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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
Hautefort, Montpon-Ménestérol, Saint-Astier, Mussidan, Vergt,
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Découvertes
> Cités en Périgord >
Bastides > 18
bastides > Domme |
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18
bastides en Périgord
Domme
| Localisation |
| N°
INSEE Commune |
: |
152
|
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N° INSEE Canton |
: |
10
|
| Zone
touristique |
: |
Périgord
Noir
|
| Coordonnées
carte |
: |
G7
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| Toponymie |
| Deux
hypothèses sont avancées quant à l’origine
du nom et toutes les deux évoquent la hauteur. Pour la
première, Domme viendrait du nom gaulois duma,
la montagne; pour la seconde, du mot latin, doma, désignant
un toit en terrasse. |
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| Origine |
| Bastide
royale française. |
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| Date
de fondation |
| 1281 |
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| Fondateur |
| Philippe
le Hardi, sénéchal de Périgord. Paréage
avec Guillaume de Domme. |
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| Réalisation |
| Simon
de Melun |
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La
halle
La porte
de la Combe
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UN
BREF HISTORIQUE
La bastide
royale française du Mont de Domme, occupe la partie est d’une
falaise escarpée surplombant la Dordogne, haute de 150 m, tandis
que l’extrémité ouest est occupée par le
château féodal de Domme-Vieille (XIe et XIIe). C’est
en 1281 que le sénéchal Simon de Melun achète
la partie orientale à Guillaume de Domme, pour le compte de
Philippe II le Hardi, roi de France, tandis que Domme-Vieille resta
aux Évêques de Sarlat. Dès sa création,
Domme se voit accorder des privilèges considérables
comme celui de battre sa propre monnaie, d’avoir des consuls,
administrateurs et juges, ainsi que des exemptions.
Le site de Domme constituait un emplacement hautement stratégique
qui semblait idéal pour contrecarrer les velléités
d’expansion anglo-gasconnes. Et pourtant, sa position privilégiée
n’empêcha pas la bastide d’être prise et reprise
plusieurs fois. Dès 1347, les Anglais s’emparent de la
ville et celle-ci devient tour à tour bastide anglaise ou française.
Les méfaits de la guerre furent tels qu’en 1415 la paroisse
qui comptait auparavant 1000 fidèles n’en comptait plus
qu’une centaine. Le sénéchal du Périgord
dut interdire à tout habitant de quitter la bastide sous peine
de se voir confisquer ses biens. Ce n’est qu’en 1438 que
la bastide redevient définitivement française.
Après
la Guerre de Cent Ans et avant que n’éclatent les guerres
de religion suit une période de reconstruction. Cité
catholique, Domme résiste vaillamment aux huguenots jusqu’en
1588, date à laquelle la bastide tombe, par la ruse. Après
seize années d’efforts, Geoffroy de Vivans, fameux capitaine
huguenot périgourdin, grimpe avec une grosse poignée
d’hommes le long des rochers de la Barre, endroit si abrupte
qu’il n’est pas fortifié. Il pénètre
enfin dans la ville et, faisant battre les tambours et résonner
les trompettes, réveillent la population qui, encore toute
endormie, laisse les assaillants ouvrir les portes au gros de la troupe.
Il s'y retrancha, rasa partiellement l’ancien prieuré
d’augustins fondé en 1375 ainsi que l’église.
Les succès grandissant des catholiques l’obligeront à
vendre la bastide en 1592. La paix revenue, ces édifices reconstruits,
un collège fut fondé au couvent.
En 1594, les
«Croquants» se soulevèrent et impliquèrent
de nombreux Dommois. Ils récidivèrent en 1637 et la
cité fut le théâtre de quelques escarmouches…
LA
BASTIDE
La Bastide
de Domme a du se conformer aux exigences du site. De ce fait, elle
ne possède pas le plan régulier des autres bastides
de la région : au lieu d'être carrée ou rectangulaire,
elle est en forme de trapèze, et les rues suivent autant que
possible un plan géométrique. Son édification,
commencée en 1283, pose de nombreux problèmes techniques.
Ce n’est qu’en 1310 que la construction de l’enceinte
est achevée.
À
DÉCOUVRIR
La bastide
est encore ceinturée de remparts (MH) percées de trois
portes : la porte Delbos
qui signifie "du bois" en français (elle était
située à proximité d'un bois où furent
pendus les traîtres qui livrèrent Domme aux Anglais en
1346), la porte des Tours,
l'une des plus belles du Périgord (cette porte est flanquée
de deux grosses tours à bossage du XIIIe qui abritaient la
garnison et pouvaient servir de prison comme en témoignent
les énigmatiques graffitis laissés par des prisonniers
Templiers enfermés ici entre 1307 et 1318, et la porte
de la Combe dont les deux escaliers permettent d’accéder
au chemin de ronde.
À l’intérieur de la bastide, subsistent de belles
maisons anciennes de style roman et Renaissance : ogives, plein cintre,
portes anciennes, fenêtre double Renaissance et figures sculptées.
Maisons dites «le Castellet»
du XVIIe (IMH), «le Tournoi»
(IMH), «le Touzon»
du XVIIIe (MH), l’ancien Hôtel
de ville (façade XIIIe).
Sur la place
de la Halle, située sur la partie haute de
la ville, là où vivaient les notables, l’Hôtel
du Gouverneur du XVe à façade XVIIe
(IMH), aujourd’hui syndicat d'initiative, semble avoir été
surélevée au XVIe siècle, avec sa haute
tour carrée.
Dans la Maison
commune se réunissaient les consuls de la ville.
Sa façade présente deux fenêtres gothiques et
un superbe clocher-mur.
Près de la place de la Rode, l’hôtel
du batteur de Monnaies présente une superbe
fenêtre gothique. Situé dans la ville basse, la place
de Rode est l’une
des deux places de la bastide. Elle est non seulement le lieu des
supplices (place de «la Roue») mais aussi celle des foires
qui s’y tenaient, quatre fois l’an, sur décision
royale.
À noter
également la demeure Delol,
une des dernières bâtisses typiquement dommoise, avec
son grand escalier.
Les halles de pierres
sèches datent du XVIIe (IMH). Une rangée de colonnes
en pierres sculptées supporte le balcon et une galerie en charpente.
Elles abritent l'entrée des grottes.
Signalons également
l’ancien couvent des Augustins,
et son logis XVII et XVIIIe avec cheminée et caves des XIV
et XVe ; la chapelle
du XV et XVIe (IMH) avec porche néo-gothique à tympan
du XIXe, contreforts et culs-de-lampe sculptés ; la chapelle
monolithe de Caudon (IMH) et son cimetière gallo-romain.
En passant
devant l'église et son clocher-mur, reconstruite en 1621, on
accède au belvédère
de la "Barre" de Domme, qui s'élève
à 212 mètres au-dessus du niveau de la mer et à
150 mètres au-dessus de la rivière. De là, le
panorama embrasse un cirque de plus de 40 kilomètres sur la
vallée de la Dordogne.
LES
18 BASTIDES DU PÉRIGORD
Consultez
les fiches descriptives consacrées aux bastides suivantes
:
MÉDIAS
La
carte des bastides en Périgord
Le
plan de la bastide de Monpazier
La
charte de Coutumes de la Bastide de Beaumont
Sources
:
- Connaître
les bastides du Périgord, Jean Dubourg, Éditions Sud
Ouest, Luçon, 1993.
- Histoire des bastides, Jean Dubourg, Éditions Sud Ouest,
Luçon, 2002.
- Promenades en Périgord Roman, Jean Secret, Éditions
Zodiaque, Paris, 2002.
- Dordogne Périgord, Serge Maury et Michel Combet, Éditions
Bonneton, Paris, 1993.
- Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud,
Éditions Sud Ouest, Luçon, 1996.
- Tout sur le Périgord, sous la direction de Dominique Audrerie,
Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 2003.
- Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Chantal Tanet
et Tristan Hordé, Éditions Fanlac, Périgueux,
2000.
- Le Guide vert Périgord Quercy, Michelin Éditions des
Voyages, 2001.
- Guide Bleus Hachette, Saint-Amand-Montrond.
- Base de données Mérimée, ministère de
la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et
du Patrimoine.
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