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de France 3 Périgords |
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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Lalinde |
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Lalinde,
Vade rétro Satanas
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord.
En dehors
du plaisir qu’il y a à raconter des histoires
du passé, les épisodes anciens portent souvent
en eux des clefs de notre présent.
Et
parfois, derrière la légende d’autrefois, se
cache un peu de la réalité d’aujourd’hui. À l’époque
de l’occupation romaine, Pétrocoria-Périgueux
eut à se débarrasser d’un terrible dragon qui
avait pris la fâcheuse habitude de dévorer, chaque
soir, l’un des habitants de la cité gallo-romaine.
Chaque soir, au coucher du soleil, la bête épouvantable
revenait et accomplissait son forfait jusqu’au jour où Front,
brandissant un cep de vigne, rassembla toutes ses forces et cria,
au moment où la bête allait l’emporter : « Vade
retro Satanas ». Le dragon disparut. Cependant, il revint
quelque temps plus tard… à Lalinde. Gratusse à Périgueux,
Coulobre à Lalinde… il s’agissait pourtant bel
et bien du même monstre. Les messagers chargés d’informer
le consul de Périgueux de la présence de la bête à Lalinde
croisèrent Front qui, justement, allait à la rencontre
du dragon. Un légionnaire conduisit le vieil homme dans
une barque jusqu’au repère du prédateur. Là,
Front brandit à nouveau le cep de vigne qui l’avait
sauvé à Petrocoria, prononça la fameuse phrase
dont nous connaissons maintenant l’origine et le monstre
fut, cette fois-ci, aspiré par les eaux qui s’étaient
ouvertes dans un immense fracas.
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Front
fut canonisé – c’était la moindre
des choses – et il reste aujourd’hui de cette histoire
une chapelle, Saint-Front-de-Colubri, qui surplombe la rivière
du haut d’un petit piton. La légende du Coulobre
fait déjà allusion à cette salvatrice
qui engloutit le mal et rassure les Lindois.
De
la légende à l’histoire
il n’y a parfois qu’un pas. Rien ne nous empêche
de le franchir : Jean de la Linde, seigneur de la paroisse, était
au xiiie siècle un des conseillers les plus écoutés
du prince Édouard. C’est lui qui fondera la bastide
de Lalinde… dont l’édification précède
immédiatement celles de Beaumont, Molières, Beauregard
et Monpazier. C’est Jean de Grailly qui met en œuvre
la construction. Le plan en est simple : trois rues larges parallèles à la
rivière sont coupées perpendiculairement par six
rues plus étroites. L’église est déjà là – le
Coulobre aurait pu revenir – mais on prévoit des murailles,
des halles et chaque maison sera dotée d’un jardinet.
L’offre est sympathique et la publicité bien faite
pour inciter de nouveaux habitants à venir poser leurs bagages à Lalinde.
Les habitants affluent car Lalinde ne deviendra jamais une grande
ville mais elle a toujours été sage et heureuse. |
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Le
pont de Lalinde
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Le
square Lignac
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