|
 |
|
|
|
 |
|
|
|
 |
|
|
|
 |
|
Edition
locale en
ligne
de France 3 Périgords |
|
|
| |
Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
Hautefort, Montpon-Ménestérol, Saint-Astier, Mussidan, Vergt,
Terrasson, Thenon, Montignac, Le Bugue, Issigeac, Beaumont du Périgord,
Sigoulès, Eymet,
Monpazier, Lalinde, Les Eyzies, Le Buisson de Cadouin, Monbazillac,
Montignac, Beynac, La Roque Gageac, Domme, Saint-Cyprien, Belvès,
Villefranche du Périgord... |
| |
|
| |
|
| |
|
|
| |
Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Issigeac |
|
|
| |
Issigeac autrefois
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord.

Les
premières traces d’occupation humaine remonteraient,
ici, à l’Acheuléen. In situ, des vestiges
archéologiques témoignent d’activités
au Moustérien, au Néolithique et à l’Âge
du Bronze. Au IVe siècle de notre ère, se trouvait
là une villa gallo-romaine dont la partie balnéaire,
ornée de mosaïques et d’éléments
décoratifs en stuc, a été mise au jour
en 1994 à l’occasion de travaux de voirie. On
retrouve un peu plus tard, en cette même place, une nécropole
mérovingienne, ruinée lors des invasions barbares.
Des marques évidentes de prospérité, relayée
ensuite par un monastère puis par une abbaye bénédictine
mise sous la protection de celle de Sarlat, tous deux placés
au XIIe siècle sous la protection papale. |
|
Issigeac
: l'une des nombreuses maisons à colombages |
|
|
|
C’était
alors les prémices d’un mode de fonctionnement
tout à fait original et donnant une certaine force au
village qui dû toutefois se blottir à l’intérieur
de ses remparts afin de se protéger des combats de la
guerre de Cent Ans. Issigeac sera en cette période dirigé par
un doyen, abbé du monastère et seigneur d’Issigeac,
qui possédait le pouvoir temporel et spirituel en partageant
celui-ci avec les Prud’hommes représentant du
peuple. Les règles de la vie quotidienne seront édictées à l’élaboration
de la coutume en 1298, qui définissait les droits et
les devoirs de chacun.
Les évêques
de Sarlat s’installent à Issigeac dès 1317;
ils y resteront jusqu’à la Révolution française
en conférant (selon la période) au village une grande
indépendance et une protection honorable. L’église
actuelle fut construite au XVIe siècle par Armand de Gontaut
Biron mais eut à souffrir, comme toute la cité, des
Guerres de Religion. Le calme ne revint qu’au XVIIe siècle,
avec la reconstruction de l’édifice et du château
tel qu’il se présente aujourd’hui sous l’épiscopat
de François II de Salignac de Lamothe-Fénelon, oncle
du célèbre écrivain. Enfin, malgré un
regain d’activité au XIXe siècle, le village
s’endormit au début du siècle dernier, ce qui,
par chance, le préserva des grands réaménagements
malheureux du siècle dernier. |
| |
|
| |
HISTOIRE
ET LÉGENDES
Comme
dans tous les coins et recoins du Périgord, l’histoire
et les contes s’imbriquent et se racontent ici depuis des millénaires.
Qu’ils soient attestés dans leur véracité ou
qu’ils relèvent de la légende, les récits
qu’ils composent ont toujours au moins un fond de réalité,
vérifiable in situ par les incrédules comme par les
rêveurs. En voici deux.
Alors
que la cité d’Issigeac était protégée
par les bulles papales de 1153 et 1170 et qu’elle bénéficiait,
en outre, à cette époque de l’immunité royale,
elle fut attaquée, en 1300, par Renaud de Pons, seigneur
de Bergerac. Ce dernier pilla, brûla cinquante maisons et
rasa les faubourgs sans qu’aucune résistance ne lui
soit opposée. Le belligérant fut donc condamné par
le parlement de Bordeaux à être banni de France et
ses biens furent saisis pour financer la reconstruction de la ville;
il dû même – dit-on – rétablir les
fourches caudines en y replaçant les pendus qui s’y
trouvaient! (D’après un texte de Jean Manoeuvre).
Un
chapitre plus ancien. Issigeac relevait à l’origine
d’un culte à la lune et les habitants de
Boisse détenaient celui du soleil. Une nuit, les Issigeacois
d’alors partirent vers le village voisin afin de récupérer
l’astre du jour en le chargeant à son lever à dos-d’âne
pour l’entraîner vers sa nouvelle demeure. Sur le chemin
du retour, très précisément au niveau de Péchalvès,
l’animal se cabra et fit tomber le soleil à terre.
Celui-ci se brisa et fut à jamais perdu pour les habitants
d’Issigeac.
|
| |
|
| |
Un
instrument historique : Il
n’est pas unique mais sa
rareté est indéniable
et justifie pleinement une halte
au Café de France, dans
la Grand’Rue. Là,
Marie-Thé, propriétaire
des lieux, raconte bien volontiers
aux amateurs comme aux collectionneurs
l’histoire du Symphonion
d’Issigeac, instrument étonnant,
en place dans l’établissement
depuis 1890. Appelée également “polyphone” ou “Régina”,
cette boîte à musique
aux dimensions respectables attire
légitimement toutes les
curiosités avec des origines
remontant à la seconde partie
du XIXe siècle. Si la plaque
d’ « A. Lacape, facteur
de pianos et orgues à Périgueux » est
apposée au bas du meuble,
le procédé auquel
il se réfère a été conçu à Frankfort,
en Allemagne. Sans abandonner le
système de lamelles se soulevant
sur les aspérités
d’une surface perforée,
les spécialistes d’Outre-Rhin
avaient alors remplacé le
cylindre traditionnel par un large
disque.
On entendait autrefois le symphonion
dans les lieux publics, les bals, les
cafés et l’instrument
résonnait – dit-on – jusque
dans les rues alentour. |
|
 |
Il
semble, aujourd’hui, que l’instrument
d’Issigeac ait perdu un peu
de sa puissance mais il fonctionne
toujours, pour peu que les mélomanes
aient dans leur poche des pièces
de 10 centimes datant de Napoléon
III ou de 10 cents anglais de l’époque.
Une belle pièce qui suscite évidemment
bien des convoitises, notamment celles
des musées ou de collectionneurs
américains… Mais qui
aura résisté pour l’instant
aux offres mirobolantes pour rester
dans les murs du village. |
|
|
|
|
|
|
|
|