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La Force


Crédit : Textes et photos, Le Journal du Périgord.

« On couronne le plus fort, c’est la force qui fait le chemin ».

Située en Périgord Pourpre, au Sud-Ouest du département, Roman Fortia, La Force devrait son nom à une forteresse ou château, construit primitivement sur ce point, ou « peut-être se serait-il ainsi appelé parce qu’il est élevé et domine la plaine du côté de la Dordogne ».


L'église de La Force

 
  .: Au Sommaire
  Présentation
La fondation John Bost
Patrimoine

 

La mairie

 

Fidèle à sa devise, le Duc de Caumont La Force décida de faire édifier en 1604 le château de La Force, qui sera détruit en 1793 pour ne laisser place qu’au Pavillon des Recettes autour duquel s’est édifié le bourg. C’est que, depuis l’arrivée des Caumont, La Force et les forces firent leur chemin, chargé d’histoire, riche et fertile, celle de familles comme les Caumont-La Force, les Foix-Candale, mais aussi celle d’illustres personnages comme John Bost, le marquis de La Valette et ses épouses, ou des docteurs et maires comme Clament, de La Chapelle, Guittard et Jules Termes en autre. Dans l’histoire, c’est nul doute, Jacques-Nompar de Caumont, maréchal et pair de France, gouverneur de Béarn, vice-roi de Navarre, compagnon d’Armes et ami d’Henri IV, serviteur de sept rois de 1558 à 1652 qui fut le plus célèbre. C’est à lui que l’on doit les devises de la famille “Fortior coronatur” (on couronne le plus fort) et “Fit via vi” (la force leur montre le chemin). La commune de La Force se compose de trois unités de paysages. Un tiers est représenté par la plaine alluviale de la Dordogne et de l’Eyraud, peu agricole et peu habitée. Un tiers par le plateau de La Force, d’altitude de 60 à 80 mètres, dominé par le centre bourg. Et enfin le plateau Nord, milieu boisé assez fermé. L’ensemble se répartit sur 1560 hectares avec une population voisine des 2600 habitants. Lorsqu’on accède au bourg par l’une des trois départementales, vous vous sentez guidé par un ensemble harmonieux de carrefours. Très vite en apercevant les 2 clochers, et même un troisième avec le temple de la Fondation, on découvre très vite que cette commune à l’allure rurale et de verts colorée s’illustre par cette multitude de carrefours qui ont favorisé l’émergence de rencontres, de venues, de passage, de mouvement. D’ailleurs l’Association de Recherches archéologiques et historiques du Pays de la Force (en abrégé ARAH) créée en 1990 n’a-t-elle pas organisé en juin 2005 « les premiers carrefours historiques du pays de La Force », relatant dans ces travaux d’innombrables rencontres.
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Ce pays bordé au Nord par le canton de Mussidan et la forêt du Landais et au sud la vallée de la Dordogne ne manque ni de charme ni d’attrait au point qu’il fut souvent le « point de rencontre des amoureux de son terroir ». À commencer par les Wisigoths qui s’y établirent en 420 jusqu’à la conquête de Clovis en 507. Rattaché au royaume de Toulouse par Dagobert, puis administré sous Charlemagne et ses descendants, La Force fut prise par Adalbert du Périgord au Xe siècle. Le mariage d’Aliénor avec Henri Plantagênet entraîna en 1131 la domination des Anglais. Les Sires de Prévôt firent leur apparition au XIIe siècle après la Première Croisade. Par le mariage de François de Caumont et Philippe de Beaupoil, descendante directe des Prévôt, les Caumont-La Force firent leur arrivée en 1554. Le pays fut ravagé à maintes reprises, guerre de Cent Ans, bataille de Castillon, Réforme, lutte auprès des Huguenots contre les Catholiques, etc. Lors de la Révolution, des cahiers de doléance du peuple forcelais entraînèrent la démolition du château.
Une rencontre, plus paisible, fut celle du jeune étudiant John Bost avec les membres de l’église protestante de La Force en août 1843. Nommé pasteur l’année d’après, il rencontre très vite un engouement de la foule et en moins de deux ans il réunit les fonds pour la construction d’un deuxième temple. John Bost sensibilisé par les douloureux problèmes de son époque fera partager jusqu’à sa mort ses préoccupations, et grâce aux dons et aux bénévoles construira en 1848 un premier pavillon, « La famille évangélique ». Année où la Fondation sera créée et reconnue d’utilité publique en 1877. Nul doute que c’est la force de John Bost qui fera le chemin de La force, cité qui vit au rythme de la Fondation, avec ses gens dont l’univers de vie est restreint à jamais, ses autistes, ses handicapés, ses malades mentaux ou personnes dépendantes. Moitié sur La Force (6 pavillons), moitié sur Prigonrieux (6 pavillons), la Fondation qui totalise actuellement 20 pavillons, est le véritable poumon économique, social, humain de La Force. Milieu de vie, milieu de soins dans des milieux fleuris, verdoyants, la cohabitation ne pose aucun problème, tant l’intégration est superbe, voulue, créée, gérée, tellement la conviction de John Bost est rentrée dans les esprits, les faits, les engagements des soignants, des habitants, et fait partie intégrante du paysage. La Force, avec une structure mondialement connue comme La Fondation en est indissociable.
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Coexistence pacifique entre les malades et les résidents du village, volonté de faire vivre, La Force est un bourg qui bouge, avec un centre attractif. Commune où la communauté protestante et la communauté catholique vivent harmonieusement et dans un respect mutuel fort. Les deux clochers sont la représentation de ces forces consensuelles. Tout comme les vieux qui vivent paisiblement, avec un club de 3e âge et même un de quatrième (association EV3) aux côtés des 900 jeunes (plus du 1/3 de la population) que l’école, maternelle, élémentaire, le collège et la maison familiale rurale accueillent. La Force tranquille, c’est aussi la force où il fait bon vivre. En effet la population dispose d’un dispositif de ramassage scolaire, d’une prise en compte de la petite enfance, garderie municipale, d’un centre de loisirs créé par la mairie pour les ados, un centre intercommunal d’action sociale, une « maison des services publics » avec un centre intercommunal d’aide sociale, un service de soins à domicile, un centre médico social, une bibliothèque en réseau intercommunal, une salle et un plateau sportif.
La nouvelle municipalité souhaite conserver la forêt au Nord, « boucher les trous urbains » en la densifiant. Elle se veut aiguillon des activités permanentes, comme le cinéma en plein air, les marchés nocturnes, le marché de Noël, le carnaval, les fêtes de l’ascension ou de la musique, avec souvent les associations en partenariat, comme le foyer laïque, celle des commerçants et artisans, la Fondation, le comité des fêtes, l’asso mosaïque. Cette municipalité qui exerce son premier mandat met tout en oeuvre « pour que les gens se retrouvent, se rencontrent, se disent tout simplement bonjour », explique le maire Armand Zaccaron qui demande à son équipe d’entreprendre de gros efforts. « Même si nous sommes obligés de maintenir une progression mesurée de la fiscalité pour “éponger la dette”, notre démarche est de ne laisser personne sur le bord de la route », confiera le maire qui se « veut modeste et attaché aux vraies valeurs humanistes ». Vice-président chargé de l’éducation au Conseil général, il souligne que sa préoccupation est que « l’on n’oublie ni sa commune ni son canton ».
marcheLa commune n’a plus que 3 exploitants agricoles, elle est donc “rurale” que de nom et d’aspect. Son activité est essentiellement tertiaire, artisanale avec une trentaine de commerçants et artisans, de service (avec la Fondation John Bost) et administrative, car La Force, chef-lieu de canton, est reconnue comme le pôle administratif de la communauté. Seules les recettes fiscales constituent les ressources de fonctionnement et d’investissement de la commune. Il n’y a pas de taxe professionnelle dès lors que la vocation de la commune ne s’est jamais tournée vers la présence d’entreprises du fait de la présence spécifique de La Fondation.
Une cinquantaine d’associations constitue une vie associative solide, particulière, originale parfois. Ne pouvant toutes les citer, signalons la particularité, pour une commune comme La Force d’avoir un club de soft, du foot féminin “performant”, du tir à l’arc, des bébés lecteurs, une section de hand, une asso sur l’amiante (CERADER), ou EV3, qui propose « ensemble vivre et vieillir au village ». Certaines comme Terre des enfants ou L’ARAH sont très actives.
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insi l’ARAH a organisé en septembre les journées du patrimoine autour du “Marquis de Lavalette” avec la sortie d’un livre écrit par Christian Chandon et Michel Souloumiac, un rendez-vous au tombeau des Lavalette suivi de la visite du parc de Cavalerie. Terre des enfants poursuit son action “mesurée et contrôlée” en faveur des victimes du Tsunami.
L’association EV3 a été récompensée en 2005 par la Fondation de France.
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La Force appartient au syndicat d’initiative de Montaigne-Gurson-La Force et s’investit dans son programme pour faire connaître et mieux valoriser les atouts touristiques forcelais. Deux hôtels fonctionnent avec une trentaine de chambres Un conseil municipal enfant a vu le jour, il y a 8 ans, et leurs projets vont bon train. Il est guidé par un comité de pilotage d’adultes volontaires. Dans un cadre agréable, avec des bureaux flambant neufs, le centre de loisirs mise tout particulièrement sur l’accueil aux familles. Depuis le printemps, il a rouvert sa section “club ados” avec coin vidéo, console, vidéo, billard, bar sans alcool, forum, activités diverses et variées. Le foyer laïque rural consacre son énergie au déroulement des activités sportives, celles du centre de loisirs ou “la joie de vivre”. De même, l’association “Mosaïque” sous la présidence de Florence Valette est omniprésente soit par des animations qu’elle organise, soit par leur soutien à d’autres activités. École en fête, course cycliste à l’Ascension, vide greniers, expositions, fête de la Fondation, soirée de soutien aux actions humanitaires, activités du troisième âge, cérémonies et recueillement, maintien des traditions occitanes, activités à la bibliothèque, recherches archéologiques et historiques, tout est réuni ici pour vivre agréablement et en pleine plénitude.
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insi va le chemin de La Force. Si pendant des siècles la famille de La Force a écrit l’histoire, celle de la contrée a été façonnée par la vie de ses habitants. Ces derniers ont pris depuis longtemps leur destin en main et continuent plus que jamais dans cette voie. Ce n’est point la force et la volonté qui leur manque.

 


  © 2006 Création Lambert