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L’ÉGLISE
CATHOLIQUE
Cette
église n’est pas la primitive qui était à l’est
du bourg, au lieu Pouchou, mais en fait la troisième.
Sa construction fut décidée le 25 octobre 1865
sur l’emplacement de la précédente.
Elle
a été consacrée par Mgr Dabert, le 17 septembre
1874.
Cette église possède une relique (le sommet
d’un os) de saint Victor, venu de Marseille. C’est
pour cette raison que ces trois églises ont été dédiées à saint
Victor de Marseille.
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KIOSQUE À MUSIQUE
Ce
kiosque “le porteur de parole d’amour”, situé en
plein centre bourg, était conçu comme un équipement
communautaire, au même titre qu’une salle de spectacle.
C’était au moment des fêtes, le lieu de rassemblement
et le point de convergence de tous les regards. Ce kiosque à musique était à la
fin du XIXe siècle, un simple quai de chargement des barriques
puis en 1908, le conseil municipal décida de le transformer
en kiosque. Une barrière est édifiée en
1920 et un toit couvrira l’ensemble en 1935, afin de protéger
les concertistes des intempéries. La place sur lequel
il est installé, avait fait l’objet en 1888, d’un
projet de construction de halle qui n’eut pas de suite,
car il aurait disparu! En 1912, un concours de boeufs d’attelage
(de race garonnaise et limousine) ainsi que de boeufs gras y
fut organisé. La place fut un temps un foirail mais tient
lieu de marché, aujourd’hui tous les jeudis matin.
Le kiosque est parfois utilisé par l’ARAH pour les
journées du patrimoine, au moment de Noël ou des
fêtes communales par la mairie ou les associations locales.
Comme le disait Jean Claude Casadesus: « chaque musicien
est porteur d’une parole d’amour », surtout
dans un joli kiosque comme celui-ci !
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PAVILLON DES RECETTES
Construit de 1604 à 1614 par le maréchal de La Force,
ami d’Henri IV, ce château de style Renaissance était
une demeure pleine d’élégance et de goût.
Jusqu’à 1764, il fut habité par le maréchal
de La Force, mademoiselle de La Force, Anne Jacobé de Caumont-La
Force, comtesse d’Albi. À la suite de la révolution,
le château fut démoli en devenant une carrière
destinée à reconstruire le pont de Bergerac disparu
durant la grande crue de 1783 jusqu’en 1831. Cette démolition
est imputée au révolutionnaire Lakanal qui avait
fait démolir celui du Fleix et en partie celui de Duras.
Un homme de Loi, M. Loquenaud fit du dernier bâtiment, insalubre,
encore debout, un pensionnat et accueillit une douzaine de garçons
pour leur dispenser un enseignement payant. Cette partie fut appelée « pavillon
des recettes ». Mais depuis 1850, le bâtiment, mis
en sécurité se détériore et fera peut-être
un jour l’objet d’une réhabilitation. Pour l’instant,
il demeure toujours la propriété du quatorzième
duc de La Force. Ce pavillon ne constitue plus que la seule partie
visible et concrète des vestiges du château. Des projets
pourraient peut-être voir le jour, comme la rénovation
de cet ensemble architectural pour abriter une maison de l’oecuménisme
ou une maison du patrimoine. L’avenir du château est
devant lui… L’avenir du château: c’est
en juillet 2005 que le quatorzième duc de La Force, Henry-Jacques,
dévoila les plaques “Monument historique” et “Pavillon
des Recettes”. C’est à l’occasion du quinzième
anniversaire de l’ARAH qu’une rencontre importante
a pu s’établir entre le duc, propriétaire des
vestiges du château, l’ARAH et la commune.
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LE BUSTE DU DOCTEUR FERNAND DE LA CHAPELLE
Le buste du docteur de la Chapelle (1868-1935) fut inauguré le
18 mai, après un vote du conseil municipal en date du 20
juillet 1937 par Georges Bonnet. Ce buste fut emmené par
les Allemands lorsqu’ils envahiront la zone libre. Il sera
réédifié après la seconde guerre mondiale
pour être inauguré le 11 juillet 1948, par Robert
Lacoste, futur ministre. Le docteur Fernand de la Chapelle a été conseiller
général du canton de La Force en 1913. En 1928, il
fut réélu. Il était issu d’une famille
bergeracoise et ses ancêtres étaient « baillis
juges royaux » dès 1641 et seigneurs de Béarnès,
anoblis en 1683. Sa famille est liée à Gonthier de
Biran et Maine de Biran.
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LA CROIX DU BOURG
Dans le pays de La force où le protestantisme était
prédominant, les croix ont souvent disparu, car elles marquaient
la domination catholique. Avec l’époque moderne, ces
sites devenus religieux sont tombés dans l’oubli et
la croix du Bourg reste intacte et très vénérable.
L’histoire ne dit pas si cette croix fut érigée
lors d’une mission d’évangélisation pour
favoriser la conversion des populations. Parfois mise dans un endroit
où le protestantisme était plus présent, ce
qui explique, sa place, excentrée à l’extérieur
ou en limite du bourg.
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MONUMENTS AUX MORTS
Le 20 septembre 1916, le maire Clament propose d’élever
un monument commémoratif à “ses enfants morts
pour la France”. Mais ce n’est qu’en février
1924 que le conseil municipal décide de s’entendre
avec M. Forestier, sculpteur à paris, auteur du monument
d’Eymet, où il est né, et celui de Bergerac.
En juin 1924, des photos de la maquette sont montrées en
communication. Après quelques péripéties de
gros sous, ce n’est qu’en novembre 1924 que le « statuaire
auteur du monument aux Morts », M. Forestier communiqua que
le monument aux Morts serait « une allégorie féminine,
avec deux bouquets de fleurs, sans connotation particulière,
le recueillement, le deuil et la dignité ». Peut-être
une façon d’obtenir un consensuel. En septembre 1925,
le maire dut faire mettre les noms des soldats morts, l’inscription étant
initialement non prévue. Ainsi prévu au départ
pour 18000 F (9700€), le monument, aura coûté 27050
F (14500€), avec une allégorie féminine et bien
du retard, 9 ans pour l’ériger! À noter que
ce monument a été sculpté dans de la pierre
d’Euville (Meuse) à grains brillants. Cette oeuvre
originale fut exposée à paris en 1925 au salon des
artistes où elle obtint une médaille d’argent.
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MARQUIS DE LA VALETTE
C’est derrière le cimetière protestant et communal
des Alains, qui borde la D4 que se situe la tombe monumentale de
la famille de La Valette. Elle se trouve dans un enclos clôturé par
une grille en fer forgé. Elle est constituée d’un
haut mausolée (1,50 m) en marbre blanc de 6 m de long. Ce
dernier abrite le caveau funéraire surmonté d’un
cénotaphe en marbre blanc, richement sculpté et comportant à ses
extrémités deux médaillons ovales. Six plaques
de marbre donnent l’identité des occupants, dont le
marquis de La Valette, né le 25/11/1806 et décédé le
2 mai 1881 à Paris, ainsi que ses épouses. Le marquis
de La Valette se fit construire le château de la Cavalerie.
Mais « son excellence le marquis de La Valette fit le 16
mai 1869 des propositions au conseil municipal sur l’aménagement
du cimetière ».
En effet il souhaita que le mur qui
séparait le nord du cimetière de son caveau soit
remplacé par une grille. En échange il ferait construire à ses
frais un oratoire pour les dernières prières, tracer
les allées, planter les arbres. Considérant les propositions
avantageuses pour la commune, le conseil municipal « les
accepte avec reconnaissance et accorde l’autorisation demandée ».
Le Préfet approuva le 19 mai 1869. Il fut également
le bienfaiteur de Prigonrieux dont il finança une grande
part du nouveau cimetière du bourg, la construction de La
chapelle, ainsi que l’école de Peymilou. C’est
la commune de La force qui a en charge le tombeau. Cette prestigieuse
famille remonterait au XIIe siècle par les comtes de Rouergue
et de Toulouse dont Jean de Parisot de La Valette, grand maître
de l’ordre de Malte et fondateur de la capitale de l’île
du même nom.
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MORT POUR LA FORCE
La Force ne fut pas épargnée par la deuxième
guerre mondiale.
Elle paya aussi un lourd tribut.
Comme en témoigne,
ici, la tombe de Jean Robert Stammler, torturé et fusillé par
les nazis le 6 août 1944. (tombe située le long du
cimetière protestant).
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LE TEMPLE
Construit à la même période que le château
entre 1604 et 1614, il fut affecté au culte réformé jusqu’à la
révolution de l’Edit de Nantes en 1685. Mgr Bellure
y sera baptisé en 1670. Il redevient chapelle du château
en 1699, alors que le 5e duc, élevé par les jésuites
abjura la foi de ses ancêtres en 1686. Racheté par
les protestants en 1806, ce temple fut restauré en 1821
et une paroisse y fut établie en 1890. Le pasteur Volfard
y fut nommé par le consistoire en 1901. Ce pasteur écrira
dans son journal que « lorsqu’il arriva en mai 1901 à La
force, il fut reçu avec la plus grande convivialité par
ses paroissiens qui lui offrirent le gîte et le couvert ».
Bien qu’ayant appartenu au château, il est devenu communal
en témoignage de ralliement des ducs de La Force à la
réforme.
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MAISON DU DOCTEUR CLAMENT
Le docteur Clément Clament, né à La force
le 17 février 1851, fut maire de Laforce (en un seul mot)
de 1884 à 1925, député de la IIIe République
de 1890 à 1925, sous l’étiquette « républicain
de gauche ». Il vécut dans cette maison. Il vota en
1905 contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Auteur d’une histoire de « Ruy Blas » en 1879,
il fréquenta les cercles parisiens, Sarah Bernhardt, côtoya
Jean Jaurès, Jules Ferry, Georges Clemenceau. À sa
mort, en 1925, son successeur à la mairie, M. Rousseau lui
rendit hommage pour « ses bienfaits et bontés de toutes
sortes durant les 34 ans passés au Parlement ». Ce
fut une grande figure de La Force. Sa vie fut riche d’évènements
et d’expérience.
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CHÂTEAU D’EAU
Lorsqu’on parcourt le parc de la Fondation, on découvre
deux châteaux d’eau de conception très particulière
et s’harmonisant très particulièrement dans
le paysage. L’un est sur la route du pavillon du Repos, l’autre
sur la route du pavillon la Miséricorde. Comme l’eau
manquait à La Fondation, John Bost avait fait construire
ces deux châteaux d’eau qui s’alimentaient depuis
la source du Touron dont elle était propriétaire.
Actuellement, ces deux châteaux n’alimentent plus que
la buanderie et les arrosages des parcs.
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