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Edition
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
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Périgueux,
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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Ribérac |
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Ribérac,
L’atout culture
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord. Ribérac
est la patrie de celui que Pétrarque désignait comme « le
prince de la poésie » ou encore « le grand maître
de l’amour » : Arnaut Daniel. Le personnage est intéressant à plusieurs
titres… Les Occitans ne vous diront pas le contraire. Il se
trouve qu’il inscrit Ribérac dans l’histoire de
la poésie et de la littérature et que, peut-être,
il établit sans le savoir les liens qui unissent toujours
nos voisins Anglais à la verte campagne ribéracoise.
En effet, le troubadour aurait fréquenté la cour de
Richard Cœur de Lion, tout autant que celle de Philippe Auguste.
Il est ainsi l’ambassadeur, comme il l’écrit lui-même, « de
cette contrée d’où venait Arnaud de Mareuil,
de l’évêché du Périgord, d’un
château qui a nom Ribérac ». Ce gros bourg qui
fut fréquenté autrefois par de nombreux marchands trouve
donc dès le XIIe, avec Arnaut Daniel et quelques-uns de ses
compagnons, ses lettres de noblesse. Près de dix siècles
plus tard, Ribérac reste attaché à ses troubadours
et, si l’offre culturelle s’est évidemment élargie,
peut-être puise-t-elle encore ses racines à l’encre
de ces poètes. Pour preuve : c’est ici qu’est
née la "Troubateuf", organisée par les Francas
et l’Institut d’Etudes occitanes dont la section départementale
a élu domicile à Ribérac. Au-delà de
marier, encore une fois, tradition et modernité dans une belle
complicité interculturelle et intergénérationnelle,
cette opération montre que les élus de Ribérac
soutiennent toutes les pratiques destinées à ouvrir
les esprits et les cœurs.
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Le
Palais de Justice |
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L’Office
de Tourisme |
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Rémy Terrienne, le maire
de Ribérac, tient, à ce sujet, un discours sans ambiguïté : « La
culture représente 8 % du budget de la commune. C’est énorme.
Notre souhait, au travers de nombreux vecteurs, est de toucher
le public le plus large. C’est une volonté politique
que nous accompagnons des moyens nécessaires. » Pierre
Ouzeau, le directeur du centre culturel associatif, le confirme
: « La mairie subventionne notre centre pour plus de 50 %.
On ne compte plus les ateliers destinés au grand public
et les partenariats qui permettent de porter la culture dans la
rue. Nous tentons, dès le plus jeune âge, de capter
l’attention des enfants. Spectacles vivants, en association
avec la Ligue de l’enseignement pour les enfants de la maternelle
et des écoles primaires, ateliers de gravure et d’écriture
pour les lycéens et les collégiens, musiques amplifiées,
cinéma au collège sous la responsabilité de
Francis Gervaise, soirées thématiques avec, par exemple,
la nuit du cinéma fantastique qui permet de visionner trois
films en suivant, jusqu’aux bébés lecteurs
; comme vous le voyez, Ribérac varie les plaisirs culturels.
Notre centre propose une programmation éclectique inscrite
dans un souci permanent de qualité. Les expositions font
partie de notre histoire. Elles sont notre spécificité et
représentent 50 % de notre activité. L’art
photographique a ainsi trouvé sa place dans notre cité au
point que nous sommes mentionnés dans : « Vous avez
dit photographie ? », le guide que le ministère de
la Culture consacre à la photo. Ralph Gibson, Édouard
Boubat sont passés par Ribérac. Nous avons également
exposé Depardon, Florent Chevalier, Luc Choquer. Depuis
novembre, Alexandra Sâ est en résidence ici. Nous
disposons, par ailleurs, d’un fonds exceptionnel d’ouvrages
dédiés à la photographie qui compte plus de
quatre cents livres. » Jean Roux, qui participe depuis si
longtemps au rayonnement culturel de Ribérac, se plaît à juste
titre à rappeler que la ville possède une bibliothèque
d’exception : « Elle est l’une des trois médiathèques
du département. La ville possède surtout une importante
collection de livres anciens. Il y a vingt ans environ, Monsieur
Sempé nous a légué une bibliothèque
privée très riche comportant en particulier, ce qui
peut paraître surprenant un enfer érotique. Plus tard,
une autre bibliothèque privée fut mise en vente.
La municipalité l’a acquise. Elle comporte une édition
complète des œuvres de Voltaire de 1819, des éditions
Elzevir*, une bible dite d’Henri IV et bien d’autres
belles choses qui font de la bibliothèque de Ribérac
un fonds exceptionnel en Aquitaine. Ces ouvrages ne sortent pas,
vous vous en doutez, mais on peut les consulter pour certains d’entre
eux ». De nombreuses expositions ont été organisées à partir
de cette particularité, celle des gravures de Gustave Doré,
par exemple, ou une autre consacrée aux éditions
Lemerre. Les Périgourdins le savent bien : chaque été est également
l’occasion pour Ribérac de mettre de très grands
artistes à l’honneur. L’actuel président
du Conseil général, Bernard Cazeau fut également,
lorsqu’il était maire de Ribérac, vice-président
du Conseil régional chargé de la culture. Il présidait
alors le FRAC**. On comprend mieux comment Ribérac est devenu
un modèle culturel très en pointe, en particulier
en matière d’art contemporain. La Collégiale
est, en effet, devenue un lieu de référence au même
titre que l’espace François-Mitterrand. C’est
Henri Guérin qui avait réalisé les vitraux
lors de la restauration du site. Depuis la collégiale a
accueilli des œuvres de Picasso, de Dubuffet et de bien d’autres
très grands artistes. |
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*
Elzevir : famille d’éditeurs et imprimeurs hollandais
installés à Leyde puis à La Haye, Copenhague,
Utrecht, Amsterdam aux XVIe et XVIIe siècles.
**
Fonds régional
d’Art contemporain. |
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