Dordogne Périgord : Hébergements de vacances en Dordogne Périgord (hotel, camping, gite, chambre d'hotes)
RECHERCHE :  
  .: La Dordogne
    Infos générales
Les 557 communes
Agenda des manifestations
Situation générale
Carte touristique
Découpage administratif
  .: Nos Rubriques
    Hébergements
Tourisme
Loisirs
Vignobles
Gastronomie
Artisanat
  .: Nos Dossiers
    Etapes Gourmandes
 Visites virtuelles (360°)
La Dordogne vue du ciel
Châteaux en Dordogne
Bastides en Périgord
Périgourdins célèbres
Villes et villages
Vignoble Bergeracois
Les Eyzies et la Préhistoire
Truffe du Périgord
Batellerie sur la Dordogne
Faune du Périgord
Le Camp du Sablou
Les Tondues de la Libération
Eugène Le Roy
  .: Notre Sélection
    Hébergements
Tourisme
Loisirs
Gastronomie
Divers
  Découvrez notre partenaire
  .: Outils
    Livre d'Or
Météo
Devenir adhérent
Quelques liens
Qui sommes-nous ?
Nous contacter
Faire connaître ce site
Crédits photos
Droits d'auteur
Ajouter aux favoris
Accueil
Découvrez notre partenaire : Pays des Bastides
Le Journal du Périgord
Club Hôtelier du Pays de Sarlat
Journal en image de France 3 Périgords
Edition locale en ligne
de France 3 Périgords

ACCÈS ADHÉRENTS
Identifiant :
Mot de passe :

 
Dordogne-Perigord.com :
Périgueux, Bergerac, Sarlat, Nontron, Brantôme, Thiviers, Excideuil, Ribérac, Hautefort, Montpon-Ménestérol, Saint-Astier, Mussidan, Vergt, Terrasson, Thenon, Montignac, Le Bugue, Issigeac, Beaumont du Périgord, Sigoulès, Eymet, Monpazier, Lalinde, Les Eyzies, Le Buisson de Cadouin, Monbazillac, Montignac, Beynac, La Roque Gageac, Domme, Saint-Cyprien, Belvès, Villefranche du Périgord...
   
  Une réalisation Création Lambert
   
  Découvertes > Cités en Périgord > Villes et villages > Bergerac
  Bergerac,
Mélodie toscane

Crédit : Textes et photos, Le Journal du Périgord

 
  .: Au Sommaire
  Histoire
Promenade
 
 
Vue sur les vieux quartiers de Bergerac
 
Mais, il est temps de déambuler entre l’église Notre-Dame et les berges de la Dordogne, entre la place de la Myrpe et le cloître des Récollets, dans le dédale sinueux de petites rues aux maisons plaisamment restaurées et constituant un ensemble à l’élégance discrète, presque champêtre. Le vieux Bergerac se trouve entre l’église saint- Jacques et la Dordogne. Il faut y accèder par la Grand-rue, piétonne et bordée de délicats commerces. Ce sont des alignements de maisons anciennes aux origines multiples et qui traversent les siècles. Maison Renaissance, façades de bois, fenêtres à meneaux, motifs divers font de ce cheminement un vrai bonheur. L’église Saint-Jacques puise ses origines dans la légende de Saint-Front et Charlemagne aurait fait, ici même, don d’un fragment de la croix sur laquelle fut crucifié Jésus. Nous voici sur la place Pélissière qui tire son nom des marchands de peau d’antan, les fameux “pélissiers”. Récemment rénovée, le charme et la lumière en font un lieu privilégié des Bergeracois. Nous voici franchement dans le Sud. Même si le temps se fait gris. Ce subtil dédale de ruelles est identifié par des noms de rues évocateurs: la rue des Rois-de- France, celle de l’Ancien-Pont ou encore des Récollets. Toute proche, la maison Peyrarède abrita Louis XIII, en 1622. Celle-ci, encadrée de deux placettes est composée de deux demeures avec une tourelle d’angle, des murs de guingois et des colombages appréciés. On y visitera le Musée du tabac tenu par Bernard Clergeot et qui abrite quelques belles pièces, particulièrement des pipes et tabatières.
Statue de Cyrano de Bergerac, place de la Myrpe
La Place de la Myrpe. Elle rappelle vraisemblablement la présence de parfumeurs. On y retrouve la statue du célèbre Cyrano, créée par un enfant du pays, sculpteur, Jean Varoqueaux, qui s’est inspiré pour le mouvement de cape des épaules d’une autre enfant du pays, la comédienne Hélène Duc. Cette place de la Myrpe offre un cachet gracieux avec ses demeures colorées, à colombages et pierre. Ici vivaient, jadis, de nombreux bourgeois issus du monde de la batellerie dont un musée est tout proche. Une activité qui, associée au vin, a fait la richesse et la renommée de Bergerac. Dans le prolongement de la place de la Myrpe, celle du docteur Cayla, ancien chirurgien réputé par un train de vie exceptionnel qui habitait le cloître des récollets, aujourd’hui ouvert au public, siège du Consulat de la Vinée. Sublime cour parcourue par une balustrade en bois du XVIe d’une élégance exquise.
Ville de parpaillots par excellence, Bergerac se double d’une tolérance discrète et réelle. Le Temple jouxte le cloître des récollets. Dans leur Guide Dordogne-Périgord paru aux éditions Fanlac, les auteurs rendent un hommage appuyé aux vieux quartiers. Lisons-les «Un mot sur la rue Bourbarraud, qui ceignait autrefois la ville close; son nom fait référence à une porte de la cité. Elle rejoint la rue de la Brèche, qui indique aussi sa position sur des fortifications, à l’endroit où, grâce à une brèche, les protestants – encore eux – récupérèrent Bergerac en 1563.
 
Gabare sur la Dordogne
 
Un petit crochet sur la rue Montferrand étroite et cachée. La rue des Fontaines, qui descend du marché couvert à la rue des Fargues, est fort intéressante bien qu’un peu négligée (ce n’est plus le cas aujourd’hui – ndlr) par la grande vague des rénovations. Les poissonnières allaient y tremper la morue dans la Fontaine de Mazeaux, tout en bas. Les pages de Charles IX eurent droit, eux, à des lampées de vin coulant des cinq cannelles de la Font Peyre, à l’angle de la rue Saint-Jean. Une grosse et belle demeure médiévale fait l’angle avec la rue Gaudra. Occupée par un antiquaire et une sellerie, elle comporte quatre belles arcades et sur le flanc Gaudra, une élégante fenêtre à rosaces. En haut de cette rue Gaudra, sur la place Malbec, un ancien moulin assez imposant ».
Il vous faudra remonter vers le marché couvert avec ses airs de Grand marché, lieu de rencontres entre les hommes du pays, les produits et les dernières rumeurs colportés des villages alentours, vignes environnantes et générations précédentes. À son orée, un passage tout en raffinement subtil et mesuré, celui dit de Chapoulette, indiquant la localisation d’une de ses chappes qui régulaient autrefois la circulation des petits rus et des eaux sales de la ville. Écoutons encore le guide Dordogne Périgord (un remarquable et original ouvrage) : «Le passage rejoint la rue du Mourrier et l’on peut revenir vers le marché couvert par la rue du Dragon. Le drapeau figure bien fièrement sur l’emblème de la ville. Une pierre sculptée au XVIe sans doute, le montre “lampassé de gueules et posé en pal”, au musée d’Histoire de la Ville. Vous êtes arrivé dans le quartier piéton le plus commercial. Plus besoin de guide. Levez tout de même les yeux vers les maisons à colombages». Dès lors, il vous faudra, restauration effectuée, tourner votre regard vers ce que Jacques Lagrange nomme «la grasse plaine qui épouse le pied des coteaux et dévoile les terrasses aux prétentions justifiées qui, depuis des lunes, font l’excellence de crus recherchés». Pourrions-nous dire ainsi que s’offre à nos sens de gourmets, de gourmands une vraie caverne d’Ali Baba? Restons-nous aussi sur cette mélodie toscane sans les apprêts de Florence et de Sienne? C’est désormais à vous de le vivre et de nous le faire savoir.

 
    © 2006 Création Lambert