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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Tocane-Saint-Âpre |
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Tocane-Saint-Âpre,
notre Cythère d'enfant
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord. En collaboration avec Alain Serbat
et la participation de Michel Debet.
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| Bâtie
en 1856 par l’architecte Bouillon sur les bords de
Dronne se trouve la chapelle de Perdux qui fait face à la
Maison de la Dronne située sur la commune de Montagrier |
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| Entre
Ribérac et Périgueux, près de la Dronne qui
enrichit les terres, attire les touristes et ensoleille la vallée,
depuis l’époque Gallo-romaine, Tocane et Saint-Âpre,
réunis en 1852, ont préservé un îlot
minuscule de bonheur: notre Cythère d’enfant. |
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Lorsqu’on
traverse le bourg de Tocane-St-Âpre, en
empruntant le boulevard extérieur agrémenté de
plantations diverses et colorées, on éprouve un sentiment
de modernité verdoyante, de fluidité. On est loin
d’imaginer que ce bourg a des siècles de vestiges
archéologiques très anciens et qu’il a été occupé à toutes
les époques depuis la plus lointaine préhistoire.
Mais de ce passé-là, une grande partie est enfouie
(comme la ville gallo-romaine qui jouxtait l’église
actuelle, le cimetière mérovingien ou les traces
de l’ancienne bastide comtale), ou peu apparenté.
Le premier tracé de la route qui reliait Périgueux à Ribérac
se situait en haut de la place des tilleuls, un deuxième
tracé fut l’actuelle traverse de Tocane-St-Âpre,
et le troisième tracé est celui du boulevard extérieur,
promu dès 1957, qui fut réalisé qu’en
2000. Chacun de ces tracés a perforé les deux bourgs
voisins de Tocane et St-Âpre, mort en même temps, et
a contribué à les souder. La fusion des deux communes,
qui remonte à 1852, ne s’est pas faite sans problème.
Il a fallu démonter les deux églises romanes pour
ouvrir la route, pour ensuite décider de bâtir une église
neuve qui a scellé l’union des deux communes. Ces
efforts pour faire passer les axes de communication, pour ouvrir à la
circulation, pour modifier, adapter, moderniser, ont dû forger à Tocane-St-Âpre,
un esprit d’ouverture, de progrès, d’innovation.
On a aménagé l’espace en l’adaptant:
les zones d’activités du bourg, un centre bourg ouvert
et aéré, un débouché vivant du bourg
vers la rivière, avec l’implantation d’un camping
trois étoiles qui suivent les courbes de la rivière,
une zone d’aires sportives et de jeux variés pour
les enfants, puis un espace de loisirs collectifs (pétanque
et guinguette) pour souder le bourg et le camping.
Des
cheminements sont aménagés pour rejoindre le
moulin du pont, promenade préférée des Tocanais,
on peut rattraper les sentiers de randonnées qui rayonnent à partir
du bourg. Les vieilles demeures, comme l’hôtel de Fayolle,
agrémentent la partie haute du bourg qui est ponctuée
de grosses bâtisses bourgeoises qu’on distingue par
leurs couvertures d’ardoises. Seules quelques rues étroites
et parallèles retracent ce qu’il reste de l’ancienne
bastide comtale. De la commune de Tocane (côté Ribérac)
on sait qu’elle était la moins peuplée et possédée
en grande partie par la lignée des Fayolles, qui vivent
ici depuis le XIe siècle. Une des dépendances du
château, le manoir de Beauséjour, vit naître
Louise de la Cropte de St-Abre, la mère de Fénelon.
Le plus ancien témoignage, ce sont les tours de Vernodes
(XIe – XIIE SIÈCLE) oppidum romain devenu ensuite
motte féodale, désormais propriété de
la commune en attente de restauration. De St-Âpre, on sait
que c’était la partie populaire, avec des propriétés
multiples et morcelées, rassemblées autour de gros
villages, (La Lande, La Gâtine, Bourgogne, Bonas) qui eurent à certains
moments de leur histoire plus d’habitants que Tocane ! La
Dronne a certainement contribué à la richesse la
plus ancienne du secteur avec l’activité des moulins
qui constituèrent le cœur des activités agricoles
locales. Plus récemment, le moulin du pont, au début
du XXE SIÈCLE, a servi d’usine hydroélectrique
et permis aux Tocanais d’être parmi les premières
zones rurales à être desservies par l’électricité.
Une exposition thématique, au cœur du moulin actuel
est ouverte à la visite de ce passé pionnier. Le
chemin de fer a aussi beaucoup aidé au développement
récent. La ligne, qui devait passer sur l’autre rive,
sur Montagrier, a finalement desservi le bourg de Tocane, avec
l’installation d’une gare de voyageurs et de marchandises
qui arrêta ses activités dans les années 1950.
La période récente conforte la vacation économique
de Tocane-St-Âpre, avec l’installation de diverses
industries du bois, de la chaussure et de l’artisanat du
bâtiment. Le tourisme prend une part grandissante dans le
paysage économique, avec un camping trois étoiles
accueillant jusqu’à 400 personnes au plus fort de
la saison.
Un pôle cantonal, même si le chef-lieu de canton est
toujours nominalement Montagrier (personne n’a voulu toucher à ce
qui constitue une curiosité dans le département)
le pôle administratif (gendarmerie, poste, perception, etc.)
est bien à Tocane-St-Âpre, ainsi que le pôle
services avec le milieu médical, éducatif (le collège
construit en 1984 est actuellement rénové) et commercial
(deux moyennes surfaces).
Depuis la naissance des premiers
syndicats (eau, électricité par
exemple), les onze communes du canton ont pris l’habitude
de travailler en étroite collaboration. Les problèmes
de voirie, d’aide sociale, de périscolaire, ont toujours été élaborés
de façon intercommunale et une véritable culture
intercommunale s’est forgée au cours des décennies.
La communauté de communes du Val de Dronne, créée
en 2003, a vu le jour naturellement et sans efforts, par le seul
rassemblement de ce que les communes du secteur faisaient ensemble
depuis longtemps. Le Val-de-Dronne est une terre de progrès
et d’harmonie. |
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La
place des Tilleuls, véritable centre de la vie
tocanaise. S’y succèdent foires et marchés,
fêtes et rencontres. |
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Chapelle de Perdux entre Tocane-Saint-Âpre
et
Montagrier.
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| Le
Château de Vernode : Tocane
et Saint-Âpre furent réunis
en 1852. Près du bourg subsistent
les ruines du château de Vernode, bâti à partir
du XIe siècle; mais le territoire
fut occupé avant le Moyen Âge;
avant 1850, des travaux permirent de mettre
au jour un des sites gallo-romains les plus
riches du Périgord. Par ailleurs,
la présence de dolmens et plusieurs
gisements paléolithiques et néolithiques
-dont celui de Vernode- évoquent la
permanence de l’installation humaine
sur ces bords de Dronne. |
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Les
pierres levées, (Peira plantada) en
occitan, sont abondantes en Val de Dronne,
mais elles ont souvent subi les outrages du
temps, quand elles n’ont pas été utilisées
pour empierrer les chemins, comme ce fut souvent
le cas.
Elles
ont été cassées ou tirées
lors des champs de labour. On peut observer
encore ces monuments druidiques sur le secteur
de Tocane et Douchapt (où on en relevait
11 en 1875!) A la Vaurelie ou à Belle étoile
sur les bords des chemins de randonnées. |
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