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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Coulounieix-Chamiers |
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Coulounieix-Chamiers,
Les temps modernes
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord.
C’est à la fin des années cinquante, souvent
pour accueillir les réfugiés d’Afrique
du Nord mais aussi pour faire face au développement
des ateliers de la Sncf ou encore des industries locales, qu’a été décidé d’ériger,
dans la plus pure tradition de l’époque, à Chamiers,
un ensemble à l’urbanisme et l’architecture
typiques. Cet ensemble contribue à l’identité contemporaine
de Coulounieix-Chamiers.
Ce
n’est
qu’après 1950 que la ville prit son essor avec une
urbanisation importante, consécutive à l’implantation
des ateliers Sncf, mais aussi au retour des rapatriés
d’Afrique du Nord. La population s’accroît
sans cesse au lieu-dit Chamiers. Compte tenu de sa proximité avec
Périgueux, Chamiers était souvent considéré comme
faisant partie de cette ville. Pour ces raisons, le conseil municipal
a décidé, en octobre 1957, que la commune de Coulounieix
serait désormais dénommée Coulounieix-Chamiers.
Tout
au long des années soixante se déplacèrent
du bourg de Coulounieix vers Chamiers la mairie, l’église,
les commerces et services de proximité. Ce fut une explosion
un peu à la manière de la “ruée vers
l’or”. Une population hâtivement accueillie et
rassemblée, aux origines les plus diverses fut confrontée
au métissage culturel. Les municipalités de l’époque
s’engagèrent dans une politique difficile aux résultats,
aujourd’hui, discutables. Mais, il faut se replacer dans
le contexte de cette période.
Toutefois,
les plus anciens se rappellent avec nostalgie leur arrivée,
l’accueil parfois réservé, mais jamais hostile.
Le choc fut toujours atténué par une pauvreté commune.
Une solidarité d’intérêts s’était
constituée et les communistes qui tenaient fermement la
municipalité surent associer clientélisme et efficacité.
Tels des
vaisseaux harassés par les tempêtes du passé,
les barres monumentales, impropres à l’homme, s’affaissent,
témoins solidaires d’ambitions généreuses éculées.
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De
nombreux
commerces
et services de proximité |
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Une
vie associative riche |
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La modernité s’est
imposée par les paraboles qui suppléent à la
défaillance d’espérance. Elles habillent des
façades sans lendemain et se tournent vers un ailleurs, un
autre jour.
La vie associative
y est pourtant riche, presque joyeuse. Mais elle est un soin palliatif à un
désaccord entre les habitants et ses murs frappés par
la tristesse de ne plus être.
Ici, on tourne le regard vers les collines, de l’autre côté de
la route, là où les petites maisons ont poussé, avec leur
jardinet et ce sentiment de réussite désormais insuffisant pour
nourrir une révolte.
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Là-bas,
de l’autre côté, c’est le rêve
ensoleillé, le contraste et le paradoxe entre ces
deux mondes qui ne font qu’un. S’ignorent-ils
? Un peu, juste ce qu’il faut pour que rien ne trouble
l’ordre acquis par des années d’incertitudes.
Plus que jamais
les apparences sont ici à la fois vraies, naturelles et trompeuses.
Elles cachent une profonde identité qui est le creuset et
le ciment de Coulounieix-Chamiers. Ce n’est donc pas sans raison
que cette commune du Périgord affirme : bien dans ma ville,
bien dans ma vie.
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