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Edition
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Vitrac |
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Vitrac,
l’ange gardien du fleuve
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord.
Le Bourg,
Montfort et le Port: trois hameaux dont l’histoire se
confond avec celle de la Dordogne. Du haut des falaises ou
dans la vallée, au détour d’un méandre
somptueux, Vitrac veille sur le courant d’une onde claire
et se voue au tourisme fluvial sans négliger le développement
de sa population.

Elle est ici
omniprésente et les anciens savent tout ce que le village
doit à la rivière. Depuis l’époque
galloromaine, les eaux de la Dordogne offrent à Vitrac
sa prospérité: autrefois au travers de la pêche
et du transport fluvial, aujourd’hui en se prêtant
aux loisirs nautiques. Ici, le tourisme est la première
force économique, que ce soit par l’occupation estivale
(la commune multiplie sa population par quatre au plus fort de
la saison) ou par les activités induites. Il faut reconnaître
que le village possède tous les atouts pour séduire
les visiteurs avec ses plages, la proximité de Sarlat
et des grands sites du Périgord noir ou encore la sérénité que
lui confèrent les vielles pierres de ses hameaux. Ceux
qui aiment voyager sur l’eau le concéderont d’ailleurs
volontiers : le cingle de Montfort est une charnière,
la véritable porte d’entrée sur la vallée
des châteaux. Passée cette étape, les navigateurs
s’ouvrent doucement à l’histoire avant de
pénétrer en terres de pays médiéval.
Sans s’aventurer au-delà des berges, on pourrait
d’ailleurs croire que les frontières de Vitrac se
limitent aux quelques maisons qui entourent le château
de la falaise puis, plus en aval aux restaurants situés
au carrefour entre les la route de Domme et celle de Sarlat… Il
n’en est rien. Le coeur historique du village bat plus
haut, dans le bourg, gagné par l’ouest en quelques
virages abrupts depuis la vallée de la Cuze. L’école,
la mairie, la bibliothèque, une église du XIIe
siècle, le centre médical et les volets ouverts
des maisons qui se font face de chaque côté des
rues étroites ne laissent planer aucun doute : “Vitrac-Haut” est
le centre administratif de la commune. |
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Le château de Monfort |
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| Légendes
et petit patrimoine Comme toute la vallée de la Dordogne,
Vitrac peut s’enorgueillir de la richesse d’un petit
patrimoine digne d’attirer l’attention. Des sources
aménagées (source des Salcets et source de Fonchopine),
les croix des chemins, des bories, le lavoir du Port et, traces
plus lointaines dans le temps, des “dolmens” qui
s’entourent encore de mystères. Si la “Table
du Loup”, en face du château de Mas Robert, est maintenant
enfouie sous les lierres et les ronces, la “Peyrelevade”,
sur les hauteurs du village, est toujours connue sous le nom
de “Pierre du Diable”. La légende raconte
en effet que Satan luimême avait abandonné ici ce
bloc de granit en le faisant reposer sur deux pierres verticales,
le trouvant trop lourd pour l’emmener jusqu’à Sarlat.
La roche aurait d’ailleurs gardé les empreintes
des doigts du diable. |
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Le bourg de Vitrac |
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Trois
sites pour une entité « La répartition du village
sur ses trois sites principaux en des zones géographiques
bien distinctes auxquels s’ajoutent plusieurs autres hameaux
n’est pas une chose facile à gérer en terme
d’aménagements », reconnaît Josiane Frezza,
maire de Vitrac. « Il faut parvenir à les faire évoluer
simultanément, dans un esprit communautaire, et trouver
le juste équilibre afin que chacun puisse jouer le rôle
que le passé comme le présent leur ont assigné. » Patrimoine éloquent à Montfort,
hébergement touristique et lieu de passage au Port, vie
plus discrète mais animée au Bourg. L’identité vitracoise
n’est peut-être pas évidente à vivre
mais les réalisations menées à bien ces dernières
années tendent avec succès à effacer les disparités. « Nous
avons constaté avec un grand bonheur que les Périgourdins
d’adoption s’étaient lancés dans des
restaurations architecturales de très bon goût (et
avec beaucoup de moyens). La majorité d’entre eux
ont également affirmé leur volonté de s’investir
au niveau des animations », poursuit l’édile. « Et
l’avenir va dans ce sens: nous avons par exemple décidé cette
année de déplacer la brocante du village vers Montfort
et tout le monde a apprécié. Du
côté du
Port, une halte nautique vient d’être aménagée
sur la rive gauche de la Dordogne. Le site est très fréquenté durant
l’été et n’accueille pas que les rameurs.
Les matériaux des tables et la configuration des sanitaires
ont été étudiés pour résister
aux crues, l’aménagement paysager est heureux face à la
cale qui servait autrefois de point de départ et d’arrivée
au bac de traversée. Mais d’autres projets sont
en cours, avec notamment quelques travaux de sécurisation
au niveau de la voirie. Il est vrai qu’ici les règles
de la priorité peuvent poser de sérieux problèmes
aux automobilistes peu rompus aux us locaux en la matière.
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Vitrac-Monfort
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Le port, voué au
tourisme |
Au cours
de ces dernières
années, le Bourg a pris de l’essor. Sur la place
aux allures châtelaines, les bâtiments forment un
angle droit dans l’espace pour faire face à une
noyeraie. C’est là, qu’en 1959, naissait une
colonie de vacances après la rencontre du maire de l’époque,
Marc Tréfeil, et du directeur du lycée Janson de
Sailly à Paris. Bien des enfants auront connu le ciel
du Périgord en passant l’été à Tursac
mais peu à peu l’association gérant la structure
a du fermer faute de pouvoir appliquer les nouvelles normes en
vigueur. Les locaux sont vastes et le hasard leur a trouvé une
nouvelle vocation. Après l’arrivée d’un
kinésithérapeute dans une partie du bâtiment,
la municipalité a oeuvré pour créer ici
une “maison
médicale” (que les habitants nomment toujours “l’ancienne
colonie”) avec l’idée d’y faire venir
des spécialistes indépendants les uns des autres.
Vitrac compte désormais également un cabinet d’imagerie
médicale, attend un dentiste pour septembre et recherche
deux autres spécialistes (gynécologue, ophtalmologiste…). « Ceci
a permis de redynamiser la commune en lui donnant une chance
de mieux faire connaître le bourg », confirme J.
Frezza. C’est d’ailleurs ici que la communauté de
communes du Périgord noir a pris ses quartiers. Parfois
plus connu pour la fragilité de sa falaise, dont les éboulements
font au lieu-dit La Banquette figure de tradition, Vitrac assume
son développement. Le dernier recensement affiche ainsi
une hausse de population de 14,1 % et l’attractivité de
la commune ne se borne pas aux loisirs nautiques. Le Golf du
Domaine de Rochebois ou encore le centre équestre de l’Étrier
de Vitrac contribuent largement à sa renommée,
tout comme le château de Montfort, propriété privée
appartenant à un ressortissant d’Arabie Saoudite.
Autrefois, les gabariers s’acquittaient ici de leurs droits
de passage en paniers de lamproies; les usagers de la rivière
ne sont plus les mêmes mais Vitrac vaut toujours une halte. |
Les
moulins de la Cuze : Aujourd’hui
propriétés privées
après leur réhabilitation
en maisons d’habitation, à l’état
d’abandon ou totalement disparus,
les moulins de Vitrac restent les témoins
des activités du passé. Au
milieu du XIXe siècle, ils étaient
au nombre de sept sur le territoire de
la commune, tous fonctionnaient dans la
vallée du ruisseau la Cuze, en remontant
vers Sarlat.
- Le
Moulin
du Violon, était
probablement à l’origine
une minoterie
et était
encore
occupé dans
les années
1940.
- Le
Moulin
du Bigail,
situé dans
le hameau
de Griffoul,
servait à la
fabrication
de l’huile
de noix.
- Le
Moulin
du Treuil, était
une laverie
dans les
années
1920-1930
avant d’être
reconverti
dans la
production
de pains
de glace.
Il servit
par la
suite au
concassage
des coquilles
de noix, « le
fleurage »,
farine
destinée
aux fonderies
du nord
et de l’est
de la France.
Cette farine était également
utilisée
au saupoudrage
du pain.
- Le
Moulin
de Meneyrol a
aujourd’hui
disparu
mais ses
vestiges
se trouvent
sans nul
doute sur
la route
de Vitrac à Sarlat.
C’est
du moins
ce que
semble
confirmer
la découverte,
lors de
travaux
de terrassement
réalisés
il y a
une dizaine
d’années,
d’une
canalisation
destinée à détourner
l’eau
de la Cuze
pour l’alimentation
des bassins
de ce bâtiment.
- Le
Moulin
Haut,
au pied
de la route
conduisant
au bourg:
sa chute
d’eau
faisait
fonctionner
une scierie.
- Le
Moulin
du Milieu est
désormais à l’état
d’abandon,
sa turbine
alimentait
le voisinage
en électricité.
- Le
Moulin
bas,
au Raysset
(appelé Port
de Vitrac)
depuis
l’apparition
de la batellerie, était
le seul à fournir
de la farine;
la minoterie était
encore
en activité en
1974. |
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