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Edition
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Bergerac |
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Bergerac,
Mélodie toscane
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord
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Vue
sur les vieux quartiers de Bergerac |
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Mais, il
est temps de déambuler entre l’église Notre-Dame
et les berges de la Dordogne, entre la place de la Myrpe et le
cloître des Récollets, dans le dédale sinueux
de petites rues aux maisons plaisamment restaurées et constituant
un ensemble à l’élégance discrète,
presque champêtre. Le vieux Bergerac se trouve entre l’église
saint- Jacques et la Dordogne. Il faut y accèder par la
Grand-rue, piétonne et bordée de délicats
commerces. Ce sont des alignements de maisons anciennes aux origines
multiples et qui traversent les siècles. Maison Renaissance,
façades de bois, fenêtres à meneaux, motifs
divers font de ce cheminement un vrai bonheur. L’église
Saint-Jacques puise ses origines dans la légende de Saint-Front
et Charlemagne aurait fait, ici même, don d’un fragment
de la croix sur laquelle fut crucifié Jésus. Nous
voici sur la place Pélissière qui tire son nom des
marchands de peau d’antan, les fameux “pélissiers”.
Récemment rénovée, le charme et la lumière
en font un lieu privilégié des Bergeracois. Nous
voici franchement dans le Sud. Même si le temps se fait gris.
Ce subtil dédale de ruelles est identifié par des
noms de rues évocateurs: la rue des Rois-de- France, celle
de l’Ancien-Pont ou encore des Récollets. Toute proche,
la maison Peyrarède abrita Louis XIII, en 1622. Celle-ci,
encadrée de deux placettes est composée de deux demeures
avec une tourelle d’angle, des murs de guingois et des colombages
appréciés. On y visitera le Musée du tabac
tenu par Bernard Clergeot et qui abrite quelques belles pièces,
particulièrement des pipes et tabatières.
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Statue
de Cyrano de Bergerac, place de la Myrpe |
La Place de la
Myrpe. Elle rappelle vraisemblablement la présence de parfumeurs.
On y retrouve la statue du célèbre Cyrano, créée
par un enfant du pays, sculpteur, Jean Varoqueaux, qui s’est inspiré pour
le mouvement de cape des épaules d’une autre enfant du pays, la
comédienne Hélène Duc. Cette place de la Myrpe offre un
cachet gracieux avec ses demeures colorées, à colombages et pierre.
Ici vivaient, jadis, de nombreux bourgeois issus du monde de la batellerie dont
un musée est tout proche. Une activité qui, associée au
vin, a fait la richesse et la renommée de Bergerac. Dans le prolongement
de la place de la Myrpe, celle du docteur Cayla, ancien chirurgien réputé par
un train de vie exceptionnel qui habitait le cloître des récollets,
aujourd’hui ouvert au public, siège du Consulat de la Vinée.
Sublime cour parcourue par une balustrade en bois du XVIe d’une élégance
exquise.
Ville de
parpaillots par excellence, Bergerac se double d’une tolérance
discrète et réelle. Le Temple jouxte le cloître
des récollets. Dans leur Guide Dordogne-Périgord
paru aux éditions Fanlac, les auteurs rendent un hommage
appuyé aux vieux quartiers. Lisons-les «Un mot
sur la rue Bourbarraud, qui ceignait autrefois la ville close;
son nom fait référence à une porte de la cité.
Elle rejoint la rue de la Brèche, qui indique aussi sa position
sur des fortifications, à l’endroit où, grâce à une
brèche, les protestants – encore eux – récupérèrent
Bergerac en 1563.
Un
petit crochet sur la rue Montferrand étroite
et cachée. La rue des Fontaines, qui descend du marché couvert à la
rue des Fargues, est fort intéressante bien qu’un
peu négligée (ce n’est plus le cas aujourd’hui – ndlr) par
la grande vague des rénovations. Les poissonnières
allaient y tremper la morue dans la Fontaine de Mazeaux, tout en
bas. Les pages de Charles IX eurent droit, eux, à des lampées
de vin coulant des cinq cannelles de la Font Peyre, à l’angle
de la rue Saint-Jean. Une grosse et belle demeure médiévale
fait l’angle avec la rue Gaudra. Occupée par un antiquaire
et une sellerie, elle comporte quatre belles arcades et sur le
flanc Gaudra, une élégante fenêtre à rosaces.
En
haut de cette rue Gaudra, sur la place Malbec, un ancien moulin
assez imposant ».
Il vous
faudra remonter vers le marché couvert
avec ses airs de Grand marché, lieu de rencontres entre
les hommes du pays, les produits et les dernières rumeurs
colportés des villages alentours, vignes environnantes et
générations précédentes. À son
orée, un passage tout en raffinement subtil et mesuré,
celui dit de Chapoulette, indiquant la localisation d’une
de ses chappes qui régulaient autrefois la circulation des
petits rus et des eaux sales de la ville. Écoutons encore
le guide Dordogne Périgord (un remarquable et original ouvrage)
: «Le passage rejoint la rue du Mourrier et l’on
peut revenir vers le marché couvert par la rue du Dragon.
Le drapeau figure bien fièrement sur l’emblème
de la ville. Une pierre sculptée au XVIe sans doute, le
montre “lampassé de gueules et posé en pal”,
au musée d’Histoire de la Ville. Vous êtes arrivé dans
le quartier piéton le plus commercial. Plus besoin de guide.
Levez tout de même les yeux vers les maisons à colombages». Dès
lors, il vous faudra, restauration effectuée, tourner votre
regard vers ce que Jacques Lagrange nomme «la grasse plaine
qui épouse le pied des coteaux et dévoile les terrasses
aux prétentions justifiées qui, depuis des lunes,
font l’excellence de crus recherchés». Pourrions-nous
dire ainsi que s’offre à nos sens de gourmets, de
gourmands une vraie caverne d’Ali Baba? Restons-nous aussi
sur cette mélodie toscane sans les apprêts de Florence
et de Sienne? C’est désormais à vous de le
vivre et de nous le faire savoir.
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