre 1273 et 1284. En 1286, une charte
de coutumes semblable à celle de Beaumont et Bénévent
est octroyée par Edouard Ier d'Angleterre. Très rapidement
la bastide fut affermée pour dix ans avec cinq autres au maire
de Londres, Henri le Gallois.
En 1316, Ghilem
de Toulouse, sénéchal du Périgord pour Edouard
II d'Angleterre, choisit Molières comme base de son pouvoir
et décide d'y construire son château. Ce dernier resta
inachevé par manque de crédit. Seuls les murs et le
donjon subsistent.
L’importance
de cette bastide n’était que très moyenne. Si
en 1365 Molières compte 129 feux, soit environ 900 âmes,
sa population n'a fait que décroître par la suite. Cela
s’explique en partie par le fait que le sénéchal
de Périgord dut restituer des “serfs” appartenant
aux seigneuries de Grignols et Monclar, mais aussi parce que la sécurité
était difficile à assurer puisqu’aucun rempart
n’existait.
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La
ville fut ravagée par la Guerre de Cent Ans, reconstruite puis
à nouveau ruinée par les féroces combats des
guerres de religion. C’est ainsi que Montluc fit des ravages
pour déloger les protestants.
En octobre 1533 et mai 1551, François Ier et Henri II confirmèrent
les coutumes.
LA
BASTIDE
C’est
la plus petite des bastide. Dans son étude universitaire, Evelyne
Lemasson mentionne que le plan de la bastide projeté à
la fin du XIIIe siècle a la forme d'un rectangle régulièrement
quadrillé, avec des rues larges et droites et une grande place.
Molières est resté inachevée et n’a jamais
été bordée de maisons à couverts. Seule
la maison dite du Bayle a ses cornières.
L’énorme
église fortifiée d’un style gothique de type “Plantagenêt”,
flanquée d’une tour à deux étages, témoigne
de l’importance de la bastide. Contrairement à d'autres
bastides, l'église ne se trouve pas près de la place
centrale. De plus la façade occidentale de l'église
n'est pas alignée sur les façades des maisons voisines
bordant la rue. Il est probable que le tracé de la rue et l'emplacement
de l'église n'ont pas été décidé
en même temps : soit l'église était préexistante,
soit elle a été construite après, sans que l'on
ait prévu son emplacement exact.
À
DÉCOUVRIR
La Maison
du Bayle (MH), également appelée «le
porche» abritait autrefois les boutiques. Sur sa face Est, subsistent
les tracent de deux ogives, ouvertures percées au XIVe.
Située
au cœur de la bastide, la Place
du marché abritait une halle aujourd'hui disparue.
Une vaste église
fortifiée de style gothique avec ses chambres
de défenses domine le village.
Les ruines
du château fort,
où l’on peut encore admirer une tour du XVIe, au cœur
d’une cour carré encadrée de murs qui laissent
deviner un chemin de ronde.
LES
18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez
les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes
:
MÉDIAS
La
carte des bastides en Périgord
Le
plan de la bastide de Monpazier
La
charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont
Sources
:
- Connaître
les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions Sud
Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest,
Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions
Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions
Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud,
Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie,
Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet
et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux,
2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions des
Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère de
la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et
du Patrimoine.
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