|
 |
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
 |
|
Edition
locale en
ligne
de France 3 Périgords |
|
|
| |
Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux, Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers,
Excideuil, Ribérac, Hautefort, Montpon-Ménestérol,
Saint-Astier, Mussidan, Vergt, Terrasson, Thenon, Montignac, Le Bugue,
Issigeac, Beaumont du Périgord, Sigoulès, Eymet, Monpazier,
Lalinde, Les Eyzies, Le Buisson de Cadouin, Monbazillac, Montignac, Beynac,
La Roque Gageac, Domme, Saint-Cyprien, Belvès, Villefranche du Périgord... |
| |
|
| |
|
| |
|
|
|
Découvertes
> Cités en Périgord >
Bastides > 18
bastides > Eymet |
|
|
|
Dix-huit
bastides en Périgord
Eymet
| Localisation |
| N°
INSEE Commune |
: |
167
|
|
N° INSEE Canton |
: |
12
|
| Zone
touristique |
: |
Périgord
Pourpre
|
| Coordonnées
carte |
: |
C8
|
|
| Toponymie |
De
nombreuses hypothèses ont été émises.
Nous ne retiendrons que celles de Jean Dalba.
Première hypothèse, Eymet serait dérivé
du préfixe pré-celtique EYG = hauteur,
et du suffixe MEDI = partage, frontière, soit
EYGMED.
Deuxième hypothèse, Eymet serait formé
du préfixe EYEG = Eau, et du suffixe MEDI
= partage, frontière, soit EYEGMED.
Toujours selon Jean Dalba, ces deux éthymologies semblent
appropriées pour désigner Eymet comme lieu de
séparation entre deux régions distinctes au point
de vue géologique, climatique, ethnologique, historique
(Périgord et Agenais), et administratif (Dordogne et
Lot-et-Garonne). |
|
| Origine |
| Bastide
française. |
|
| Date
de fondation |
| 1270 |
|
| Fondateur |
| Alphonse
de Poitiers. |
|
|
|
|
UN
BREF HISTORIQUE
Située
à la frontière entre Périgord et Agenais, la
bastide d’Eymet fut fondée en 1256 par le frère
de Saint-Louis, Alphonse de Poitiers, au carrefour de deux anciennes
voies romaines, sur le site d’un prieuré bénédictin
dépendant de Moissac en Quercy, prieuré lui-même
bâti sur un site gallo-romain. L'acte officiel de la fondation
remonte précisément au 28 juin 1270. Les coutumes, accordées
en 1271, furent continuées en novembre 1295.
En 1271, Alphonse
de Poitiers étant mort sans descendance, le comté de
Toulouse et l'Agenais reviennent à la couronne de France conformément
au traité de Meaux de 1229. Eymet devient alors française,
mais huit ans plus tard, l'Agenais est cédé au roi d'Angleterre
Edouard Ier, par le traité d'Amiens. Elle passe alors plusieurs
fois aux mains des Anglais, tenue par le redoutable seigneur brigand,
Gilbert de Pellegrue. Elle fut reprise par Du Guesclin en 1377 qui
laissa son empreinte dans la ville puisqu’il fallut abattre
la porte sud pour laisser passer un engin de siège, appelé
la Truye, sorte de bélier poussé par plus de cent hommes,
destiné au siège de Bergerac, puissante cité
protestante. En souvenir de ce fait de guerre, la porte fut appelée
«Porte de l'Engin» et la rue qui y aboutissait est encore
aujourd'hui connue sous le nom de «Rue de l'Engin».
À la
mort de Charles V en 1380, EYMET retomba sous l'influence anglaise,
à travers les PELLEGRUE, seigneurs d'EYMET et de SOUMENSAC,
et les GOT, famille du pape Clément V, maîtres de la
puissante châtellenie de PUYGUILHEM, tous fidèles soutiens
des rois d'Angleterre.
On ne connaît
pas la date exacte de la fin de la présence anglaise à
EYMET, mais l’histoire a retenu la date de juin 1451 comme devant
marquer la soumission de Gilbert de PELLEGRUE au roi de France Charles
VII, soit deux ans avant la bataille de CASTILLON, le 17 juillet 1453,
qui marqua officiellement la fin de la Guerre de Cent Ans et de 300
ans de présence anglaise en Aquitaine.
Par la suite
Eymet devint protestante. Les CAUMONT, alors seigneurs d'EYMET et
de PUYGUILHEM avaient en effet embrassé la religion réformée,
comme les DURAS. François de CAUMONT et un de ses fils furent
d'ailleurs massacrés à PARIS le 24 août 1572 pendant
la nuit de la Saint-Barthélémy. Cet engagement lui valut
d’être assiégé par Montluc, chef du parti
catholique en 1560. Le temple, qui pourrait avoir été
l’un des plus anciens de France, fut détruit en 1671
sur ordre de Louis XIII. Le 19 septembre 1671, soit cinquante ans
plus tard, Louis XIV prit un arrêté ordonnant la destruction
du temple qui avait été rebâti. Il a finalement
été rebâtit en 1807 suite à l’ordonnance
impériale de Napoléon Ier qui, en 1804, autorisera la
construction de l’actuel temple sur l’emplacement de l’ancien.
LA
BASTIDE
Les murs de
la ville, construits vers 1320, s’inscrivaient dans une enceinte
polygonale, percée de quatre portes principales et autrefois
rythmées de tours et de meurtrières. Malheureusement,
elles furent détruites en 1830, ainsi que les remparts. Seule
demeure une petite porte donnant sur le Dropt, le portanel.
À
DÉCOUVRIR
La place
des Arcades, au centre de laquelle s’élève
une fontaine de pierre du XVIIe, rappelle toutefois la bastide médiévale
avec ses couverts et ses maisons de pierre à colombages et
de torchis, percées de fenêtres à meneaux.
Inclus dans
la fortification de la bastide et adossée au rempart nord,
un château dont il ne reste qu’un donjon à créneaux
et mâchicoulis de trois étages datant du XIIIe, appelé
«la tour des Anglais»
(MH). Le logis fut reconstruit au XIXe siècle.
Au lieu-dit
Le bretou, le pont médiéval
(MH), un des plus anciens ouvrages d'art de la Dordogne qui permettait
de traverser le Dropt en direction de Bergerac.
LES
18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez
les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes
:
MÉDIAS
La
carte des bastides en Périgord
Le
plan de la bastide de Monpazier
La
charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont
Sources
:
- Connaître
les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions Sud
Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest,
Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions
Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions
Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud,
Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie,
Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet
et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux,
2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions des
Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère de
la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et
du Patrimoine.
|
|
|