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Edition
locale en
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
:
Périgueux,
Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac,
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Villefranche du Périgord... |
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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Le Buisson-de-Cadouin |
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Le
Buisson-de-Cadouin,
un centre économique
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord. |
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| La
Gare du Buisson |
La
Mairie de Cadouin |
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La
ville prend des allures prospères. Eloigné des grands
centres attractifs que sont Sarlat et Bergerac, Le Buisson ne craint
pas la fuite des services ni la fermeture de ses commerces. Son
histoire est toutefois récente et débute réellement
vers 1850, avec l’arrivée du chemin de fer. Auparavant,
c’est à Cabans, petit port de gabariers spécialisés
dans la remontée des bateaux situé sur la rive gauche
de la Dordogne, que se concentraient les habitants; le centre du
bourg s’est déplacé vers une gare… qu’avait
refusé Cadouin!
Voilà pourquoi, dans un premier temps, la commune reçoit
le nom de “Buissonde-Cabans”. Après l’intégration
de Cussac, elle s’appelle Le “Buisson-de-Cussac” avant
de s’associer à Urval (qui a depuis retrouvé son
indépendance) et Paleyrac puis devient, avec l’arrivée
de Cadouin dans cette intercommunalité d’avant l’heure, “Le
Buisson-de-Cadouin”. De toute évidence, rien n’est
ici figé et après le référendum qui
devrait être proposé bientôt aux habitants en
ce qui concerne le retour à l’autonomie de la vieille
bastide, le village se nommera sans doute à l’horizon
2008 “Le Buisson” tout court. Une inconstance que ses
habitants lui pardonneront bien volontiers: quel que soit le nom
inscrit sur les panneaux apposés à l’entrée
de la ville, Le Buisson puise sa force dans le dynamisme économique
et reste de toute façon le siège de la communauté de
communes de Cadouin (8 villages de la confluence Dordogne-Vézère à Limeuil
jusqu’au pont de Lalinde à Pontours).
Dès
le milieu du XIXe siècle donc, Le Buisson se
développe autour de la gare, nœud ferroviaire entre
Bordeaux et Sarlat, Paris et Agen. Un carrefour stratégique
et un lieu de passage qui voient rapidement arriver de nouvelles
populations. Italiens, Espagnols, Yougoslaves ont précédé ici
la venue récente des Britanniques et le transport ferroviaire
reste au centre d’une grande mobilisation. Les élus
de tous bords politiques s’y retrouvent en effet ponctuellement
pour défendre le maintien de cette plaque tournante, et
espèrent voir, ici, le retour du fret. Comme l’annonçait
il y a peu de temps Alain Rousset, président du Conseil
régional, des travaux doivent être entrepris en 2007;
iront-ils en ce sens? |
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La
grotte aux étoiles |
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Les
entrailles de la Terre auront été particulièrement
généreuses avec le Buisson
au cours de ces dernières années.
Tout juste 15 jours avant la découverte
de Cussac, un autre trésor, cette
fois-ci géologique, s’offre
au grand jour. Le 15 août 2000
donc, au cœur de la falaise formée
par deux générations d’extraction à la
carrière de Mestreguiral, Angel
Caballero entre dans une galerie façonnée
par Mère Nature. La féerie
d’un spectacle de concrétions
excentriques dont la profusion extrêmement
rare – voire unique au monde – s’ouvre
alors devant lui. Après mûre
réflexion, l’inventeur se
lance alors dans l’aventure géologique
et touristique des galeries magiques.
Il en retire des milliers de mètres
cubes de remplissage pour préparer
le passage des visiteurs. Ce faisant,
il met au jour une seconde grotte et,
durant toute l’année 2001,
les travaux se poursuivent afin de relier
les deux cavités. Les concrétions
sont mises en lumière, les abords
de la carrière sont aménagés
et le site ouvrait officiellement à la
visite à Pâques 2003. Mais
Angel Caballero le sait bien, la grotte
de Maxange (contraction du prénom
de son père, Maximilien, et du
sien) n’a pas encore livré tous
ses secrets. D’autres passages
restent à explorer et offriront
sans doute à leur tour bien d’autres
surprises scintillantes pour enrichir
ce que les poètes ont bien vite
nommé « la grotte aux étoiles ». |
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| Les
grottes de Maxange sont ouvertes à la
visite des vacances de Pâques à celle
de la Toussaint : 05 53 23 42 80 |
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Une
découverte exceptionnelle à Cussac
Le
30 septembre 2000, au cours de l’exploration
d’une cavité située sur la rive
droite du Belingou, Marc Delluc, membre du Spéléo
club de Périgueux, réalise le rêve
de tout aventurier du monde souterrain en découvrant à Cussac
des gravures pariétales. Après expertise
des lieux par les spécialistes des services
compétents, l’invention était officialisée
et une procédure de classement était
aussitôt engagée. Dans un premier temps,
plus d’une centaine de figures complètes
ou partielles étaient dénombrées;
elles appartiennent dans leur majorité au bestiaire
traditionnel de l’univers paléolithique
mais certaines d’entre elles sont rarement exprimées
avec notamment la présence de représentations
d’oiseaux ou d’animaux étranges
aux mufles allongés, la gueule ouverte, dont
l’identification précise relève
du domaine des hypothèses. S’ajoutent à cette
iconographie des silhouettes féminines et des
figures sexuelles. Plus rare encore, la découverte
en ces mêmes lieux de vestiges osseux humains,
probablement contemporains des gravures. Les examens
suivants ont permis de laisser penser à une
mise en place de ces motifs au cours d’une période
ancienne du Paléolithique supérieur,
sans doute du Gravettien (entre moins 28000 et 22000
ans), peut-être même de l’Aurignacien
(- 35000 à - 28000 ans). Les études à venir
en diront sûrement plus mais une certitude demeure:
très chargée en gaz carbonique et protégée
pour des raisons archéologiques évidentes,
la grotte de Cussac ne sera jamais ouverte au grand
public. |
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