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Edition
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de France 3 Périgords |
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Dordogne-Perigord.com
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Découvertes > Cités
en Périgord > Villes
et villages > Bergerac |
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Bergerac,
Mélodie toscane
Crédit
: Textes et photos, Le
Journal du Périgord.
A celui
qui a traversé les collines de Toscane trouvera en Bergerac
quelques résonances et pourrait nous dire, à l’image
de Sienne: «Bergerac plus grand t’ouvre son coeur».
Ici la coquetterie et la séduction des lieux riment
avec la virilité de l’histoire et du monde de
la vigne et de la batellerie qui inspirent toujours l’âme
de cette ville.
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La
Place Saint-Jacques
au cœur du quartier ancien |
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Arrivant à Bergerac,
en Bergeracois dirions-nous, sommes-nous, comme l’écrit
le poète, au “pays des vertes douceurs”?
Expression flatteuse reprise par l’historien Jacques
Lagrange qui trouve finalement que le terme est bien choisi.
Quand on parle de Bergerac, on pense aux vins. Le pécharmant
qui couvre les coteaux audessus et à l’est de
la ville; le monbazillac, au sud, à la fois ramassé et étalé autour
de son château; le montravel qui suit la Dordogne,
vers l’ouest, flirtant avec le délicieux château
de Montaigne, s’étend jusqu’à Sainte-Foy-la-
Grande et lorgne la forêt du Landais; partout ailleurs,
ce sont le rosette, le saussignac. Quoi de plus étrange
que cette ville tout imprégnée des cabernet,
merlot, muscadelle, sauvignon et sémillon. Trois couleurs
au drapeau accrochées: rouge, rosé et blanc.
Bergerac offre une longue et exaltante tradition du vin.
Bergerac c’est encore Cyrano ! Remercions Edmond Rostand d’avoir
choisi ce lieu pour un personnage imaginaire au point qu’il est insultant
que de ne pas lui reconnaître Bergerac comme lieu de naissance. Ici, la
Réforme est assurément présente. Nous voici en terre protestante.
Une bonne intelligence avec les autres églises rend paisible les immenses
quais d’où jadis venaient puis partaient les gabarres.
Une ville,
c’est bien sûr une histoire. Celle-ci échappe
nullement à la règle. Dès 1254, sous l’autorité du
Prince de Galles, futur Roi d’Angleterre, perpétués
par Charles V, roi de France, les consuls de Bergerac se virent
constituer une autorité incontestée sur la vinée.
Ils fixaient la date des vendanges sans réserve. N’entraient
dans la ville que les vins produits par les vignobles appartenant à des
bourgeois, après dégustation et marquage. Bergerac
est située au bord de la Dordogne, au centre d’une
vallée fertile et riche. Si la cité ne date que du
XIe siècle, il est permis d’affirmer qu’elle
fut précédée par des établissements
plus anciens. On a retrouvé dans des fouilles des instruments
gaulois, des médailles et des poteries de l’époque
romaine qui montrent bien que Bergerac remonte aux premiers établissements
gaulois. Les historiens rappellent, cependant ,que le premier seigneur
de Bergerac fut Othon qui vivait au XIe siècle. La fondation
de la ville remonterait donc à cette époque. Par
un étrange jeu du sort, Bergerac changea bien souvent de
maître. Des mains du Duc d’Aquitaine, elle passa au
pouvoir de Louis VII.

En 1155, elle devint anglaise. Elle fut délivrée de cette domination étrangère
par Louis le Lion, en 1224. Le duc Richard la ravit au cours de la même
année et elle fut conservée par les Anglais jusqu’en 1235. À dater
de cette époque elle connut des alternatives de dépendances ou
de liberté. En 1345, le Comte d’Erby s’en empara et Bergerac
redevint anglaise. C’est à cette époque-là, qu’elle
fut entourée d’une enceinte. Elle passa ultérieurement entre
les mains du Comte de Lancastre, du Duc d’Anjou, des Anglais, de Charles
V. En 1377, le Duc d’Anjou et Du Guesclin s’en emparent. En 1435,
les Anglais la reconquirent. Charles VII la prit en 1442 et en 1452 elle fut
enfin rattachée à la couronne de France. En 1105, l’église
Saint-Jacques fut commencée et en 1509 on rétablit le pont de bois
emporté par les eaux.
Vinrent
alors les guerres religieuses qui troublèrent cette cité.
En 1553, ses habitants embrassèrent la Réforme. En
1570, Bergerac fut assignée aux protestants comme ville
de sûreté. En 1621, Louis XIII s’empara de la
ville et fit abattre les remparts. En 1685, l’Édit
de Nantes dispersa les réformés de Bergerac. Bergerac,
tout au long de son histoire, a donné l’exemple d’un
autre miracle, celui de survivre aux désastres, de surmonter
les guerres et les pillages.
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