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  Piégut-Pluviers,
Les Verneilh et consort

Crédit : Textes et photos, Le Journal du Périgord.

Le marché est un élément incontournable qui participe à la notoriété de Piégut-Pluviers. Mais il faut associer à cette réputation Jean-Joseph de Verneilh. Monsieur de Verneilh habite le château de Puyraseau.

A l’époque où la Révolution bat son plein partout en France, Piégut semble à l’abri des soubresauts de l’histoire. Monsieur de Verneilh est un homme intelligent. Il suit le mouvement et fonde la société révolutionnaire de Pluviers, cité dont il sera le premier maire. Juriste de formation, il travaille sur le code civil avec Portalis et le Périgourdin Malleville ainsi que sur le code rural. Franc-maçon, avocat, puis président du Tribunal de Nontron, il sera plusieurs fois conseiller général de la Dordogne. Élu député à l’Assemblée législative, il siège parmi les modérés. Nommé Préfet de la Corrèze, puis du Mont Blanc, il devient en 1 804 directeur du Ministère de l’Intérieur et sert alors tous les régimes jusqu’en 1830. Ses petits-fils, Félix, le chercheur archéologue, et Jean- Baptiste, l’illustrateur érudit et fondateur de la SHAP ont largement contribué à faire connaître les monuments de la Dordogne. La famille Verneilh appartient à cette aristocratie curieuse et humaniste qui inévitablement marque certains territoires de leur empreinte éclairée. La fougue avec laquelle Madame Lapeyre et Monsieur Bardoulat évoquent les richesses de leur région les inscrit dans cette lignée d’érudits.

 
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  Présentation
L'histoire et la légende
Les Verneilh et consort
Reconstruire

Piégut-Pluviers, jour de marché
  Jean Bardoulat a fondé en 1986 le festival « Musique en Périgord Vert ». « Nous voulions créer à Piégut-Pluviers, mais également dans les villages voisins, une animation culturelle d’été. L’idée est née de donner des concerts dans nos petites chapelles. Seul le concert de Piégut se déroule en plein air, au pied de la tour. Nous allons fêter sa vingtième édition. Mais je crois qu’il faut rendre hommage à Bernard Bioulac. Lorsqu’il était président du Conseil général, il a baré notre Périgord de nombreux atouts qui aujourd’hui continuent de servir son développement. Cela concerne le patrimoine et le tourisme, mais pas seulement. » Didier Vignal ajoute : « C’est incontestable. Bernard Bioulac a été l’homme de la décentralisation. En désenclavant cette partie du Périgord, il a permis une meilleure irrigation économique. Le développement de l’industrie-agro alimentaire date de cette époque. C’est ainsi, par exemple, que nous accueillons sur la commune deux pâtisseries industrielles, une fabrique de jambons qui appartient au groupe Mamie Nova, la CCA compagnie de Madame Piffault. Elle vient de procéder à un agrandissement conséquent de son usine qui se traduit par la création d’une vingtaine d’emplois. D’autres branches d’activités sont présentes à Piégut. Je pense en particulier à trois prothésistes dentaires qui sont ainsi installés au carrefour de trois régions. Nous devons en effet faire face à la disparition d’une production qui fut pourtant ici prédominante autrefois : les articles chaussants. Il ne nous reste plus que l’usine de pantoufles Jean Petit. » Reste que Piégut demeure un bourg extrêmement actif qui s’était peu à peu développé au détriment de Pluviers. Les commerces y sont nombreux et les habitants trouvent sur place tous les services dont ils peuvent avoir besoin. Jean Bardoulat, l’historien prend un plaisir manifeste à évoquer les activités qui ont rythmé son enfance et l’avant-guerre. « Il y avait ici de nombreux artisans et une classe de commerçants qui à force de travail, a pu faire fortune. Ils étaient entreprenants et c’est ainsi qu’ils ont constitué une sorte de bourgeoisie locale. Je pense à un commerçant, entre autres, qui avait laissé à sa disparition à chacun de ses sept enfants une maison et une boutique. Nous avions beaucoup de forges, de filatures de laine ou de chanvre et d’exploitations forestières. Cela induit qu’il y avait également des transporteurs. L’un de mes parents fabriquait des cercles de barriques. À la fin de sa vie, il n’avait plus qu’un seul marché : il travaillait pour l’armée anglaise qui lui achetait de quoi cercler ses barils de poudre destinés à ses colonies. Il fallait en effet que les cercles soient en bois afin d’éviter les frottements du métal qui risquaient de provoquer dans le flanc des bateaux des étincelles. » Les anecdotes fusent et on ne s’en lasserait pas. Mais il est vrai que la tempête du 27 décembre marque le calendrier piégutin d’une pierre noire.
   
 
 
L'ancienne gare de Piégut-Pluviers
 
Animatiion culturelle


 
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